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Le pendule simple est le modèle de pendule pesant le plus simple : on considère une masse ponctuelle au bout d'une liaison rigide sans masse de longueur l pouvant tourner dans un plan vertical. Le point matériel en G, de masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) m, se déplace alors sur un arc de cercle (Le terme de cercle a plusieurs sens dérivés de son sens géométrique initial.) de rayon OG : l'effet du poids (Le poids d'un corps nu ou force de pesanteur est la force exercée sur un corps (de masse m) immobile dans le référentiel terrestre (c’est-à-dire, lié à l'objet solide Terre en rotation),...) tendant constamment à ramener le pendule (Le mot pendule (nom masculin) nous vient d'Huygens et du latin pendere. Il s'agit donc à l'origine d'un système oscillant sous l'effet de la pesanteur. Parmi les célèbres pendules, c'est sans doute celui de...) vers sa position d'équilibre, celui oscille dès qu'il a été écarté de la verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) puis laissé à la seule action de la pesanteur (Depuis les expériences de Galilée, on observe que dans un lieu donné tous les corps libres chutent en subissant la même accélération verticale. Ce...).
Un pendule réel assimilable à un pendule simple (Le pendule simple est le modèle de pendule pesant le plus simple : on considère une masse ponctuelle au bout d'une liaison rigide sans masse de longueur...) est constitué d'une masse de faible dimension (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien...) au bout d'un fil. (Voir illustration ci-dessous).
On repère la position du pendule simple par l'angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) qu'il fait avec la verticale descendante. On choisit une orientation (Au sens littéral, l'orientation désigne ou matérialise la direction de l'Orient (lever du soleil à l'équinoxe) et des points cardinaux (nord de la boussole) ;) positive : la position de la masse est donc repérée par l'élongation angulaire algébrique
.
On note
l'accélération (Dans la vie courante, on distingue trois événements que le physicien regroupe sous le seul concept d'accélération :) due à la pesanteur (sous nos latitudes,
).
Analyse des forces :

de la tige (La tige est chez les plantes à fleurs, l'axe, généralement aérien, qui prolonge la racine et porte les bourgeons et les feuilles. La tige se ramifie généralement en branches et rameaux...), toujours perpendiculaire (En géométrie plane, on dit que deux droites sont perpendiculaires quand elles se coupent en formant un angle droit. Le terme de perpendiculaire vient du latin per-pendiculum (fil à plomb) et...) au mouvement circulaire de G.Dans ce modèle les autres forces sont négligées, notamment les forces de frottement (Les frottements sont des interactions qui s'opposent à la persistance d'un mouvement relatif entre deux systèmes en contact.).
Energie mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission, pistons, ...), bref, de tout ce qui produit...) du pendule :
):
avec 
avec
et 
et
sur la tangente au mouvement.Puits de potentiel :
Si on trace (De manière générale, une trace est l'influence d'un événement sur son environnement. On utilise parfois le terme d'empreinte (voir aussi Pistage).) en fonction de θ le graphe (Le mot graphe possède plusieurs significations. Il est notamment employé :) de l'énergie potentielle
, on obtient la figure suivante. On a tracé en gris le niveau de l'énergie potentielle maximale 2mgl.


qui se simplifie en :

La résolution des équations du mouvement du pendule simple n'est pas aisé. Le pendule cycloïdal (Le pendule cycloïdal est le mouvement d'un petit anneau glissant sans frottement sur une cycloïde concave ayant pour base l'axe horizontal Ox et suivant l'équation :) de Huygens représente un mouvement dans un puits de potentiel plus facile à résoudre. Le pendule simple discret (Soit un pendule simple :c’est-à-dire un point matériel, M, de masse m, astreint à se déplacer sur un cercle vertical(C), de centre O, de rayon l, dans un champ...) propose une approche pas à pas de la résolution.
1/ pour de petites oscillations, on peut confondre sin(θ) avec θ. On obtient alors l'équation :
avec, rappelons-le, 
dont une solution est :
; de période
.2/ pour de plus grandes amplitudes, on peut utiliser pour la période :

