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Buenos Aires
   
Buenos Aires
Ville Buenos Aires (1536)
Localisation 34°40′S 58°24′W
Province administrative Aucune (cité autonome)
Superficie (L'aire ou la superficie est une mesure d'une surface. Par métonymie, on désigne souvent cette mesure par le terme « surface » lui-même (par exemple, on parle de...) 203 km²
Population
 - Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins...)
 - Agglomération (2001)
 - Densité
Rang ( Mathématiques En algèbre linéaire, le rang d'une famille de vecteurs est la dimension du sous-espace vectoriel engendré par...) (Argentine) : 1re
2 776 138
12,4 millions
13 679,6/km² (1re)
Gentilé Porteños

Buenos Aires (Buenos Aires est la capitale fédérale de l'Argentine, dont elle est la plus grande ville et le port le plus important. Avec ses 12 millions d'habitants, c'est même l'une des villes les plus peuplées d'Amérique du...) est la capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif, dans ce cas on parle aussi de...) fédérale de l'Argentine, dont elle est la plus grande ville et le port le plus important. Avec ses 12 millions d'habitants, c'est même l'une des villes les plus peuplées d'Amérique du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) et du monde (Le mot monde peut désigner :). Elle est parfois dénommée capitale fédérale afin d'éviter toute ambiguïté avec la province de Buenos Aires.

Elle se situe sur la rive ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).) du fleuve (En hydrographie francophone, un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan – ou, exceptionnellement, dans un désert, comme pour l'Okavango. Il se distingue d'une...) Rio de la Plata qui sépare l'Argentine de l'Uruguay, au niveau de l'embouchure avec l'océan Atlantique, en face de la ville de Colonia del Sacramento (La ville de Sacramento est la capitale de l’État de Californie, aux États-Unis. Elle fut fondée en décembre 1848 par John Sutter. Sacramento s’est développée...) en Uruguay. Sa position exacte est 34°40′S 58°24′W.

Ses habitants sont des « porteños », habitants du port (gentilé). La plupart sont d'origine espagnole et italienne (Italienne est le nom communément utilisé pour le cordage servant a manœuvrer un enrouleur. Il s'enroule sur un tambour quand on déroule la voile, et on tire dessus...). Le catholicisme est la religion dominante.

Histoire

Voir aussi l'article : Histoire de l'Argentine.

Fondation (Les fondations d'un ouvrage assurent la transmission et la répartition des charges (poids propre et surcharges climatiques et d'utilisation) de cet ouvrage sur le...) de la ville (XVIe)

Le navigateur espagnol Juan Díaz de Solís fut le premier Européen a accéder au Río de la Plata en 1516, mais son expédition fut écourtée par une attaque d'amérindiens, probablement d'une tribu Charrúas ou Guarani, durant laquelle il périt.

Pedro de Mendoza, qui était à la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche...) d'or, fonda la ville le 2 février 1536 à l'embouchure du Rio de la Plata, ville qu'il a baptisée : « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre ». Les premières fondations de la ville se situaient dans l'actuel quartier de San Telmo, proche de l'actuel centre-ville (Le centre-ville est le cœur de la ville. Il est également appelé hypercentre dans le cas des grandes agglomérations. C'est le lieu des manifestations culturelles...), légèrement au sud.

Néanmoins, les attaques répétées des populations autochtones forcèrent les espagnols à abandonner la ville en 1541. Juan de Garay, qui naviguait depuis Asunción (Paraguay) sur le Río Paraná, fonda une nouvelle colonie permanente en 1580.

Étymologie

« Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre » signifie Notre-Dame Sainte-Marie des Bons Vents (Buenos Aires signifie en vieil espagnol Bons Vents). En fait, le nom donné par Juan de Garay était « Santísima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora del Buen Ayre » (Sainte Trinité et Port de Notre-Dame des Bons Vents), et ce nom s'est transformé jusqu'à devenir aujourd'hui Buenos Aires.

Le nom Notre-Dame des Bons Vents fait référence à la Vierge de Cagliari (Cagliari est une ville italienne de la province de même nom dans la région autonome de Sardaigne. La population de la ville-centre dépasse les 150 000 habitants, celle de l'agglomération approche les...) en Italie, protectrice des navigateurs. Ce nom provient d'un temple païen situé sur les îles Baléares. Lorsque le christianisme devint la religion officielle de l'Empire romain, les temples païens ont été convertis ou détruits, et dans le cas de ce temple une représentation de la Vierge de Bonaria fut déposée. Bonaria est une déformation de buen aire.

Luttes pour l'indépendance (XVIIe-XIXe)

Cabildo, Plaza de Mayo (place de mai), Buenos-Aires
Cabildo, Plaza de Mayo (place de mai), Buenos-Aires

Depuis sa fondation, le succès de Buenos Aires dépendait du commerce. L'administration espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles a insisté pour que tous les échanges commerciaux vers l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité...) transitent par Lima (Lima est la capitale et la plus grande ville du Pérou (2005: 8 393 728 habitants). Elle est située sur la côte ouest du pays près du port de Callao. Environ un tiers de la...) au Pérou, qui était alors la capitale de l'empire colonial espagnol en Amérique du Sud, facilitant le prélèvement des taxes. Cette politique a provoqué non seulement le développement du commerce de contrebande, mais aussi une méfiance grandissante des porteños envers les autorités espagnoles.

