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Glacier

Un glacier est une masse de glace plus ou moins étendue qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. Écrasée sous son propre poids, la neige (La neige est une forme de précipitation, constituée de glace cristallisée et agglomérée en flocons pouvant être ramifiés d'une...) expulse l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est nécessaire de...) qu'elle contient, se soude en une masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la force de gravitation (la masse...) compacte et se transforme en glace (La glace est de l'eau à l'état solide.).

Le domaine de plasticité de la glace étant particulièrement étendu, un glacier (Un glacier est une masse de glace plus ou moins étendue qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. Écrasée...) s'écoule lentement sous l'effet de la gravité le long d'une pente ou par fluage.

« Glacier » est un terme francoprovençal que l'on rencontre dès le XIVe siècle en Valais et qui dérive du bas latin glacia ou du latin classique glacies. À partir du milieu du XVIIIe siècle, en France, on le préfère au terme « glacière » qui était alors utilisé.

Les glaciers représentent 98,5% des eaux douces de la planète.

Caractéristiques

Description

Glacier Schlatenkees dans les Alpes autrichiennes montrant les zones d'accumulation, de transport et d'ablation.
Glacier Schlatenkees dans les Alpes autrichiennes montrant les zones d'accumulation, de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..)....) et d'ablation.

Tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) comme chaque rivière est unique par ses caractéristiques, aucun glacier ne ressemble à un autre. Il est cependant possible de distinguer certaines caractéristiques récurrentes et s'appliquant de manière générale.

On peut distinguer trois zones dans un glacier :

  • la zone d'accumulation : c'est la partie du glacier où les précipitations de neige se transforment en glace. Elle correspond à la zone des neiges éternelles et par conséquent la glace est rarement mise à nu. La zone d'accumulation correspond en général à 60 à 70% de la superficie (L'aire ou la superficie est une mesure d'une surface. Par métonymie, on désigne souvent cette mesure par le terme « surface » lui-même (par exemple, on parle de la...) d'un glacier alpin ;
  • la zone de transport : c'est la partie du glacier où la fonte reste limitée et où le glacier est le plus épais. L'érosion glaciaire y est à son maximum ;
  • la zone d'ablation : c'est la partie du glacier où la fonte importante provoque la diminution de l'épaisseur du glacier jusqu'à sa totale disparition au niveau du front glaciaire qui peut prendre la forme d'une falaise (Une falaise est un escarpement rocheux créé par l'érosion le long d'une côte. On peut distinguer les falaises basses (hauteur inférieure à 2...), d'une colline, d'un amas désorganisé de glace,...

La ligne d'équilibre d'un glacier est la limite qui sépare la zone du glacier où le bilan en masse est excédentaire et la zone du glacier où le bilan en masse est déficitaire. Cette ligne d'équilibre est matérialisée durant les mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) chauds par la limite entre neige persistante (les neiges éternelles) et glace apparente. La ligne d'équilibre est utilisée pour marquer la fin de la zone d'accumulation d'un glacier.

Ces trois secteurs d'un glacier sont très variables en taille, voire absents sur certains glaciers.

Les couches successives de neige qui forment le glacier emprisonnent durant leur passage dans l'atmosphère poussières, pollens, polluants et piègent des bulles d'air qui conservent la teneur des gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume...) composant l'atmosphère à l'époque de piégeage. Ces informations font d'un glacier un véritable livre relatant l'évolution de l'atmosphère durant des centaines de milliers d'années. Des forages (Vostok en Antarctique) permettent de remonter des carottes de glace et d'analyser la composition de l'atmosphère à l'époque de la formation des strates.

Plus une glace est sombre, moins elle contient de bulle d'air.

Schéma d'un glacier type.
Schéma d'un glacier type.