, qui utilise une fonction elliptique de Jacobi.D'autre part, l'oscillation (Une oscillation est un mouvement ou une fluctuation périodique. Les oscillations sont soit à amplitude constante soit amorties. Elles répondent aux mêmes...) périodique devient nettement anharmonique, comme le montre le taux d'harmoniques.
3/ pour une énergie mécanique supérieure à 2mgl, le pendule tournoie de façon périodique. A grande vitesse V, cette période T tend vers
.
Une quantité physique (Une grandeur physique est un ensemble d'unités de mesure, de variables, d'ordres de grandeur et de méthodes de mesure (qui sont l'objet de la métrologie)...) dépend de la masse du pendule : la tension de la tige (pour sa mesure, on peut coller sur la barre une jauge ( En tant qu'instrument de mesure : Une jauge est un instrument de mesure. On trouve par exemple : La jauge de contrainte, traduisant un effort mécanique en résistance électrique, La jauge Hibernia et la...) de contrainte étalonnée).
La projection (La projection cartographique est un ensemble de techniques permettant de représenter la surface de la Terre dans son ensemble ou en partie sur la surface plane d'une carte.) sur la normale (
) du Principe Fondamental de la Dynamique permet d'obtenir la relation :

Or l'expression de l'accélération radiale en coordonnées polaires (Les systèmes de coordonnées polaires dans et sont des systèmes de coordonnées particulièrement adaptées pour l'écriture des rotations ou des homothéties.) avec une distance à l'origine constante (rayon constant) est
d'où
où
et nous avons vu que
, d'où
T varie entre
et
. Par exemple, pour 90°, T varie entre entre 0 et 3mg. Si on remplace la tige par un fil, il faut prévoir un fil résistant à 3kg pour une masse de 1 kg, sinon le fil casse et la masse part ensuite en trajectoire parabolique (Une trajectoire est dite parabolique si le mouvement d'un corps dans l'espace décrit une parabole.). L'expérience est facile à montrer et assez spectaculaire mais il faut trouver le fil qui ne s'étire pas trop avant de casser. Une mise en évidence facile de l'augmentation de la tension T est d'utiliser un fil élastique. Mais il ne s'agit plus du tout du même problème et ce n'est plus du tout élémentaire ( cf botafumeiro).
T s'annule pour certaines conditions initiales de lancement différentes de celle proposée ci-dessus, voire même devient négative, la tige supportant alors la masse. Il est classique de montrer que, lancée du point le plus bas avec une énergie 2mgl, la masse arrivera au bout d'un temps infini au sommet du cercle (et le cas est intégrable aisément). On se doute que si la tige est remplacée par un fil (liaison unilatérale), la trajectoire ne sera pas : montée au sommet, puis chute à la verticale ; il y aura décrochage quand T sera nulle, c’est-à-dire pour θ tel que
, ce qui correspond à un angle d'amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) 132° et une hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) h = l + 2/3 l. L'expérience est facile à faire avec un pendule dont la masse est une pièce trouée, glissant d'abord sur un demi-cercle rigide, puis se retrouvant "dans l'air" attachée à son fil pour la deuxième partie du mouvement (ou évidemment avec la jauge de contrainte !).
Alors que pour une tige, il suffit que l'énergie E dépasse 2mgl pour que le pendule se mette à tourner (looping the loop), dans le cas d'un fil il faut une énergie cinétique (Le mot cinétique fait référence à la vitesse.) initiale supérieure à
afin que le fil reste tendu.
On introduit progressivement la non-linéarité:
On considère donc l'équation différentielle approchée, dite de Duffing, obtenue en remplaçant sinθ par
:

On montre alors que la période dépend de l'amplitude. La formule de Borda donne :

Le terme négligé qui suit est
. Cette formule suffit jusqu'à π/2, à 3% de précision (1 + 10/64 = 1.156 au lieu de 1.18). Il en existe plusieurs démonstrations :
en lui ajoutant une petite perturbation
tout en modifiant également la pulsation du mouvement en
. On cherche la valeur à donner à
de façon que l'équation différentielle, simplifiée en se limitant aux perturbations du premier ordre, donne une solution
bornée. Cette valeur de
est
de sorte que la pulsation retenue est
. T étant proportionnel à l'inverse de ω, la formule de Borda en découle.
, et en cherchant
, il vient
, d'où
et
.
~ 
d'où par la formule de Wallis :
,soit
.
On considère le cas pleinement non-linéaire. Ecrivons la conservation de l'énergie mécanique

sous la forme :
, avec 
Posons H = 2lk2. Il existe trois cas :