Conscient de l'instabilité grandissante dans la ville, Charles III d'Espagne a progressivement levé les restrictions commerciales jusqu'à créer en 1776 la vice-royauté du Río de la Plata dont Buenos Aires fut la capitale, la plaçant donc au même niveau que Lima d'un point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) administratif. Son territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé...) s'étendait sur l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay (Le Paraguay (en guaraní: Paraguái), ou République du Paraguay pour les usages officiels, est un pays et Etat souverain enclavé d'Amérique du Sud situé dans la partie centrale de ce continent. Son territoire...) et l'Uruguay actuels. À partir de ce moment, Buenos Aires connut un boom économique et culturel. Malgré ces mesures, de nombreux porteños aspiraient toujours à une indépendance totale vis-à-vis de l'Espagne, portés entre autres par les idéaux de la Révolution française.

À deux reprises pendant les années 1806 et 1807, lors des Invasions Britanniques, les troupes de ce pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la...) ont occupé Buenos Aires, mais furent finalement écrasées par les milices locales et durent se résoudre à une capitulation humiliante. Puis c'est le 25 mai 1810 que Buenos Aires acquit son indépendance, alors que l'Espagne était en proie (Une proie est un organisme capturé vivant, tué puis consommé par un autre, qualifié de prédateur.) à la guerre (guerre d'Espagne de 1808-1813) : après une semaine de manifestations majoritairement pacifiques, les criollos (espagnols nés en Amérique du sud) parvinrent à chasser le vice-roi espagnol et installer un gouvernement provincial. La Révolution de Mai est célébrée de nos jours en Argentine, et le 25 mai est jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son...) férié. Au terme des conflits qui ont secoué tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) le pays et abouti à son unification (Le concept d'unification est une notion centrale de la logique des prédicats ainsi que d'autres systèmes de logique et est sans doute ce qui distingue le plus Prolog...), Buenos Aires fut aussi choisie pour le siège du gouvernement national. L'indépendance ne fut toutefois déclarée formellement qu'en 1816.

Fédéralisme (XIXe)

Durant le XIXe siècle, la ville fut paralysée à deux reprises par des blocus maritimes. Ils furent organisés la première fois par les Français entre 1838 et 1840, et la seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de...) fois par une alliance franco-britannique entre 1845 et 1848. Cependant ces puissances étrangères ne sont pas parvenues à soumettre la ville ou à imposer leurs conditions.

Buenos Aires était historiquement le berceau des courants d'idées libérales en Argentine, tandis que les autres provinces du pays tenaient généralement des politiques sociales ou économiques plus conservatrices, avec une forte influence des valeurs catholiques. Un autre antagonisme vis-à-vis de la province tenait de la vision centraliste défendue à Buenos Aires quant à l'administration du pays, opposée à une vision fédéraliste défendue dans le reste du pays, et notamment incarnée par le Gouverneur de la province Carlos Tejedor. En 1880, une série d'affrontements entre ces deux camps s'achève par la défaite de Buenos Aires et la fédéralisation de la ville et du pays, dont elle prend le statut de capitale fédérale.

En 1882 le congrès national créée le poste d'intendant ainsi que le conseil de délibération de la ville. L'intendant n'est pas élu au suffrage universel, mais désigné par le président de la nation, avec le soutien du sénat. Le premier intendant fut Torcuato de Alvear, désigné en 1883 par Julio Argentino Roca.

Essor industriel (XIXe-XXe)

Puerto Madero
Puerto Madero

À la fin du XIXe, la construction de chemins de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le métal de transition et le matériau...) permet à Buenos Aires d'accroître sa puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) industrielle, les matières premières coulant à flot dans ses usines. La ville devenait une grande métropole multiculturelle rivalisant avec les grandes capitales européennes. Ainsi, le théâtre Colón devint l'un des opéras les plus fréquentés au monde. C'est durant cette période que furent construites les larges avenues de la ville, ainsi qu'au début du XXe siècle les plus hauts gratte-ciel (Un gratte-ciel (calque de l'anglais skyscraper) est un immeuble de très grande hauteur. Il n'existe pas de définition officielle ni de hauteur minimale à partir de laquelle on pourrait qualifier...) d'Amérique du Sud, et son premier métro en 1913.

Dans les années 1920, Buenos Aires faisait partie des destinations préférées des émigrants européens ou venant des régions pauvres des pays voisins. Cette immigration (L'immigration désigne aujourd'hui l'entrée, dans un pays, de personnes étrangères qui y viennent pour y séjourner. Le mot immigration vient du latin migratio qui...) entraîna l'apparition de bidonvilles ou de quartiers ouvriers très pauvres (villas miserias) autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter,...) des zones industrielles de la ville, ayant pour conséquence de graves problèmes sociaux.

