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Posté par jyb le 12/09/2004 à 16:52
Ansari X-Prize: les nouveaux aventuriers de l'espace
Il y a cent ans, de nombreux prix lancés par de richissimes particuliers ou des entreprises récompensaient les personnes qui réussissaient un défit particulier dans le domaine de l'aéronautique. Avec l'Ansari X-Prize, c'est la même démarche qui est relancée, mais dans le domaine des vols spatiaux habités.

"Héla !" Me direz-vous, "Cela fait longtemps que le vol spatial (Constantin Tsiolkovski (1857-1935) est considéré comme le père du vol spatial. Dès la fin du XIXe siècle, il décrit les technologies nécessaires pour aller...) habité est possible !". C'est exact, depuis le premier vol (Le premier vol ou vol inaugural d'un avion est la première occasion pour celui-ci de prendre les airs par ses propres moyens. C'est l'équivalent en aéronautique du voyage inaugural pour un bateau.) de Youri Gagarine (Iouri Alexeïevitch Gagarine (en russe ???? ?????????? ???????) (9 mars 1934–27 mars 1968), héros de l'Union soviétique, est un cosmonaute qui, le 12 avril 1961, a...), en 1961, le vol spatial habité n'est pas une nouveauté. Mais peut-on pour autant dire que l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par...) maîtrise (La maîtrise est un grade ou un diplôme universitaire correspondant au grade ou titre de « maître ». Il existe dans plusieurs pays et correspond à différents...) les technologies du vol habité ?

Le vol spatial: un domaine loin d'être maîtrisé

La Navette spatiale (Une navette spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais...) américaine était censée banaliser le vol spatial, mais les deux accidents de 1986 et 2003 nous ont rappelé à quel point (Graphie) cet engin était avant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) fragile et complexe. Pour corser la difficulté, son coût de mise en œuvre est très élevé.


Les russes disposent du Soyouz (Soyouz (du russe Союз, Union) désigne une famille de vaisseaux spatiaux habités soviétiques , puis russes après...). Nettement plus rustique, sa technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) ancienne n'en est pas moins mature et le dernier accident mortel de l'engin remonte à 1971. Depuis cette date, de nombreux vols ont été réalisés, des incidents sont intervenus au début des années 1970, mais le vaisseau est toujours parvenu à rentrer sur Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre planètes...) avec son équipage sain et sauf. Malgré sa fiabilité (Un système est fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans le cahier des charges.), Soyouz reste cher (20 millions de dollars par vol) et n'est absolument pas réutilisable.

Un cahier des charges privilégiant la simplicité d'exploitation

L'idée du concours Ansari X-Prise, créé en 1996 par la famille texane Ansari qui se trouve être le principal organisateur et financier, est donc de repartir sur de nouvelles bases: il s'agit de créer des solutions moins coûteuses et rendre ainsi le vol spatial plus accessible. D'un point de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) astronautique (L'astronautique ou spationautique ou cosmonautique, est constituée par l'ensemble des sciences et des techniques visant à envoyer dans l'espace extraterrestre un véhicule habité ou non, à naviguer à l'extérieur...), ce qui est demandé par le X-Prize n'est autre que le minimum: 100 km d'altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la vie sur terre.), la limite officielle entre le domaine aérien et spatial. Il s'agit donc de faire le strict nécessaire pour que le vol puisse être qualifié de spatial, très loin en deçà du premier vol de Youri Gargarine pour ne citer que lui. Toutefois, l'appareil utilisé devra être apte à transporter 3 personnes dont deux passagers.

En revanche, le règlement du prix donne un cahier des charges nettement plus exigent en ce qui concerne la facilité de mise en œuvre de l'engin. Il est en effet nullement question de faire une fusée (Fusée peut faire référence à :) et une capsule qui seraient rendues inutilisables à l'issue du vol et qui ne pourraient donc servir qu'une fois ! Pour gagner le X-Prize, il faut que l'appareil soit réutilisable à 90 % au minimum, et apte à revoler en moins de deux semaines. La première équipe qui parviendra à réaliser l'exploit se verra remettre la somme de 10 millions de dollars.

Ce qui se cache derrière le concours Ansari X-Prize est bien entendu l'exploitation commerciale de vols habités avec notamment le tourisme spatial (Le tourisme spatial est le tourisme qui concerne l'espace. Il est apparu au début du XXIe siècle, et est bien sûr réservé aux personnes particulièrement fortunées.). Les constructeurs les plus avancés dans la compétition promettent des tarifs d'environ 100 000 $ par vol, prix qui seraient baissés à 10 000 $ après l'amortissement des coûts fixes (conception, fabrication et tests de l'engin).
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