Entre 0 et θ0, on a
. Un petit angle élémentaire dθ est parcouru pendant un intervalle de temps élémentaire
. La période totale des oscillations est donc
, et on montre que :
avec
![]()
![]()
![]()
où K, sn et cn sont des fonctions elliptiques de Jacobi, K étant tabulée ci-dessous.
| θ en degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) | θ en radian (Le radian (symbole : rad) est l'unité dérivée d'angle plan du système international (SI).) | ![]() |
![]() |
![]() |
|---|---|---|---|---|
| 10 | 0,175 | 1,00 | 1,00 | 1,00 |
| 20 | 0,349 | 1,01 | 1,01 | 1,01 |
| 30 | 0,524 | 1,02 | 1,02 | 1,02 |
| 40 | 0,698 | 1,03 | 1,03 | 1,03 |
| 50 | 0,873 | 1,05 | 1,05 | 1,05 |
| 60 | 1,047 | 1,07 | 1,07 | 1,07 |
| 70 | 1,222 | 1,09 | 1,10 | 1,10 |
| 80 | 1,396 | 1,12 | 1,14 | 1,14 |
| 90 | 1,571 | 1,15 | 1,18 | 1,18 |
| 100 | 1,745 | 1,19 | 1,22 | 1,23 |
| 110 | 1,920 | 1,23 | 1,28 | 1,30 |
| 120 | 2,094 | 1,27 | 1,34 | 1,37 |
| 130 | 2,269 | 1,32 | 1,42 | 1,47 |
| 140 | 2,443 | 1,37 | 1,50 | 1,60 |
| 150 | 2,618 | 1,43 | 1,60 | 1,76 |
| 160 | 2,793 | 1,49 | 1,71 | 2.01 |
| 170 | 2,967 | 1,55 | 1,83 | 2,44 |
| 180 | 3,142 | 1,62 | 1,96 | ![]() |
La fonction K admet également le développement suivant :
, où
est un coefficient binomial (Les coefficients binomiaux interviennent dans de nombreux domaines des mathématiques : développement du binôme, dénombrement, développement en...). En remplaçant k par
et en se limitant aux deux premiers termes, on retrouve la formule de Borda.
Temps infini pour monter à la verticale![]()
![]()
![]()
où ch et th sont respectivement le cosinus (En mathématiques, les fonctions trigonométriques sont des fonctions d'angle importantes pour étudier les triangles et modéliser des phénomènes périodiques. Elles peuvent être définies comme rapports...) et la tangente hyperbolique.
. Si H est très grand, compte tenu du fait que K(0) vaut π/2, on pourra vérifier que la période tend vers
.Il est parfois judicieux de prendre pour période le temps mis pour faire deux tours. En effet, pour k légèrement inférieur à 1, le pendule effectue une trajectoire de longueur (La longueur d’un objet représente la distance entre deux de ses extrémités, les plus éloignées possibles. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est souvent celle de l’objet...) voisine de 4π. Avec cette convention, on a alors
(Voir Chenciner (Pendule à Gazette).
On a également :
où sn et dn sont des fonctions elliptiques de Jacobi.
On appelle orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) de phase la représentation paramétrée en temps du couple (θ(t),
), ou de fonctions monotones de celles-ci. Dans le graphe ci-dessous, θ est en abscisse et
en ordonnée. On discerne :