Junte militaire et mouvements révolutionnaires (XXe)

Au cours du XXe siècle, la junte militaire s'immisçait fréquemment dans les affaires politiques de la ville et du pays, et organisa plusieurs coups d'État. Buenos Aires fut aussi le berceau du péronisme : c'est sur la Plaza de Mayo que se déroula la démonstration de force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale...) de Juan Perón, le 17 octobre 1945. La Plaza de Mayo est devenue le site habituel de manifestations et de nombreux événements politiques.

Le 16 juin 1955, un soulèvement militaire emmené par Eduardo Lonardi finit, trois mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) plus tard, par forcer Perón à l'exil. Durant ce coup d'État et pour l'unique fois de son histoire, la ville aura été la cible d'attaques aériennes.

Dans les années 1970, la ville fut le théâtre d'affrontements entre des mouvements révolutionnaires (Montoneros, ERP et FAR) et des groupes paramilitaires d'extrême droite (Triple A). En 1976, un coup d'État militaire ne fait qu'exacerber ces luttes. Cette guerre sale a entraîné entre 10 000 et 30 000 disparitions dans le pays. Les marches silencieuses des mères de disparus (les mères de la Plaza de Mayo) resteront une image marquante d'une Argentine meurtrie.

Retour à la démocratie (XXe)

Centre-ville de Buenos-Aires
Centre-ville de Buenos-Aires

Des élections furent organisées le 30 octobre 1983 dans tout le pays pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux, mettant un terme aux dictatures militaires.

À deux reprises, le Pape Jean-Paul II visita la ville : en 1982 suite à la guerre des Malouines, et en 1987, où il fut accueilli par une foule d'une ampleur jamais vue auparavant dans la ville.

Le 17 mars 1992, une bombe explosa à l'ambassade d'Israël, faisant 29 morts et 242 blessés. Une autre explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de...), le 18 juillet 1994, détruisit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l'AMIA), faisant 85 morts et de nombreux blessés.

À la suite de la réforme de la Constitution argentine de 1994, la ville a pu se doter de sa propre constitution et d'un gouvernement autonome. Le 30 juin 1996 se déroulèrent les élections du Chef du gouvernement de la ville, ainsi que des législateurs qui établiront la Constitution de la ville. Le candidat de l'UCR (parti de centre-gauche), Fernando de la Rúa, remporta les premières élections et devint donc le premier Chef du gouvernement de la ville. Et après deux mois de délibération, le 1er octobre 1996, Buenos Aires vota sa propre Constitution.

Entre 1998 et 2002, Buenos Aires comme toute l'Argentine subit une grave crise économique. La ville fut secouée par d'intenses manifestations (cacerolazos), suivies en particulier par les classes populaires durement touchées par le chômage, puis par les classes moyennes dont le gouvernement avait limité l'accès aux comptes bancaires. La crise atteignit son paroxysme en décembre 2001, alors que les pillages se multiplient principalement en banlieue ; le 19 décembre, après que le président argentin Fernando de la Rúa eut décrété l'état de siège, son Ministre de l'économie Domingo Cavallo donna sa démission. Les 19 et 20 décembre, plusieurs dizaines de manifestants trouvent la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les...), dont au moins cinq tués par la police aux abords de la Casa Rosada et du palais du congrès[1]. Finalement le 20 au soir, ce fut au tour de Fernando de la Rúa de donner sa démission, effective dès le lendemain. Ceci eut pour effet d'apaiser certaines tensions mais la crise économique persista jusqu'au début 2003, l'économie restant précaire. Pendant la crise, le quartier financier de Buenos Aires fut littéralement « bunkerisé », et les murs des banques sont encore aujourd'hui couverts de nombreux graffitis.

Géographie

Climat de Buenos Aires
Climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de...) de Buenos Aires

Les limites de la ville de Buenos Aires sont définies par le Río de la Plata, le Río Matanza et l'avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) General Paz qui sépare la ville de la province de Buenos Aires.

La quasi totalité de la ville s'est construite sur la pampa, exceptions faites de quelques zones telles que la réserve écologique de Buenos Aires, le complexe sportif du Club Atletico Boca Juniors ou encore de Puerto Madero, qui se sont développées sur des espaces artificiellement aménagés des côtes du Río de la Plata.

La région était initialement parcourue par divers ruisseaux et lagunes, lesquels furent comblés, asséchés ou canalisés. Ce fut notamment le cas en 1908, suite à des dégâts causés aux infrastructures de la ville par la montée des eaux. Les canaux étaient alors à ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue depuis le sol de la planète.) ouvert, traversés par divers ponts pour garantir la circulation (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.). En 1919 il fut décidé d'enterrer les canaux, et les travaux commencèrent en 1927 pour s'achever entre 1938 pour certains canaux, jusqu'en 1954 pour le Maldonado. Parmi les principaux canaux figurent los Terceros (du sud, du centre et du nord), Maldonado, Vega, Medrano, Cildañez et White.

