Les étoiles primitives manquantes ont été découvertes en dehors de la Voie Lactée

Restez toujours informé : suivez-nous avec Google (cliquez sur ☆)

Après avoir réussi à se cacher pendant des années, les étoiles primitives situées en dehors de notre Galaxie, la Voie Lactée, ont finalement été démasquées. De nouvelles observations, réalisées avec le très grand télescope (le VLT) de l’ESO, ont été utilisées pour résoudre un important puzzle astrophysique concernant les plus vieilles étoiles de notre environnement galactique – des informations cruciales pour notre compréhension des premières étoiles de l’Univers.

« En fait, nous avons trouvé un défaut dans les méthodes 'médico-légales' utilisées jusqu’à maintenant, » déclare Else Starkenburg, premier auteur de l’article présentant cette étude. « Notre méthode perfectionnée nous permet de découvrir les étoiles primitives cachées parmi toutes les autres étoiles plus communes. »

La Voie Lactée

On pense que les étoiles primitives ont été formées à partir de la matière qui s’est constituée très peu de temps après le Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années. Leur quantité d’éléments chimiques plus lourds que l’hydrogène et l’hélium est généralement inférieure à un millième de ce que l’on trouve dans le Soleil et on les appelle des étoiles « extrêmement pauvres en métaux ». Elles appartiennent à l’une des premières générations d’étoiles de notre Univers proche. De telles étoiles sont extrêmement rares et sont principalement observées dans la Voie Lactée.

Les cosmologistes pensent que les plus grandes galaxies comme la Voie Lactée se sont formées par la fusion de plus petites galaxies. La population d’étoiles pauvres en métaux ou étoiles « primitives » de notre Voie Lactée devrait déjà avoir été présente dans les galaxies naines à partir desquelles elle s’est formée et des populations similaires devraient exister dans d’autres galaxies naines. « Jusqu’à présent les preuves de leur présence ont été rares, » précise Giuseppina Battaglia, une des coauteurs de l’article. « Les grands sondages menés ces dernières années ont continué de montrer que les plus anciennes populations d’étoiles de la Voie Lactée et des galaxies naines ne correspondaient pas, ce qui n’était pas du tout prévu par les modèles cosmologiques. »

Les quantités d’éléments sont mesurées à partir des spectres qui fournissent les « empreintes digitales » chimiques des étoiles. L’équipe « Dwarf galaxies Abundances and Radial-velocities » a utilisé l’instrument FLAMES sur le VLT de l’ESO pour mesurer les spectres de plus de 2000 étoiles géantes individuelles situées dans quatre galaxies naines de notre environnement galactique : les galaxies du Fourneau, du Sculpteur, du Sextant et de la Carène. Etant donné que les galaxies naines sont généralement distantes de 300 000 années-lumière de la Terre – ce qui est environ trois fois la taille de la Voie Lactée – seules les principales caractéristiques ont pu être mesurées dans le spectre, comme sur une empreinte digitale vague et maculée. Cette équipe a trouvé qu’aucune empreinte digitale spectrale de leur grande collection ne semblait réellement appartenir à la classe d’étoiles qu’ils recherchaient – les rares étoiles « extrêmement pauvre en métaux » que l’on trouve dans la Voie Lactée.

Cette équipe d’astronomes pilotée par Else Starkenburg a maintenant éclairé d’un nouveau jour le problème grâce à de méticuleuses comparaisons de spectres avec des modèles simulés par ordinateur. Ils ont découvert que l’empreinte digitale chimique d’une étoile pauvre en métaux normale ne se distingue de celle d’une étoile « extrêmement pauvre en métaux » que par une très faible différence, expliquant ainsi pourquoi les méthodes précédentes n’avaient pas réussi à les identifier.

Ils ont aussi confirmé le « nouveau » statut de plusieurs étoiles « extrêmement pauvres en métaux » grâce à des spectres beaucoup plus détaillés obtenus avec l’instrument UVES sur le VLT de l’ESO. « Par comparaison avec la vague empreinte digitale que nous avions avant, c’est comme si nous avions regardé l’empreinte digitale avec un microscope, » explique Vanessa Hill, une des membres de l’équipe. « Malheureusement, seul un petit nombre d’étoiles a pu être observé, car cela nécessite beaucoup de temps. »

« Parmi les nouvelles étoiles 'extrêmement pauvres en métaux' découvertes dans ces galaxies naines, trois ont une quantité relative d’éléments chimiques lourds comprise entre 1/3000 et 1/10 000 de ce que l’on observe dans notre Soleil et l’une d’entre elles détient pour le moment le record de l’étoile la plus ancienne découverte en dehors de la Voie Lactée, » déclare Martin Tafelmeyer, un des membres de l’équipe.

« Notre travail n’a pas seulement permis de révéler quelques unes des très intéressantes premières étoiles de ces galaxies, il a également permis de mettre au point une nouvelle méthode, très efficace pour découvrir plus d’étoiles de ce type, » conclut Starkenburg. « A partir de maintenant, il ne reste plus d’endroit où se cacher dans ces galaxies ! »

XA
Xatejo

Comment se fait-il que de si vieilles étoiles nées au début de l'Univers n'ont-elles formé que si peu de "métaux" c'est-à-dire d'Hélium principalement.
Une étoile vit d'autant plus longtemps et calmement qu'elle est a une masse importante, mais quelle serait la masse de telles étoiles (200 masses solaires ? ou plus ?)
Elles auront encore beaucoup de milliards d'années à voir passer et donc des générations d'étoiles "normales".
Etrange ! !