voir également [(lien)] pour une animation (L'animation consiste à donner l'illusion du mouvement à l'aide d'une suite d'images. Ces images peuvent être dessinées, peintes, photographiées, numériques, etc.) .
Il paraît clair dorénavant que si l'on établit un mécanisme quelconque qui peut soustraire ou ajouter une petite énergie au pendule au voisinage (La notion de voisinage correspond à une approche axiomatique équivalente à celle de la topologie. La topologie traite plus naturellement les notions globales comme la continuité qui s'entend ici comme la continuité en...) de l'élongation π, on aura un phénomène difficile à prévoir même s'il est déterministe: exemple , placer un tout petit pendule accroché à la masse m: on a ainsi un pendule double ; les oscillations non-linéaires de ce pendule, lesté d'un tel minuscule pendule, laissent pantois quand on les enregistre: Poincaré fut , avec Liapunov , un des premiers à considérer ce genre de problème; puis Birkhoff; puis l'école russe entraînée par la haute figure de Kolmogorov, et puis celle de Bogoliubov et de Krylov, puis Arnold,... jusqu'au moment où un article de 1971 de Ruelle et Takens vînt suggérer que la situation était normale dès que l'espace des phases (L'espace des phases est un espace abstrait dont les coordonnées sont les variables dynamiques du système étudié.) était à trois dimensions ou plus [on utilise parfois l'expression 1.5 degré de liberté (La notion de degré de liberté recouvre plusieurs notions en sciences et ingénierie :)].
On s'intéresse au spectre de la vitesse juste au-dessus et au-dessous du niveau énergétique de la séparatrice. Sur cette séparatrice, le spectre est qualifié de mode soliton.
Dans le cas de la séparatrice , l'équation du premier ordre s'écrit :
avec θ(0) = 0 et 
La solution "soliton" est caractérisée par les équations suivantes :
Si l'énergie du pendule est très légèrement inférieure à 2gH, la différence avec le mode soliton est infime. La valeur de la vitesse est imperceptiblement la même et le mouvement est donc quasi-identique, SAUF pour les moments où elle va s'annuler. La période est finie est vaut :
, valeur obtenue en utilisant la valeur approchée
au voisinage de k = 1.
De même, si l'énergie est très légèrement supérieure à 2gH, le mouvement est quasi-identique (mode soliton), SAUF que la vitesse ne s'annule jamais et que l'élongation devient fonction monotone en quasi-escalier de marches de hauteur 2π en forme de sigmoïdes (des "kinks" en anglais), longues d'une période très grande mais finie :
. Remarquer l'apparition d'un 2 au dénominateur, qui est un artefact (Un artéfact ou artefact est un effet (lat. factum) artificiel (lat. ars, artis ). Le terme artéfact désigne à l'origine un phénomène créé de toute pièce par les conditions...) dû au fait que dans un cas, on calcule la période sur un aller et retour (soit 4π environ), alors qu'un tournoiement s'effectue sur 2π. C'est une des raisons d'examiner le "pendule à gazette" soigneusement.
On trouve donc que
ou
sont donc bien les mêmes fonctions de période
. Ci-dessous, l'allure de
au voisinage de
. L'allure du graphe est la même, que
soit légèrement supérieur à 1 ou légèrement inférieur.

On caractérise le taux d'anharmonicité par l'étendue du spectre (discret puisque la fonction est périodique). A la limite :

Or, le spectre d'un peigne de Dirac est un peigne de Dirac (théorème de Poisson)
Le pendule simple est l'exemple le plus élémentaire qui montre :
Expérimentalement, on lance un pendule de Mach (Un pendule simple est une petite masse qui oscille au bout d'une tige (de masse négligeable) et ce dans un plan vertical (l'axe de rotation est donc horizontal).
Ernst Mach a...) en tournoiement : les frottements faibles feront transiter d'un mode à l'autre. La projection de la boule sur l'axe portant
, elle, ne manifestera pas de transition : il y a continuité (La notion de continuité sert à décrire les phénomènes qui ne sautent pas brutalement, mais évoluent progressivement. Elle est définie de manière rigoureuse en mathématiques.) du phénomène.
Le développement en série de Fourier (En analyse, les séries de Fourier sont un outil fondamental dans l'étude des fonctions périodiques. C'est à partir de ce concept que s'est développé la branche des mathématiques...) des fonctions de Jacobi sn, cn et dn sont connues. On en déduit un développement en série de Fourier de la vitesse angulaire.
Cas k > 1 : soit N = T/To, avec T la période pour effectuer deux tours, correspondant à une rotation de 4π. N vaut
. Nous prendrons comme pulsation fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.) du mouvement
. On a :
avec
, et
. Si k est très grand, le mouvement est un mouvement de rotation autour de O à très grande vitesse. q est très petit, et le mouvement s'effectue quasiment selon la loi
. Quand k diminue, q augmente, de sorte que les a2n prennent de l'importance. Lorsque k est très légèrement supérieur à 1, N est très grand,
et est très proche de 1. Le spectre est très étendu, puisque, pour n ~ N, an vaut encore environ 0,17.
Ci-dessous, les spectres de fréquence (La fréquence est le nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit pendant une durée déterminée. La fréquence est l'inverse (au sens mathématiques) de la période. On note . Si l'unité de temps choisie est...), par valeurs décroissantes de k, depuis une grande valeur jusqu'à une valeur légèrement supérieure à 1. En abscisse, on a porté les indices pairs 2n et en ordonnées les valeurs de a2n (on a pris a0 = 2) :