Climat

Le climat de la ville est tempéré océanique, la moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de...) annuelle des températures étant de 16,6º C. L'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.), les températures oscillent entre 7º et 15º C, pouvant descendre jusqu'à 0º C. Exceptionnellement la ville a connu deux chutes de neige (La neige est une forme de précipitation, constituée de glace cristallisée et agglomérée en flocons pouvant être...) en 1918 (de nuit) et en 1969 (de jour). En été, les températures atteignent 25º C ; bien que peu élevées en comparaison aux climats du nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) du pays, elles provoquent une incommodité sensible en raison de l'humidité ambiante.

La moyenne annuelle des précipitations est de 1 146 mm. Les pluies les plus fréquentes ont lieu durant l'automne (L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et l'hiver.), le printemps (Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le début de l'année) est l'une des quatre saisons...) et l'été. Pendant les périodes chaudes et tempérées se produisent des averses brèves et de faible intensité, ou encore de la bruine, qui n'entravent pas le déroulement habituel des activités humaines.

Buenos Aires est soumise à deux types de vents : le pampero et la sudestada. Le premier est un vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus ont lieu sur Neptune et sur Saturne. Il est essentiel...) du sud-ouest (Le sud-ouest est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux sud et ouest. Le sud-ouest est opposé au nord-est.), qui débute généralement par une tempête éphémère, suivie de l'arrivée d'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude,...) sec et froid (Le froid est la sensation contraire du chaud, associé aux températures basses.). Il peut survenir à toute période de l'année, étant généralement apprécié l'été pour l'ai frais qu'il apporte. La sudestada, moins fréquente que le précédent, survient principalement en automne et au printemps. Il s'agit d'un vent puissant, venant du sud-est (Le sud-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux sud et est. Le sud-est est opposé au nord-ouest.), froid et très humide, qui généralement dure plusieurs jours et est accompagné de précipitations faibles et continues. Lorsqu'il dure, le vent peut provoquer la montée des eaux du Río de la Plata, produisant des inondations.

Les chutes de neige sont extrêmement rares à Buenos Aires. Les dernières remontent au 27 juillet 1928[2]. Le réchauffement continu de la température durant l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) du XXe siècle et qui se poursuit aujourd'hui, dû principalement à l'élargissement et l'accroissement des activités urbaines à Buenos Aires, éloigne d'autant plus la perspective de nouvelles chutes de neige.

Administration

Découpage administratif de Buenos Aires
Découpage administratif de Buenos Aires

Buenos Aires dispose de son propre gouvernement, comme tous les districts fédéraux d'Argentine. Le pouvoir exécutif de la ville est composé du Chef du gouvernement, élu par les habitants de la ville pour un mandat de quatre ans. Chef de gouvernement est le titre officiel correspondant à maire (Le maire représente l'autorité municipale. Dans de nombreux cas, il est le détenteur du pouvoir exécutif au niveau d'une ville ou communal en France et au Québec....). Issu d'une des familles les plus fortunées d'Argentine, Mauricio Macri est aussi le président du grand club de football de la capitale, Boca Juniors.Il peut être remplacé par le vice-chef du gouvernement en cas d'indisponibilité, ce dernier assurant également les fonctions de Président de la législature de la Ville de Buenos Aires. En mars 2006, le chef du gouvernement Aníbal Ibarra est destitué suite au scandale de la República Cromañón, une discothèque qui prit feu (Le feu est la production d'une flamme par une réaction chimique exothermique d'oxydation appelée combustion.) le 30 décembre 2004 en tuant 194 personnes et en blessant 714 autres. Jorge Telerman, alors vice-chef du gouvernement, lui succéda. Son mandat doit se terminer le 10 décembre 2007.

Le second tour de l'élection du 24 juin 2007 a vu la victoire de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère...) d'affaires , mais aussi président du grand club de football de la capitale Boca Juniors et député de droite depuis 2005 Mauricio Macri. Il devient le premier chef de gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires à être originaire d'un courant politique de droite. En 2003, il avait échoué face à Anibal Ibarra.[3]

Le pouvoir législatif est représenté par la Législature, qui se compose de soixante députés. Ceux-ci sont élus pour quatre ans et la Législature est renouvelée par moitié tous les deux ans via des élections directes non cumulatives selon la méthode D'Hondt.

En vertu de la loi dite Cafiero, la juridiction propre à la ville se limite aux domaines des contentieux de voisinage (La notion de voisinage correspond à une approche axiomatique équivalente à celle de la topologie. La topologie traite plus naturellement les notions globales comme la continuité qui s'entend ici comme la...), des contraventions, des contentieux administratifs et de la fiscalité locale. Le pouvoir judiciaire est formé de la Cours Supérieure de Justice, du Conseil de la Magistrature, du Ministère Public et des différents tribunaux de la ville.

D'un point de vue judiciaire, l'autonomie administrative de Buenos Aires est inférieure à celle des autres provinces qui composent la République d'Argentine. En terme de droit commun la ville reste régie par la juridiction nationale, et le contrôle de la Police Fédérale d'Argentine sur le territoire de la ville appartient au pouvoir exécutif national.

Quartiers

48 quartiers, dits barrios, composent la ville. Parmi les plus connus, citons les quartiers portuaires de La Boca et Puerto Madero, les quartiers touristiques et animés de San Telmo et Monserrat, et au nord les quartiers élégants, plus calmes et résidentiels, de Palermo et Recoleta.