Un glacier possède d'autres caractéristiques qui sont révélatrices de la topographie, du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de...), de son activité érosive, de son passé :

  • un verrou glaciaire ou une augmentation de la pente peut provoquer en surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est...) la formation de crevasses et de séracs car la glace subit des contraintes supérieures à la limite de sa plasticité ;
  • une rimaye (Une rimaye (dit rimaille ou plus souvent rimaie) est une crevasse dans un glacier située à la frontière supérieure entre la glace en mouvement et l'environnement immobile (en général rocher, glace...) peut se former entre la zone d'accumulation et la zone de transport ;
  • une fonte de la surface ou un apport d'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) extérieur peut former bédières et moulins ;
  • des apports extérieurs ou des remontées de débris rocheux peuvent recouvrir partiellement ou totalement un glacier. Ces débris protègent le glacier du rayonnement solaire (En plus des rayons cosmiques (particules animées d'une vitesse et d'une énergie extrêmement élevées), le Soleil rayonne des ondes électromagnétiques...) et des températures atmosphériques ce qui permet parfois à un glacier dont la langue terminale est entièrement recouverte de débris de descendre plus bas en altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique...) que s'il en était dépourvu.

Bilan hydrique glaciaire

On peut définir un bilan hydrique saisonnier pour un glacier.

Ce bilan fait la différence entre perte et gain d'eau, qu'elle soit sous forme liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.), solide ou gazeuse. Durant les mois les plus chauds, les précipitations sous forme de neige sont au plus bas et la remontée des températures accélère la fonte du glacier en étendant sa zone d'ablation à plus haute altitude. Le bilan hydrique du glacier est alors négatif : sa masse diminue en perdant plus d'eau qu'il n'en reçoit. À l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x =...), les mois les plus froids voient les précipitations neigeuses augmenter et la fonte atteindre son minimum. Le bilan hydrique du glacier est positif : sa masse augmente en reconstituant ses stocks de glace qu'il a perdu l'été.

Le bilan hydrique saisonnier d'un glacier défini le débit du torrent émissaire dont le flot est composé des eaux de fonte. Le débit des eaux de fonte est à son maximum les mois les plus chauds et est à son minimum les mois les plus froids. Il faut préciser que ce débit des eaux de fonte, même s'il l'influence fortement, ne correspond pas au débit du torrent émissaire qui peut être grossi par les pluies ou atténué par l'évaporation, la recharge de la nappe phréatique, le prélèvement pour les activités humaines, etc. Le débit des eaux de fonte, s'il est directement lié aux précipitations neigeuses, est beaucoup plus affecté par d'autres facteurs météorologiques : l'intensité et la durée de l'ensoleillement et les températures qui sont des variables plus stables dans l'espace et dans le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) que les précipitations. Ainsi, on peut observer des fluctuations journalières du débit des eaux de fonte : le maximum est atteint dans l'après-midi tandis que le minimum l'est en fin de nuit.

Le glacier, en jouant le rôle de réservoir d'eau douce, régularise le débit des cours d'eau en aval tout au long de l'année. Il permet ainsi à la végétation en aval du glacier de disposer de réserves d'eau constantes et d'éviter ou d'atténuer d'éventuelles périodes de sècheresse.

Vitesse (On distingue :) d'un glacier

Un glacier commence à se déformer et est donc capable d'avancer en acquérant une certaine plasticité lorsqu'il dépasse cinquante mètres d'épaisseur. C'est aussi pour cette raison que la surface des glaciers est couverte de séracs et de crevasses : la couche supérieure correspondant aux cinquante premiers mètres du glacier ne se déforme pas mais casse.

Un glacier avance, se déplace à cause de la gravité ou se déforme, flue à cause de son propre poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Elle est...). La vitesse et la direction du déplacement sont fonction de la topographie, de la température du glacier, de sa teneur en air, de la quantité d'eau liquide qu'il contient, de la quantité et de la nature des matériaux rocheux qu'il transporte, de sa réaction face à la rencontre avec d'autres glaciers,...

En général, plus la pente est forte et régulière, le glacier lourd, ayant une température élevée et contenant de l'eau liquide, de l'air et peu de grosses roches, plus il ira vite et réciproquement.

Le fait qu'un glacier soit recouvert ou non d'une couche de débris rocheux peut influencer sa vitesse d'écoulement par le biais des eaux de fonte. Ces eaux de fonte, en s'écoulant entre le glacier et les parois rocheuses, lubrifie la glace qui glisse mieux contre la roche (La roche, du latin populaire rocca, désigne tout matériau constitutif de l'écorce terrestre. Tout matériau entrant dans la composition du sous-sol est formé par un assemblage de minéraux, comportant...). En comportant des débris rocheux à sa surface, un glacier s'isole des rayonnements solaires et des températures atmosphériques, diminuant par là même la fonte de la glace à sa surface. Disposant de moins d'eau liquide, le glacier avance moins vite que si sa glace était découverte.