Cas k < 1 : la valeur de N est cette fois
. La pulsation du mouvement est toujours
. On a :
avec
, et
. La situation où k est très légèrement inférieur à 1 est comparable à celle où k est très légèrement supérieur à 1. Lorsque k diminue, q décroît, et lorsque k est proche de 0, la pulsation prépondérante est celle qui correspond à ω.
Ci-dessous, les spectres de fréquence, par valeurs décroissantes de k, depuis une valeur légèrement inférieure à 1 jusqu'à une valeur très petite. En abscisse, on a porté les indices impairs 2n+1 et en ordonnées les valeurs de a2n+1 :

Voici également la représentation graphique de
et la représentation des sommes partielles de Fourier correspondantes, d'une part pour k inférieur à 1, d'autre part pour k supérieur à 1 :
Et puis comment étudier sérieusement aujourd'hui ce qui a été by_passé par Galilée (Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un physicien et astronome italien du XVIIe siècle, célèbre pour avoir jeté les...), comme indiqué précédemment?
il se trouve que ce problème est analytiquement soluble :
Si
,
le pendule tournera n tours avant d'osciller.
Cette indication suffit à tracer une esquisse de portrait de phase assez correcte.
Le fait est que la pression (La pression est la force exercée sur une surface donnée.) de l'air joue un rôle: quelques secondes par jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) pour une pendule! Et il existe un minimum de la période en fonction de la pression!
Cela n'a plus vraiment d'importance aujourd'hui, car les pendules sont systématiquement recalées sur l'émetteur GPS, et plus tard peut-être sur l'émetteur du système Galileo (Galileo est le nom du futur système de positionnement par satellites européen, en test depuis 2004, qui commencera à être utilisable en 2010 et le sera pleinement en 2012.).
Dans le cas de petites oscillations, Torricelli est certainement un des premiers à obtenir une mesure du coefficient (En mathématiques un coefficient est un facteur multiplicatif qui dépend d'un certain objet, comme une variable (par exemple, les coefficients d'un...) 2π en partant de considérations sur la chute ralentie. (Cf chute libre).
On peut pour considérer le mouvement du pendule d'amplitude 3
, l'approximer par une chute sur un plan incliné de 2.
, de longueur BC = 2l.sinθ0, suivi d'une trajectoire horizontale de C en A , de longueur BC/2.
On aura ainsi le quart de la trajectoire. La période T dans cette cuvette BCAC'B' est :

soit par approximation ,
soit une approximation de π :