Démographie

Évolution démographique de la ville de Buenos Aires
Évolution démographique de la ville de Buenos Aires

Au dernier recensement (Le recensement est une opération statistique de dénombrement d'une population.) national effectué en novembre 2001 par l'INDEC, la ville compte 2 995 805 habitants, dont 54,3% de femmes. La densité de population y est de 14 762,0 habitants/km²[4]. En juin 2006, une estimation donne 3 025 772 habitants pour la ville. 40% des porteños ne serait né ni dans la ville de Buenos Aires ni dans le Gran Buenos Aires, mais proviendrait de l'immigration soit depuis d'autres provinces argentines, soit depuis l'étranger. Cette valeur importante est imputée à la faible natalité des couches de classe moyenne des porteños natifs et à la forte émigration vers l'étranger dans certaines classes de population auxquelles se sont substituées des classes plus pauvres venant d'autres provinces argentines, durant la crise de 2001 et ses suites. Le recensement de 2001 dénombre 316 739 porteños nés à l'étranger.

Le taux de criminalité dans la ville est de 6 925,34 délits annuels pour 100 000 habitants. Près des trois quarts de ces délits sont des crimes contre des propriétés. Le taux annuel d'homicides est de 4,57 pour 100 000 habitants.

Économie

La tour BankBoston, inaugurée en 2001. La ville est le centre financier d'Argentine.
La tour BankBoston, inaugurée en 2001. La ville est le centre financier d'Argentine.

Buenos Aires est le cœur financier, industriel, commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) et culturel d'Argentine. Son port est l'un des plus actifs au monde : étant à l'embouchure du Río de la Plata sur l'océan Atlantique, les voies fluviales navigables connectent la ville au nord-est (Le nord-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux nord et est. Le nord-est est opposé au sud-ouest.) argentin, au Brésil, à l'Uruguay et au Paraguay. À l'ouest de Buenos Aires se trouve la Pampa Húmeda, la région agricole la plus productive du pays.

"El Obelisco" dans le centre ville, quartier de San Nicolás.

En 2004, le produit géographique brut (PGB) de Buenos Aires était d'environ 100 455 millions de dollars US[5], soit 36 185 dollars US par habitant. Le revenu moyen annuel par habitant, supérieur à 17 000 dollars US, est le triple de la moyenne nationale et fait de Buenos Aires l'une des villes latino-américaines aux plus forts revenus.

Le principal secteur économique de la ville est le secteur tertiaire, qui représente 73% de son PGB, alors que dans l'Argentine entière il représente 66%. Les activités les plus importantes sont les services immobiliers, commerciaux et de location, qui génèrent 17,195 millions de pesos. En deuxième place viennent les services financiers, qui génèrent 12,622 millions de pesos. Buenos Aires génère à elle seule 67% de la valeur ajoutés dans les activités financières au niveau national, concentrant 53% des dépôts et 68% des prêts.

Les industries représentent 20% du PGB, générant 20,308 millions de pesos. Le développement de la production semble avoir particulièrement profité de l'abandon de la parité peso/dollar, avec une croissance de 21% en 2004 contre 19% pour les services, notamment grâce à la hausse des exportations. Le PGB a augmenté de 8,5% en 2004[6], les secteurs connaissant les plus fortes hausses étant la construction (50%), le gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume...) et l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) (25,7%) et les transports (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre.) (18,7%). Les services financiers, quant à eux, baissent de 8%, accusant une chute de près de 44% depuis 2001.

Ces dernières années Buenos Aires s'affirme également comme un pôle touristique, les touristes étrangers étant attirés par la baisse du coût de la vie (La vie est le nom donné :) depuis la crise de 2001. Entre 2002 et 2004, le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'établissements hôteliers a augmenté de 10,7%, pendant que le nombre de logements habités connaissait une importante hausse de 42,9%[7].

Au premier trimestre 2006, le taux de chômage dans la ville de Buenos Aires était de 9,5%, alors qu'il monte jusqu'à 12,5% pour l'ensemble de la province de Buenos Aires, taux le plus élevé du pays[8]. En comparaison, certaines régions avaient à la même période un taux inférieur à 8%, comme le Noreste (7,1%) ou le Cuyo, région de Mendoza et San Juan (7,4%). Le taux a continuellement baissé depuis la fin de la crise économique jusqu'au dernier trimestre 2004 perdant près de 10% en deux ans, puis oscille entre 7% et 11% depuis 2005, restant donc assez volatile[9].