La vitesse d'écoulement n'est pas la même en tout point (Graphie) d'un glacier. Elle varie selon la distance avec les parois et selon qu'on se trouve en zone d'accumulation, de transport ou d'ablation. Plus la glace est proche des parois latérales, plus sa vitesse est réduite. Dans la zone d'accumulation et de transport, la vitesse est généralement maximale dans les profondeurs du glacier, tandis qu'elle l'est à la surface du glacier dans la zone d'ablation. Cette vitesse différentielle fait que le litage des couches de neige est horizontal (Horizontal est une orientation parallèle à l'horizon, et perpendiculaire à la verticale. Une ligne horizontale va « de la gauche vers la droite » ou vice versa.) dans la zone d'accumulation, puis devient vertical (Le vertical (rare), ou style vertical, est un style d’écriture musicale consistant en accords plaqués.) dans le zone de transport pour redevenir horizontal dans la zone d'ablation.

Les vitesses d'écoulement d'un glacier sont très variables. La vitesse moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun...) pour un glacier classique est de l'ordre de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres par jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les...). Certains glaciers (glaciers suspendus ou glaciers dits morts) ont une vitesse d'écoulement quasiment proche de zéro. D'autres glaciers (ice streams) peuvent avancer de plusieurs dizaines de mètres par jour. Ainsi, un glacier de Groenland (Le Groenland (prononcez /gʁɔɛn.lɑ̃d/, écrit Groënland dans la graphie française d'avant 1850, Grønland en danois...), le Kangerdlugssuaq (ou Kangerlussuaq situé au sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) de Nuuk) a multiplié sa vitesse par trois entre 1996 et 2005 et atteint à cette date de plus de quatorze kilomètres par an soit une moyenne de quarante mètres par jour[1].

Recul et avancée glaciaire

Le glacier du Rhône avant 1900
Le glacier du Rhône avant 1900
Le glacier du Rhône en 2005
Le glacier du Rhône en 2005

Le front d'un glacier peut être amené à avancer ou à reculer dans une vallée. Ces mouvements sont le résultat d'un déséquilibre entre apport de neige et fonte : lorsque le bilan hydrique annuel est négatif, le glacier entre dans une phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) de recul et réciproquement.

Il faut rappeler que quand on parle d'un recul glaciaire, ce n'est pas le glacier qui recule, la glace continuant d'avancer vers la bas de la vallée, c'est la position du front glaciaire qui se déplace vers le haut de la vallée.

Si l'apport de neige, et par conséquent de glace, est plus important que la fonte du front glaciaire, le glacier progressera dans la vallée. Ceci peut être provoqué par un refroidissement climatique et/ou une augmentation des précipitations. Les effets inverses seront à l'origine d'un retrait glaciaire.

Les conséquences d'un retrait ou d'une avancée glaciaire dans la morphologie d'un glacier peuvent être spectaculaires et radicales :

  • dans le cas d'un retrait glaciaire, la surface du glacier devient concave (en creux) dans la largeur (La largeur d’un objet représente sa dimension perpendiculaire à sa longueur, soit la mesure la plus étroite de sa face. En géométrie plane,...) et dans la longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus éloignées. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est celle de...), sa surface se couvre de bédières, de moulins et d'une moraine de surface qui peut le recouvrir entièrement sous plusieurs mètres de matériaux, les zones d'accumulation et de transport peuvent diminuer en taille au profit de la zone d'ablation, le front glaciaire peut se diviser en digitations dans le cas d'un glacier de piémont ;
  • dans le cas d'une avancée glaciaire, la surface devient convexe (En géométrie, un objet est convexe si pour toute paire de points { A , B } de cet objet, le segment [AB] qui les joint est entièrement contenu dans l'objet. Par exemple,...) (en bosse) dans la longueur et la largeur, la glace en surface reste apparente car n'ayant pas le temps de se couvrir de débris, la zone d'ablation diminue au profit des zones d'accumulation et de transport, le front glaciaire se transforme en lobe glaciaire dans le cas d'un glacier de piémont.

Certaines progressions d'un glacier sont révélatrices d'une mauvaise santé du glacier et s'apparentent plus à un suicide qu'à une croissance. Il s'agit des surges glaciaires.