Une autre approximation donne 
Mais mieux encore, Torricelli remarque à juste titre que
, avec
, soit
Il lui suffit de vérifier que la fonction sinus satisfait l'équation et il a le résultat. En bon élève de Cavalieri, est-il capable de faire ce raisonnement avant 1647? La mystérieuse cassette ayant disparu à sa mort , on ne saura sans doute jamais rien des travaux ultimes de Torricelli (1608-1647) [Rappel : élève de Castelli et Galilée, il a vécu une époque où on ne plaisantait pas avec l'Inquisition en Italie: abjuration de Galilée, le 22 juin 1633].
En tout cas, son disciple ( via Mersenne), Huygens, trouve la valeur de 2π avant 1659, et montre que la courbe (En géométrie, le mot courbe, ou ligne courbe désigne certains sous-ensembles du plan, de l'espace usuels. Par exemple, les droites, les segments, les lignes...) telle que h = s2 / 2l exactement est la cycloïde (La cycloïde droite, aussi appelée roue d'Aristote ou roulette de Pascal, est une courbe plane transcendante, trajectoire d'un point fixé à un cercle qui roule sans glisser sur une droite. Il s'agit donc d'une courbe cycloïdale particulière dont la...). Rappelons que Dettonville publie son Traité de la Roulette en janvier 1659].
Remarque : ces termes sont anachroniques : g n'existe pas encore, car il n'y aura des unités que tard dans le siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une...) mais on compare au temps de chute libre de la hauteur H=l : ce fameux rapport : 1.11 (~ π/(2sqrt2)), qui intriguait Mersenne.
( d'après Koyré, études galiléennes)
Il pourrait paraître surprenant alors, que Galilée et ses élèves n'aient pas vu ce phénomène, alors que 4K devient INFINI lorsque les amplitudes pendulaires tendent vers 180°.Or, Galilée a affirmé que les oscillations du pendule étaient isochrones ( voir pendule pesant (On appelle pendule pesant tout solide mobile autour d'un axe (en principe horizontal) ne passant pas par son centre de gravité et placé dans un champ de pesanteur. Déplacé de sa position d'équilibre (stable) dans...) ). Il s'agit donc là d'une cécité expérimentale ( En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan formel, esthétique, que sur le plan culturel et politique. En...), qui vaut la peine d'être mise en exergue.
1/. À la décharge de Galilée, on peut remarquer qu'il opérait vraisemblablement avec des fils ( liaison unilatérale), donc le lancement sans vitesse initiale ( chute "libre ralentie") s'effectuait avec une amplitude inférieure à 90° : on pourra s'essayer , gràce à la simulation présentée dans pendule pesant :[(lien)], à retracer sans tricher ( c’est-à-dire sans regarder les valeurs tabulées) les valeurs de 4K .Il est vrai qu'à 18% près 4K est constante dans ces conditions:Galilée a donc pu se laisser abuser .
[Il est vrai aussi qu'il aurait pu en lançant le pendule par le bas, tenter d'aller jusqu'à 138°. L'a-t-il fait? Torricelli aurait-il tenté l'expérience? En tout cas, l'expérience relatée, du clou à la verticale du point de suspension (voir principe de Torricelli) indique qu'ils avaient les éléments pour le faire et que vraisemblablement ils l'ont fait. Mais mesurer juste 1/4 de période était-il raisonnable; et comment ce mouvement "violent" ( ce sont les termes de l'époque) aurait-il pu être rattaché à une chute ralentie? Donc, il est plus prudent d'écarter cet argument].
2/.A la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un bénéfice non pécuniaire pour être...) de Galilée, Koyré fait remarquer que c'est peu vraisemblable : si on dispose de plusieurs pendules identiques, on constate immédiatement le non-isochronisme: le déphasage est très visible au bout de 10 oscillations, or il prétend avoir observé les oscillations sur de plus grands nombres.MAIS, il avait une thèse (Une thèse (du nom grec thesis, se traduisant par « action de poser ») est l'affirmation ou la prise de position d'un locuteur, à l'égard du sujet ou du thème qu'il évoque.) à défendre : l'isochronisme. Plus vraisemblablement , en bon avocat, il triche(on sait , par ailleurs, que Galilée a "triché" de la même manière en d'autres occasions: déviation vers l'Est; marées; réponses à Kepler;...) :
3/.Compte-tenu de la résistance de l'air et du réel problème de la pseudo-période des oscillations amorties,
Compte-tenu du fait que ce même problème de la résistance de l'air a dû être écarté avec la chute libre,
Compte-tenu du fait qu'à 90°,un pendule à boule de liège et un pendule à boule d'acier (L'acier est un alliage à base de fer additionné d'un faible pourcentage de carbone (de 0,008 à environ 2,14 % en masse). La teneur en carbone a une influence considérable (et assez complexe) sur les propriétés de l'acier : en deçà de...) ne se comportent pas de la même manière (c'est immédiatement visible, comme dans la chute libre, nonobstant la poussée d'Archimède)[or il fallait défendre la deuxième thèse ( juste, elle!)],
il est vraisemblable que "cette tricherie a été honnête", au sens du XVIIème siècle: elle a été portée au compte de la résistance de l'air.
Galilée n'a pas dû se laisser abuser; il a dû décider, en bon avocat, de plaider ce qu'il a écrit.
4/.Comme toutes les opinions en épistémologie, ce sont des opinions; et on ne peut que supputer : le texte cité de Galilée dans le "dialogo" est donc à prendre avec précaution( cf pendule pesant), ainsi que la conclusion qui en est tirée. Une preuve en est la lettre de Mersenne au jeune Huygens : après avoir dit grande merveille de Torricelli, la question est posée : qu'en est-il de ce facteur K(k)/K(0) ( dit en notations modernes)? [La référence web précédente (du XXIème siècle) signale en lettres violettes qu'il n'existe pas de formule explicite pour K(k), ce qui surprend évidemment, puisqu'elle EST l'intégrale elliptique complète de première espèce de Legendre, et qu'elle est parfaitement tabulée tout comme la table des sinus!]. On imagine, en 1645, le jeune Huygens en prise avec ce problème posé juste après le décès du Maître (1642), (déférence oblige), par son élève Torricelli. Apparemment ce facteur 1.18 lui a posé problème (ref : Chenciner, connaissez-vous le pendule simple?)
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