Tourisme (Le tourisme est le fait de quitter son domicile, pour des raisons personnelles, pour une durée supérieure à 24 heures. Ce qui implique la consommation d'une nuitée...) au cœur de la nation

La Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires fut la première église catholique à être construite dans la ville
La Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires fut la première église catholique à être construite dans la ville

Les lieux touristiques les plus importants se trouvent dans le centre historique (Le centre historique est l'espace urbain le plus ancien dans une commune.) de la ville, secteur formé pratiquement par les quartiers de Monserrat et de San Telmo. La ville commença à se construire aux environs de la Plaza Mayor (aujourd'hui Plaza de Mayo), et les institutions administratives de la colonie étaient installées dans ce secteur. À l'est de la Place, on peut voir la Casa Rosada, actuel siège du Pouvoir exécutif du pays (c’est-à-dire résidence du président de la république argentine), en un endroit où auparavant on pouvait admirer le vieux fort. Vers le nord de la Plaza de Mayo se trouve la Cathédrale métropolitaine, qui occupe le même lieu depuis l'époque de la colonie, et l'édifice de la Banque de la Nation Argentine. Une autre importante institution coloniale fut le Cabildo de Buenos Aires, situé vers l'ouest, qui n'a pas conservé sa forme originelle car une partie de sa structure fut démolie pour l'ouverture de l'Avenida de Mayo et la diagonale (On appelle diagonale d'un polygone tout segment reliant deux sommets non consécutifs (non reliés par un côté). Un polygone à n côtés possède diagonales.) Julio Argentino Roca. Vers le sud on peut voir l'édifice de l'ancien Congrès de la Nation, où actuellement fonctionne l'Académie nationale d'Histoire. Enfin, vers le nord-ouest (Le nord-ouest est la direction entre les points cardinaux nord et ouest. Le nord-ouest est opposé au sud-est.) on peut observer l'immeuble du Gouvernement de la ville, en avançant vers l'Avenida de Mayo.

L'Avenida de Mayo est considérée comme l'Axe Civique, car elle unit la Casa Rosada avec le Palais du Congrès de la Nation Argentine, sièges respectivement du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Tout au long de cette avenue, on peut observer certains édifices de grand intérêt culturel, architectural et historique: la Maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille, voire de plusieurs, sans être considérée comme un immeuble collectif.) de la Culture (La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détail, La Culture peut être considérée...), le Palacio Barolo et le Café Tortoni, entre autres. Au bout de la grande artère, on peut observer un superbe ensemble de deux places, décorées de différents monuments et sculptures, parmi lesquelles se trouve une copie signée du Penseur de Rodin. Aux environs de ces places se trouve le Palais du Congrès de la Nation Argentine.

Pour connaître la ville de Buenos Aires d'une manière vraiment différente, on devrait faire un tour gratuit avec "Cicerones de Buenos Aires"www.cicerones.org.ar.

Culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :)

Buenos Aires est certainement la ville d'Argentine la plus riche culturellement, du fait notamment de la grande diversité de sa population et de son histoire. Elle est souvent considérée comme la plus européenne des villes d'Amérique du sud. L'architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) de la ville a été influencée par plusieurs pays européens. Dans les quartiers les plus anciens, on retrouve un mélange de style moderne et de style colonial qui remonte à la domination espagnole.

Langues

  • On y parle principalement l'espagnol (castillan), avec quelques différences notamment de prononciation par rapport à celui parlé en Espagne : par exemple, le digramme « ll » ou le « y » sont prononcés « ch » par les Argentins vivants à Buenos Aires. Cet espagnol modifié est couramment appelé espagnol rioplatense.
  • Les porteños parlent également le lunfardo, un argot populaire dérivé de l'espagnol et d'autres langues importées par l'immigration : l'italien, le français, le portugais et le polonais. D'autres mots proviennent des gaúchos de la pampa, et une minorité provient de la population noire d'Argentine. Il fut principalement développé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe dans les zones les plus pauvres de Buenos Aires, Rosario et Montevideo. Le lunfardo a été immortalisé dans de nombreuses paroles de chansons populaires, en particulier dans des tangos.

Opéras, théâtres et cinémas

Le Teatro Colón, l'un des opéras les plus importants au monde.
Le Teatro Colón, l'un des opéras les plus importants au monde.

Buenos Aires détient la plus grande concentration de théâtres et opéras d'Amérique Latine. Elle abrite l'un des opéras les plus célèbres au monde, le Teatro Colón. Bâti sur l'avenue 9 de Julio, l'une des plus large au monde, sa construction a duré 20 ans et s'est achevée en 1908. Il peut accueillir plus de 3 000 personnes. De nombreux autres théâtres ou opéras se situent le long de l'avenue Corrientes ou ses environs, comme le Teatro Maipo ou le Teatro General San Martín, ce dernier abritant également des expositions artistiques et cinématographiques.

Le cinéma argentin, qui fut très actif avant la dictature militaire, connaît un regain d'activité depuis la fin des années 1990, la nouvelle vague du cinéma argentin. Il est le plus productif d'Amérique latine, notamment grâce à l'Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA) qui fait la promotion de films argentins à l'étranger. Parmi cette nouvelle vague, de nombreux films argentins ont été récompensés par divers prix (et parfois nominés aux Oscars), citons entre autres Nueve reinas de Fabián Bielinsky, El Hijo de la novia de Juan José Campanella, ou bien sûr Carnets de voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Le voyage s'est considérablement développé...) de Walter Salles. Depuis 1999 se tient chaque année dans la ville le festival international de cinéma independant de Buenos Aires, organisé par le Ministère de la culture de la ville de Buenos Aires.

