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Posté par jyb le 29/05/2011 à 17:09
Récapitulatif des évènements, éléments de reflexion

Généralités

De manière générale, on note:
- seul l'indicateur de vitesse semble avoir été perturbé
- il n'y a pas eu une multitude d'alarmes dans le cockpit, seulement l'alerte de décrochage
- les autres indicateurs (altitude, cap, horizon (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie, littérature,...) artificiel) ont fonctionné normalement
- les turbulences sont violentes et obligent les pilotes à se concentrer dessus pour éviter que l'avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans...) ne parte en roulis, il s'agit certainement d'un élément très perturbateur pour la prise de décision

Phases de vol

Les derniers instants du vol de l'Airbus (Airbus est un constructeur aéronautique européen et également un acteur majeur dans la construction aéronautique mondiale. Filiale à 100 % du...) peuvent être séparés en trois parties:
- une phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) où l'avion prend de l'altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et...)
- une phase de transition
- la phase de chute



Illustration: Techno-science.net

Sur la première phase, il semble que l'avion traverse (Une traverse est un élément fondamental de la voie ferrée. C'est une pièce posée en travers de la voie, sous les rails, pour en maintenir l'écartement et l'inclinaison, et transmettre au ballast les charges des véhicules circulant sur les...) une zone météo dégradée avec des turbulences prononcées et une perte de l'indicateur de vitesse (On distingue :). Cependant, les pilotes amènent l'avion à monter très fortement à un niveau de vol non prévu au début et au détriment de la vitesse. Une question qui se pose est pourquoi prennent-ils une telle décision ?
- atteindre une altitude où ils supposent que la météo est plus calme
- suivi trop zélé d'une procédure de perte de l'indicateur de vitesse
- suivi trop zélé d'une procédure de décrochage (bien que l'alerte soit peut être déclenchée par un vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus...) vertical)

Ensuite vient un retour des paramètres de vitesses qui indiquent clairement que l'avion vole lentement à une altitude plus élevée. Une alarme de décrochage retentit, les pilotes poussent les moteurs (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail.[réf. nécessaire]) et cabrent à nouveau l'avion:
- les pilotes accordent-ils une importance aux mesures de vitesse ?
- se contentent-ils d'appliquer une procédure de la compagnie aérienne (Une compagnie aérienne est une entreprise de transport aérien : passagers ou fret.) prévue pour les débuts de décrochage ?

En dernière phase, où l'avion amorce une chute "à plat" qui devient vertigineuse:
- l'entrée progressive dans cette chute fait qu'elle n'est pas ressentie par les pilotes
- les indicateurs de vitesse se coupent à nouveau
- l'alarme de décrochage se coupe
- les turbulences persistent

Il est délicat de savoir si les pilotes avaient alors confiance en leur altimètre (Un altimètre est un appareil permettant de mesurer l'altitude.), des paroles prononcées à un moment laissent suggérer que non. Par contre, l'un d'eux entreprend une manœuvre de sortie de décrochage mais qui a comme effet paradoxal d'entrainer une remise en route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.) de l'alarme de décrochage:
- cet épisode a-t-il donné l'impression que l'altimètre était faux ?
- a t-il donné l'impression que la procédure du constructeur était finalement moins bonne que celle de la compagnie ?

Dans tous les cas, les pilotes semblent décider de reprendre leur action à cabrer, mais la note ne permet pas de dire à quel point (Graphie) et pour quelle raison. Les occupants du cockpit (L'habitacle (mais aussi cabine de pilotage, poste de pilotage, cellule ou encore cockpit) d'un avion désigne l'espace réservé au pilote, son copilote et au mécanicien. Il contient toutes les commandes et les instruments...) ont certainement eu des échanges qui ne font pas partie de la note du BEA.

Sortir d'un décrochage

Pour finir, faisons un point sur les procédures de sortie de décrochage. Les constructeurs aériens préconisent de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) faire pour que l'incidence de l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est...) redevienne normale. Cela implique de pousser le manche ou le mini (MINI est une marque automobile de BMW Group. L'ancien modèle Mini était construit par MG Rover.) manche afin de faire baisser le nez (Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant, recouvre l'orifice des fosses nasales, qui constituent le segment...) de l'avion. Afin de faciliter la manœuvre, les compagnies conseillent même de réduire la poussée (En aérodynamique, la poussée est la force exercée par le déplacement de l'air brassé par un moteur, dans le sens inverse de l'avancement.). En amorçant une telle descente, l'écoulement de l'air sur les ailes redevient normal et l'avion finit par reprendre la vitesse nécessaire. Ensuite, le pilote peut reprendre l'altitude choisie.

Les compagnies ont souvent tendance à s'intéresser au début du décrochage. C'est une phase où l'écoulement d'air se fait plus difficilement sur les ailes mais sans être en décrochage complet. L'alarme de décrochage commence à sonner des cette phase. Dans ce cas, certaines procédures de compagnies aériennes prévoient au contraire une mise en poussée maximale de l'avion et de maintenir coute que coute l'altitude. Cette technique permet une sortie rapide du décrochage et surtout ne modifie pas la trajectoire (La trajectoire est la ligne décrite par n'importe quel point d'un objet en mouvement, et notamment par son centre de gravité.) de l'avion. Mais ce n'est pas efficace lorsque le décrochage devient complet.
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