Attention aussi à ne pas confondre progression glaciaire et jökulhlaup qui sont des inondations provoquées par une vidange d'un lac (En limnologie, un lac est une grande étendue d'eau située dans un continent où il suffit que la profondeur, la superficie, ou le volume soit suffisant pour provoquer une stratification, une zonation,...) intraglaciaire formé au cours d'une éruption volcanique.

Quant à la tendance actuelle, et contrairement à la croyance en vogue, les mesures[2],[3],[4],[5] effectuées depuis cinquante ans ne permettent pas d'induire une tendance dans un sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du vieillissement, suivi de son...) ou dans l'autre : la taille des grands glaciers semble croître depuis vingt-cinq ans, alors que celle de certains petits glaciers semble diminuer.

Exemples de progression de glaciers[6] :

  • la majorité des glaciers de Norvège ;
  • la majorité des glaciers de Nouvelle-Zélande ;
  • le glacier Maili en Russie ;
  • le glacier Abramov au Kirghiztan ;
  • le glacier Silvretta en Suisse ;
  • le glacier Perito Moreno en Argentine ;
  • certains glaciers aux États-Unis, notamment la calotte locale du Mont McKinley et le glacier Hubbard ;
  • l'inlandsis (Un inlandsis est une nappe de glace, un glacier continental très étendu, connu aussi sous le nom plus commun de calotte polaire.) du Groenland s'épaissit.

Exemples de régressions de glaciers :

  • les glaciers suisses ont perdus 40% de leur longueur, plus de la moitié de leur masse et une centaine ont disparus entre 1850 et 1999 et continuent de perdre cinquante centimètres d'épaisseur chaque année[7] ;
  • le glacier du Rhône en Suisse a perdu 2,3 kilomètres de longueur entre 1850 et 1999[8] ;
  • le glacier d'Aletsch en Suisse a perdu cent mètres d'épaisseur entre 1870 et 2001[9] ;
  • les glaciers de Valsorey et de Tseudet en Suisse ont perdus 1,4 kilomètres de longueur entre 1850 et 1998[10] ;
  • le glacier de Grindelwald en Suisse a perdu 1,6 kilomètres de longueur entre 1850 et 2000[11] ;
  • le glacier Furtwängler (calotte locale du Kilimandjaro) a perdu 80% de son volume (Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.) au cours de XXe siècle et disparaitra entre 2015 et 2020.

Des ingénieurs tentent depuis quelques années de mettre au point des techniques pour ralentir ou stopper la fonte des glaciers, voire de leur faire regagner de la masse. Ainsi, une technique expérimentale consistait, à l'aide de nombreux forages dans la glace, à injecter de l'eau dans un glacier suisse qui était utilisé pour le ski d'été. Cette eau devait permettre au glacier de regagner de la masse en descendant moins vite dans la vallée. La technique, trop chère et pas assez efficace, a été abandonnée. En 2005, la station de ski d'Andermatt en Suisse a emballé une partie d'un glacier dans des bandes de mousse en PVC. Selon les résultats obtenu, la surface recouverte sera étendue par la suite[12]. Bien qu'elles puissent produire des résultats encourageants, ces techniques ne résolvent pas la source du problème et ne font que retarder l'échéance d'une disparition de ces glaciers.

Risques naturels liés aux glaciers

Les glaciers peuvent provoquer de nombreuses catastrophes liées à leur nature (eau solide et liquide), leurs caractéristiques (présence de séracs, de crevasses, etc) et leur capacité (surge glaciaire, barrage (Un barrage est un ouvrage d'art construit en travers d'un cours d'eau et destiné à réguler l'écoulement naturel de l'eau pour permettre l'écoulement recherché.), etc).

Les glaciers peuvent provoquer :

  • des avalanches par une chute de séracs ou du front glaciaire ;
  • des inondations par une fonte excessive, un jökulhlaup, une vidange d'un lac intraglaciaire ou d'un lac de surface (formé par le barrage d'une vallée adjacente par le glacier, une dépression à la surface du glacier, etc) ;
  • des chutes de rochers provenant des moraines ;
  • une destruction des forêts, champs, villages, etc par ensevelissement lors d'une avancée glaciaire, d'une surge glaciaire ;
  • des affaissements de terrain, éboulements, etc lors d'un recul glaciaire sur les parois des vallées qui ne sont plus maintenues par le glacier (exemple : Ruines de Séchilienne) et sur les moraines, notamment latérales, qui ne sont plus protégées de l'érosion par le glacier.