Musées

La ville compte plus de 140 musées publics (dépendant souvent du secrétariat à la culture de la ville de Buenos Aires ou du gouvernement central) ou privés, parmi lesquels le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires, le Musée du cinéma Pablo Ducrós Hicken, le Musée d'art hispano-américain Isaac Fernández Blanco, le Musée d'histoire national ou encore le Musée national des Beaux-Arts. Ce dernier, inauguré le 16 juillet 1895, possède plus de 12 000 peintures, sculptures, tapisseries et autres types d'œuvres. On y trouve des peintures de Francisco Goya, Auguste Renoir, Édouard Manet (dont La Nymphe surprise), Vincent van Gogh, Claude Monet (dont Le Pont d'Argenteuil), Pablo Picasso, etc.

Le tango

Un tango dans une rue de San Telmo.
Un tango dans une rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de voies...) de San Telmo.

C'est très probablement à Buenos Aires ou à Montevideo qu'est né le tango, à la fin du XIXe siècle. Le tango est aujourd'hui toujours très pratiqué dans la ville, où de nombreux établissements, cafés ou restaurants proposent tous les jours des spectacles de danses. Les rues mêmes du quartier San Telmo vivent au rythme de la musique et accueillent fréquemment des danseurs, amateurs ou professionnels. L'avenue Corrientes, l'une des plus célèbres de la ville et qui a accueilli de grands spécialistes comme Carlos Gardel, rend hommage au tango grâce à 40 plaques commémoratives disposées en son long.

Gastronomie

La cuisine (La cuisine est l'ensemble des techniques de préparation des aliments en vue de leur consommation par les êtres humains (voir cuisinerie). La cuisine est diverse à travers le monde, fruit des ressources naturelles...) porteña a fortement été influencée par l'immigration italienne, les pizzas et glaces étant très répandues dans la ville. La viande de bœuf est aussi un grand classique, et le maté se boit à toute heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure...) dans les rues de Buenos Aires.

Voir aussi l'article cuisine argentine.

Divers

Floralis Generica, sculpture métallique offerte à la ville par l'architecte Eduardo Catalano.
Floralis Generica, sculpture (La sculpture existe depuis le paléolithique(il y a 25000 ans à peu près) et la petite figurine de Lespugue, sur ivoire de mammouth, est un très bel exemple de sculpture (taille directe par pression ou bien abrasion en...) métallique offerte à la ville par l'architecte (L'architecte est le professionnel du bâtiment dont la fonction est de concevoir et de diriger la réalisation d'une œuvre d'architecture pour le compte d'un propriétaire qui peut être un particulier, une...) Eduardo Catalano.

Buenos Aires abrite aussi de nombreuses bibliothèques et des associations culturelles variées. On compte 26 bibliothèques publiques, auxquelles on peut ajouter la Casa de Poesía. La Biblioteca Nacional, plus grande bibliothèque du pays, détient en autres une édition de La Divine Comédie de Dante (DANTE (Delivery of Advanced Network Technology to Europe) est une organisation à but non lucratif établie à Cambridge en Angleterre en 1993 et dont...) datant de 1484, ou encore une page de la première impression de la Bible de Gutenberg. La Biblioteca del Congreso de la Nación, avec son patrimoine bibliographique de plus de 2 millions d'exemplaires, figure parmi les bibliothèques les plus complètes du monde.

Buenos Aires est la ville d'origine ou de résidence d'écrivains argentins célèbres tels que Leopoldo Lugones, Jorge Luis Borges, Manuel Mujica Laínez, Adolfo Bioy Casares, Ernesto Sábato, Leopoldo Marechal, Victoria Ocampo, et Julio Cortázar (qui vécut à Paris). Certaines personnalités internationales ont également choisi de vivre à Buenos Aires, c'est le cas de René Goscinny, Marcel Duchamp, Witold Gombrowicz, Jerry Masucci, Romola Nijinska, Rosa (Rosa peut désigner :) Chacel, Antoine de Saint-Exupéry et Eugene O'Neill, de même que l'armateur Aristote (Aristote (en grec ancien Ἀριστοτέλης / Aristotélês) est un philosophe...) Onassis.

L'un des lacs des Bosques de Palermo.
L'un des lacs des Bosques de Palermo.

Durant la guerre civile espagnole et ses suites directes, Buenos Aires accueillit de nombreux réfugiés espagnols, comme le philosophe José Ortega y Gasset et le compositeur Manuel de Falla, lequel s'installa par la suite à Córdoba (Argentine).

Le rockeur Luca Prodan, arrivé d'Angleterre (L’Angleterre (England en anglais) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec 50 763 000...) à Buenos Aires dans les années 1980, devint une icône du rock argentin.

Buenos Aires compte de nombreux autres sites d'intérêt culturel ou d'agrément, notamment dans le quartier de Palermo où l'on retrouve le zoo, les jardins botaniques de la ville, les Bosques de Palermo et le planétarium Galileo Galilei (Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un physicien et astronome italien du XVIIe siècle,...), qui offrent à eux seuls plus de 50 hectares de verdure à la ville.