HA
hackira

-1)Parce qu'au debut de l univers il n y avait pas bcp de metaux lourds dans l espace. Donc les premieres etoiles ne contiennent que des elements legers.
-2)Au contraire, plus une etoile est grande moins longtemps elle durera.
-3)T as rien compris.

RA
ratp20071969

hello a tous , etrange je pensais que la premiere generation d'etoiles etait beaucoup plus grosse donc avec une durée de vie plus courte, lors de leurs explosion en hyper novae elle ont permis la presence d'atome plus lourd de plus comment peut on en observer dans les environs de la voie lactée ou aux alentours alors que leursnaissance date d'environs 13 milliard d'années et que depuis elles ons du toutes explosées.
si quelqun veut bien m'eclairé merci .

avatar
Aldebaran

Une étoile vit d'autant plus longtemps et calmement qu'elle est a une masse importante

C'est le contraire ! Plus la masse augmente, plus la force gravitationnelle s'amplifie, plus l'étoile doit augmenter la température et donc la pression pour contrebalancer l'effet de la gravitation. Donc elle brûle d'autant plus rapidement ses ressources et finit par tout épuiser rapidement.

avatar
cisou9

Une étoile vit d'autant plus longtemps et calmement qu'elle est a une masse importante, mais quelle serait la masse de telles étoiles (200 masses solaires ? ou plus ?)

:non: Plus une étoile est grosse plus sa vie est courte :fada:

BA
basstemperature

Oui enfin bon ...

Si ses étoiles sont vraiment du début de l'univers en existance :

C'est pas peu, pas beaucoup, ou 1000x moins de métaux ect : c'est normalement pas du tout ...

Enfin affirmation relative : le lithium étant un métal le plus léger des métaux, et le 3 ème élément chimique du tableau périodique, ce fut le 3 ème élément que le big bang a été capable de fabriquer lui même sans l'aide des étoiles ... En créant de lui même par la soupe primitive, les noyaux d'hélium ...

Mais par rapport a l'hydrogène et l'hélium produit en masse par l'univers (tout simplement une quantité gigantesque, de quasi la totalité de la matière connu de l'univers en masse) le lithium, lui fut conçu dans des proportions bien + modeste, mais bon, a l'échelle de l'univers et du big bang le moindre % représente des masses plus que colossales produites quand même de ce métal.

Moi je pense que ses étoiles qu'ils cherchent : ils devraient s'en méfier, ça sent le piège a idiot, après j'peu me tromper mais bon ...

Des bulles de gaz (hydrogène, hélium, lithium moléculaire ou atomique) primitives de l'univers originel existent encore en très grandes quantités invisibles entre les galaxies, a densité relativement faible ... Non il s'agit pas de la fameuse matière noire recherchée pour la masse "manquante" de l'univers, c'est juste de la matière invisible, diffuse et déja prise en compte dans les calculs de masse de l'univers ect avec de fortes marges d'erreurs possible, mais qui a leur faible densité change pas énormément les choses sur le fait qu'il manque de la masse "cachées" dans l'univers ...

Ses étoiles décrites ici, pourraient très bien être des étoiles, relativement "vieilles" mais absolument pas "forcément" des étoiles issues de la 1 ère forge stélaire après la ré-ionisation qui a permis la premiere fournée d'étoile de l'univers ...

On sait que la galaxie croise très fréquemment sur son chemin, d'immense bulle de gaz, qui tombe littéralement, aspiré par la galaxie et sa forte attirance sur le milieu : De grande quantité de gaz chute dans la galaxie au fur et a mesure de son chemin dans l'espace ...

La plupart du temps, ce gaz est surchauffé par le jeu gravitationnel, électromagnétique, ionisant ect de sa rencontre avec le milieu galactique ect, et choc avec nuage poussière et de gaz issue du milieu galactique et explosion d'étoile, nébuleuse ...

Pour que ses nouvelles quantités de gaz, puissent former des étoiles : ils se passent beaucoup de temps, le temps que le gaz ionisé se refroidisse et trouve de bonne condition aussi de contraction, souffle d'explosion voisine ect : mais il doit déja refroidir avant tout ! Donc le temps que de bonne condition se créer : il se passe des millions d'années la plupart du temps, et donc ses bulles de gazs ont le temps de se charger de poussière avec donc la plupart des éléments possibles ...

Quand ses bulles s'effondreront : elles seront suffisament chargée, pour qu'on voit guère la différence d'origine du milieu de la matière pour vraiment savoir ...

Ceci dit : Ses bulles de gaz, pourraient très bien par pur hasard (car c'est vraiment une mécanique hasardeuse) s'effondrer rapidement, en refroidissant rapidement a peine rentrée dans le milieu galactique : en faible proportion, mais je ne sais plus quel astrophysicien qui en parlait : affirmait que les chances restaient possible que ça arrive ... Donc des étoiles, issues de nuages de gaz, qui se sont contracté rapidement en rentrant dans la galaxie et refroidi relativement rapidement sont possible :

A l'évidence : ses nuages seront faiblement chargés ceux la, car pas eu le temps de voyager dans les bras galactique pour se réchauffer de leur colision avec les milieux + denses qui les chargent

Donc ben le résultat serait forcément des étoiles bien moins chargées en métaux et matières multiples comme décrites ici ...

évidement ce que je dis est hypothétique, mais avec ses possibilités : pour moi on peu pas prouvés que ses étoiles sont bien originelles

avatar
Maulus

Sa dépend, personne n'est capable de dire si de petites étoiles se sont formées très tôt.
Il pourrait rester de petites étoiles qui ont résistés aux hypernovae du début.
De plus, tout porte à croire que la Voie Lactée est restée relativement calme et isolée depuis très longtemps.