Records chez les glaciers

Il existe une multitude de petits glaciers à travers le monde (Le mot monde peut désigner :) qui s'apparentent plus à de gros névés compactés qu'à de vrais glaciers.

Le plus long glacier du monde est le glacier Beardmore en Antarctique (L'Antarctique (prononcé [ɑ̃.taʁk.tik] Écouter) est le continent le plus méridional de la Terre. Situé au pôle Sud, il est entouré de l'océan Austral (ou océan...) avec plus de 160 kilomètres de long.

Le plus grand inlandsis est celui de l'Antarctique avec 13 586 000 km2. C'est également le plus épais avec un maximum de 4 700 mètres d'épaisseur. Celui du Groenland fait quant à lui 1 700 000 km2 avec un maximum de 3 000 mètres d'épaisseur.

La plus grande calotte glaciaire est celle du Austfonna (Svalbard) avec 8 200 km2. Celle du Vatnajökull en Islande (L’Islande, (en islandais Ísland, littéralement « terre de glace »), est un État insulaire de l’océan Atlantique Nord, situé entre...) atteint 8 100 km2 et mille mètres d'épaisseur.

Le plus grand glacier de piémont est le glacier Malaspina en Alaska avec un lobe glaciaire de 3 900 km2.

Le plus grand glacier de vallée des Alpes est le glacier d'Aletsch (Suisse) avec 23,6 kilomètres de long (2002).

Le plus grand glacier français est le glacier Cook (Kerguelen).

Le plus long glacier français de métropole est la Mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) de Glace dans le massif (Le mot massif peut être employé comme :) du Mont-Blanc.

Types de glaciers

Glaciers alpins ou glaciers confinés

Il s'agit de glaciers dont la morphologie est dépendante du relief (Le relief est la différence de hauteur entre deux points. Néanmoins, ce mot est souvent employé pour caractériser la forme de la surface de la Terre.). Ils se trouvent en général en montagne (Une montagne est une structure topographique significative en relief positif, située à la surface d'astres de type tellurique (planète tellurique, satellites comme la Lune), et faisant...) et occupent le fond des talwegs.

Glacier de vallée

Le glacier d'Aletsch en Suisse
Le glacier d'Aletsch en Suisse

Les glaciers de vallée sont la représentation classique que l'on se fait d'un glacier : un bassin d'alimentation en forme de cirque au pieds de pics dépassant de la neige, une masse de glace allongée occupant toute la largeur d'une vallée et un front glaciaire donnant naissance à un torrent.

Un glacier de vallée peut se former à partir d'une seule zone d'accumulation ou de plusieurs. Il peut également recevoir des masses de glaces qui proviennent de glaciers adjacents et venant grossir le flot de glace.

Exemples de glacier de vallée :

  • la Mer de glace en France ;
  • le glacier d'Aletsch en Suisse ;
  • le glacier Bering en Alaska.

Glacier suspendu

Un glacier suspendu est généralement de petite taille et est perché sur les flancs d'une montagne. Il n'est composé que d'une zone d'accumulation, parfois une courte zone de transport mais très rarement d'une zone d'ablation. La glace est évacuée par sublimation ou par chute de séracs, séracs qui peuvent donner naissance à un glacier régénéré en contre-bas.

Exemples de glaciers suspendus :

  • le glacier de l'Ailefroide en France ;
  • le glacier de la Momie sur le Pelvoux en France ;
  • le glacier des Grands Couloirs sur la Grande Casse en France.

Glacier régénéré

Il s'agit d'un glacier dont les apports en neige sont fournis par des chutes de séracs provenant d'un glacier suspendu. Un glacier suspendu étant en général de faible superficie, les apports en neige sont limités et les glaciers régénérés sont souvent petits et ne parviennent pas à former des glaciers de vallée. Leur glace s'évacue par la sublimation ou la fonte. Le glacier régénéré est en quelque sorte la zone d'ablation d'un glacier suspendu.

Exemples de glaciers régénérés :

Glacier de cirque

Le glacier Stubaier sur le Jochdohle en Autriche
Le glacier Stubaier sur le Jochdohle en Autriche

Un glacier de cirque est un glacier qui occupe la totalité d'un cirque et ne le quittant pas ou très peu. Il s'agit en fait de la partie correspondant à la zone d'accumulation d'un glacier de vallée. Il possède une zone d'accumulation, une zone de transport réduite et une zone d'ablation.