Sports

La Bombonera, stade du Club Atlético Boca Juniors
La Bombonera, stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi, « se tenir droit et ferme ») est un...) du Club Atlético Boca Juniors

Le sport le plus pratiqué, aussi bien à Buenos Aires que dans toute l'Argentine, est le football. Une grande partie des clubs les plus renommés du championnat d'Argentine de football résident dans la ville, c'est le cas des deux clubs les plus célèbres en Argentine, le Club Atlético Boca Juniors et Club Atlético River Plate, dont la rencontre donne lieu chaque année aux fameux clásicos. Moins connu à l'étranger mais tout autant adulé de ses supporters, le Club Atlético San Lorenzo de Almagro tient ses quartiers dans le barrio de Boedo. La ville accueille aussi les clubs de Velez Sarsfield et Argentinos Juniors, parmi de nombreux autres. En conséquence, les infrastructures consacrées au football sont très développées, la ville possède par exemple plusieurs stades de plus de 50 000 places, comme l'Estadio Monumental (stade de River Plate) ou la Bombonera (Boca Juniors). Beaucoup d'infrastructures ont été construites ou développées pour la coupe du monde de football de 1978 en Argentine. C'est aussi dans des quartiers pauvres de Buenos Aires que Diego Maradona a grandi, et il est toujours resté très attaché à sa ville.

En dehors du football, on retrouve les clubs de River Plate et Boca Juniors dans la Liga Nacional A de basket-ball.

Le tennis est également très apprécié, après avoir été popularisé par Guillermo Vilas dans les années 1970. Parmi les joueurs originaires de Buenos Aires, citons également l'Argentine Gabriela Sabatini. Le tournoi ATP de Buenos Aires est la seule compétition ATP d'Argentine.

Buenos Aires fut le lieu de diverses compétitions sportives internationales. En plus du mondial de football cité plus haut, elle a accueilli les Jeux Panaméricains de 1951, deux mondiaux masculins de basket-ball (en 1950 et 1990) et de nombreuses courses automobiles pour le Grand Prix automobile (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport...) d'Argentine, sur le circuit Oscar Alfredo Gálvez.

Buenos Aires a été candidate malheureuse des Jeux Olympiques d'été à trois occasions : en 1956 (JO de Melbourne), en 1968 (JO de Mexico) et en 2004 (JO d'Athènes). L'Argentine est le seul membre fondateur du CIO à n'avoir pas encore accueilli les Jeux.

Parmi les autres sports populaires à Buenos Aires figurent le golf, le rugby et le hockey sur gazon.

Universités et sciences

  • Université de Buenos Aires
  • Université Catholique Argentine
  • Université de Belgrano
  • UCEMA

Cinq prix Nobel sont sortis de l'Université de Buenos Aires, l'un des meilleurs établissement universitaire d'Amérique du Sud, qui fournit des enseignements gratuits à des étudiants venants des quatre coins du globe.

Buenos Aires est un centre majeur pour la psychanalyse (Dans le définition qu'en donnait Sigmund Freud , la psychanalyse est le nom :), particulièrement l'école lacanienne.

Transports et économie

  • métro de Buenos Aires
  • Transports urbains du grand Buenos Aires
  • Aéroport international d'Ezeiza
  • Aeroparque Jorge Newbery (L' Aeroparque Jorge Newbery est l'aéroport de trafic national et régional de Buenos Aires, en Argentine. Il fut inauguré en 1947, sur des terrains gagnés sur le Rio de la Plata, dans...)

Blasonnement (ville)

D'azur à deux voiliers voguant sur des ondes, desquelles est issant en bande une ancre, le tout d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) surmonté d'une aigle volant et rayonnant du même.

Jumelage

  • États Unis Miami (Miami est une ville importante située au sud-est de la Floride, aux États-Unis d'Amérique. Chef-lieu du comté de Miami-Dade, c'est, par sa population...) (États Unis)

Ville natale

  • Marcelo Figueras (1962)
  • Juan Solanas (1966), réalisateur.
  • Jorge Telerman

Notes

  1. La démission de Fernando De la Rua offre la présidence à l'opposition péroniste
  2. Voir (es) EL INVIERNO EN LA CIUDAD DE BUENOS AIRES
  3. Mauricio Macri fait basculer à droite la municipalité de Buenos Aires, Christine Legrand, Le Monde, 26 juin 2007, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-927658@51-927526,0.html
  4. Dans un premier temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), l'INDEC dénombra 2 776 138 habitants (soit une densité de 13 679,6 habitants/km²), puis publia un correctif pour arriver à 2 995 805 habitants. Voir le rapport en pdf.
  5. D'après le bulletin de résultats 245 de la Dirección General de Estadísticas y Censos : (lien).
  6. À prix constants de 1993
  7. Encuesta de Ocupación Hotelera (EOH), Dirección General de Estadística y Censos (G.C.B.A.) et Secretaría de Turismo de la Ciudad de Buenos Aires.
  8. Voir Clarín : http://www.clarin.com/diario/2006/06/06/um/m-01210011.htm
  9. Voir CEDEM (Centro de Estudios para el Desarrollo Económico Metropolitano) : (lien)
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