Exemple de glaciers de cirque :

  • le glacier d'Arsine en France ;
  • Le glacier Stubaier sur le Jochdohle en Autriche.

Glacier de piémont

Le lobe glaciaire du glacier Malaspina en Alaska
Le lobe glaciaire du glacier Malaspina en Alaska

Il s'agit d'un glacier de vallée qui atteint la plaine (Une plaine est une forme particulière de relief, c'est un espace géographique caractérisé par une surface topographique plane, avec des pentes relativement faibles. Elle se trouve à...) au pied de la chaine de montagne. Il possède une zone d'accumulation et une zone de transport classique mais sa zone d'ablation s'étale dans la plaine soit en digitations, soit en un lobe glaciaire plus ou moins étendu. Devant le lobe glaciaire peut se former un sandur, lieu propice à l'installation de formations glaciaires et péri-glaciaires : drumlins, eskers, kames, kettles, blocs erratiques, moraines,...

Exemple de glaciers de piémont :

  • le glacier Malaspina en Alaska ;
  • certaines langues terminales du Vatnajökull en Islande.

Glacier côtier

L'Engabreen en Norvège
L'Engabreen en Norvège

Un glacier dont l'une des langues rejoint la mer ou l'océan est généralement qualifié de côtier. Ces situations ne se rencontrent qu'en des latitudes élevées, un tel glacier requérant une température annuelle moyenne atmosphérique au niveau de la mer (Le niveau de la mer est la hauteur moyenne de la surface de la mer, par rapport à un niveau de référence adéquat.) approchant la température de glaciation (Une glaciation ou période glaciaire est à la fois une phase paléoclimatique froide et une période géologique de la Terre...). On en rencontre en Norvège et en Alaska où ils se jettent dans des fjords.

Exemple de glaciers côtiers :

  • la langue glaciaire Engabreen du glacier Svartisen en Norvège s'arrête à vingt mètres de l'Océan Atlantique ;
  • le glacier Brady en Alaska, long de 39 km, il se jette dans la baie Taylor (océan Pacifique) ;
  • le glacier Brüggen au Chili qui se jette dans le fjord Eyre (océan Pacifique) ;
  • le glacier Chenega en Alaska qui se jette dans le détroit du Pince (Une pince est un dispositif mécanique ou un outil, ayant pour fonction de pincer quelque chose d'autre, c'est-à-dire serrer pour saisir ou maintenir.) William (océan Pacifique).

Calotte locale

Le glacier Furtwängler au sommet de Kilimandjaro en 1993
Le glacier Furtwängler au sommet de Kilimandjaro en 1993

Ce sont des glaciers qui possèdent certaines caractéristiques des inlandsis : une grande superficie, une forme aléatoire, une grande épaisseur, une pente relativement faible du substrat rocheux, une évacuation de la glace par de larges fronts glaciaires et/ou par des émissions de glaciers. Il s'agit en fait de mini-inlandsis souvent perchés au sommet de montagnes ou de volcans et en partie confinés par les sommets qui composent la montagne. Ce sont bien souvent des reliquats des grandes calottes polaires des anciennes glaciations.

Exemple de calottes locales :

  • le glacier Furtwängler Kilimandjaro en Tanzanie ;
  • la calotte du Mont Sanford en Alaska.

Glacier continental ou glacier non confiné

Leur étendue et leur épaisseur sont tellement importantes que le relief a peu d'incidence sur leur morphologie. Ils se présentent sous la forme d'un immense amas de glace au sommet formant (Dans l'intonation, les changements de fréquence fondamentale sont perçus comme des variations de hauteur : plus la fréquence est...) un plateau peu pentu percé de temps à autre par un nunatak, s'écoulant de toute part en produisant des lobes glaciaires, des digitations et des ice streams.

Calotte glaciaire

La calotte glaciaire du Vatnajökull en Islande
La calotte glaciaire du Vatnajökull en Islande

Leur étendue est inférieure à 50 000 km².

Exemples de calottes glaciaires :

  • le Vatnajökull en Islande ;
  • le glacier Cook sur l'île Kerguelen (France) ;
  • le Austfonna au Svalbard (Le Svalbard est un archipel de la Norvège situé à la limite de l'océan Arctique et de l'océan Atlantique, entre le Groenland à l'ouest, l'archipel François-Joseph...) (Norvège).

Inlandsis

Le mont Sidley et l'inlandsis en Antarctique
Le mont Sidley et l'inlandsis en Antarctique

Leur étendue est supérieure à 50 000 km2.

Il n'existe que deux inlandsis au monde :

  • celui du Groenland ;
  • celui de l'Antarctique.

Critère de température

En plus de la morphologie, on peut classer les glaciers suivant leur température. Celle-ci est évidemment fonction de l'altitude et de la latitude (La latitude est une valeur angulaire, expression du positionnement nord-sud d'un point sur Terre (ou sur une autre planète), au nord ou au sud de l'équateur.) du glacier mais aussi de la présence ou non d'activité volcanique sous le glacier.

  • « Glacier tempéré » (dit homéotherme) : Un glacier tempéré est un glacier dont les premiers mètres sous la surface (dix à vingt mètres en général) se retrouvent à un moment ou à un autre de l'année susceptibles de dépasser le point de fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une...) de la glace sous pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.). Ils se rencontrent dans les basses et moyennes altitudes des montagnes (Himalaya, Alpes, Rocheuses, etc).
  • « Glacier froid » : Un glacier froid (Le froid est la sensation contraire du chaud, associé aux températures basses.) est un glacier dont la température de la base à la surface du glacier est inférieure à -30°C tout au long de l'année. Cette température ne permet pas à la glace sous pression de dépasser son point de fusion. Ils se rencontrent aux pôles et sur les sommets des montagnes.
  • « Glacier subpolaire » : Un glacier subpolaire est un glacier dont la température de la base à la surface du glacier est inférieure à -30°C tout au long de l'année. Cependant la zone d'accumulation est susceptible de dépasser le point de fusion de la glace les mois les plus chauds.

Formation des glaciers

Pour qu'un glacier se constitue ou se maintienne, il faut que l'apport de neige excède ou équilibre la perte de glace due à la fonte, à la sublimation et au glissement de la masse d'eau gelée vers l'aval. L'altitude minimale pour l'obtention des conditions nécessaires à la formation d'un glacier varient selon le climat et la latitude d'une région.

Si elle se situe quasiment au niveau de la mer au pôles, elle se trouve en revanche entre 2 700 et 3 500 mètres d'altitude[13] dans les Alpes et au-delà sous les tropiques (l'altitude limite reste très difficile à déterminer actuellement en raison du réchauffement climatique).

Modelés et sédimentation glaciaires

Les différentes formations glaciaires
Les différentes formations glaciaires

Les glaciers laissent de nombreuses traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un réseau vétérinaire sanitaire de certification et de notification basé sur internet sous...) de leurs passages dans le paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays ». Portion de l'espace terrestre saisi horizontalement par un observateur, il implique un...) sous forme de dépôts de toute sorte :

  • Moraine : Les moraines sont des collines allongées formées de matériaux de taille variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une...) (des argiles jusqu'au rochers de plusieurs dizaines de tonnes), transportés et déposés par le glacier lors de sa fonte. Les moraines peuvent être soit frontale (la plus courante) lorsqu'elle se trouve à l'avant du glacier, latérale lorsqu'elle se trouve sur ses cotés et médiane lorsqu'elle se situe dans le glacier (formée par la réunion de deux moraines latérales de deux glaciers qui se rejoignent). Les moraines sont de taille et de hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) très variable (quelques dizaines de centimètres à plusieurs dizaines de mètres) et peuvent créer des lacs en formant un barrage.
  • Drumlin : Un drumlin est une colline allongée de la même composition que les moraines et se formant lors d'un retrait glaciaire.
  • Kettle : Un kettle est un petit lac généralement circulaire formé par le moulage d'un bloc de glace isolé du glacier et pris dans des sédiments.
  • Kame : Un kame est un dépôt fluvio-lacustre en forme de butte irrégulière, composée de sédiments fins et formés par les eaux de fonte du glacier.
  • Esker : Un esker est une colline allongée composée de dépôts fluvio-glaciaires déposés par une rivière sous-glaciaire et reproduisant le moulage du tunnel (Un tunnel est une galerie souterraine livrant passage à une voie de communication (chemin de fer, canal, route, chemin piétonnier). Sont apparentés aux tunnels par leur mode de construction les grands ouvrages hydrauliques...) de glace.
  • Bloc erratique : Un bloc erratique est un rocher pouvant peser plusieurs centaines de tonnes et déposé par un glacier lors de sa fonte.
  • Sandur : Un sandur est une plaine glaciaire formée par l'accumulation de sédiments et de débris glaciaires relachés par le glacier et déposés par les eaux de fonte du glacier.
  • Lœss : Le lœss est un dépôt éolien constitué de fines particules (argiles, sables, etc) prélevées sur les sandurs, transportées parfois sur des milliers de kilomètres et déposées sous un climat périglaciaire.

Érosion glaciaire

Vallée glaciaire dans les Écrins (France)
Vallée glaciaire dans les Écrins (France)

Les glaciers, de par leur poids, les roches qu'ils contiennent, les eaux de fonte qu'ils produisent, la nature et la dureté du substrat sur lequel ils évoluent ainsi que de leur grande capacité de transport érodent et modèlent le paysage en laissant des formes caractéristiques de leur passage :

  • Vallée glaciaire : Une vallée glaciaire est une vallée jadis occupée par un glacier (de vallée en l'occurrence) et dont la coupe latitudinale revèle un profil en forme de « U » dit « en auge ».
  • Cirque glaciaire : Les zones d'ablation des glaciers peuvent créer des cirques si l'érosion est suffisante pour accentuer les pentes de la montagne.
  • Pics et arètes : Les pics et les arètes sont la résultante des sommets qui ne sont pas affectés par l'érosion glaciaire. L'exemple le plus célèbre est le Cervin. Dans les inlandsis et les calottes glaciaires, les équivalents des pics sont les nunatak.
  • Roches moutonnées : Les roches moutonnées sont un substrat rocheux qui a acquis une surface bosselée du même aspect qu'une toison de laine. Les roches moutonnées peuvent s'étendrent sur des kilomètres.
  • Abrupt d'arrachement : Un abrupt d'arrachement est une partie en saillie du substrat rocheux dont la face aval présente une cassure (En minéralogie, la cassure désigne l'aspect de la surface d'un minéral qui, après avoir été soumis à une contrainte, se brise en présentant des surfaces de fractures irrégulières, dans des...) quasiment perpendiculaire (En géométrie plane, on dit que deux droites sont perpendiculaires quand elles se coupent en formant un angle droit. Le terme de perpendiculaire vient du latin...) au passage du glacier, signe que la glace a débité des blocs dans la saillie rocheuse. Les abrupts d'arrachement peuvent atteindre des dimenssions importantes et former des falaises.
  • Poli glaciaire : Un poli glaciaire est une surface rocheuse parfois de grande surface qui a été totalement aplanie et usée au point de devenir pratiquement lisse.
  • Stries glaciaires : Les stries glaciaires sont des entailles et des rainures dans la roche formées soit par le passage d'un rocher enchassé dans la glace et qui a agi à la manière d'un burin (Le burin est un outil consistant en une tige carrée ou rectangulaire en acier trempé et insérée dans un manche en forme de champignon. L’extrémité est sectionnée...), soit par le passage d'un cours d'eau sous-glaciaire qui a usé la roche.
  • Lac d'origine glaciaire : Les lacs formés par les glaciers se logent soit dans les parties surcreusées par le glacier (ombilic glaciaire), soit sont retenus par des moraines laissés par les glaciers lors de leur retrait.
  • Seuil glaciaire : Un seuil glaciaire est une partie rocheuse en saillie dans le fond d'une vallée qui a géné le glacier dans son déplacement. Les seuils glaciaires comportent souvent à leur surface des roches moutonnées, des abrupts d'arrachement, etc et une partie surcreusée de la vallée en amont.
  • Épaulement glaciaire : Un épaulement glaciaire est un replat perpendiculaire à une vallée glaciaire qui a été modelé par le passage d'un glacier. En général, deux épaulements se font face. On peut dire qu'ils constituent l'équivalent vertical de seuil glaciaire.

Glaciations

Rebond isostatique et eustasie

Tourisme (Le tourisme est le fait de quitter son domicile, pour des raisons personnelles, pour une durée supérieure à 24 heures. Ce qui implique la consommation d'une nuitée auprès d'un hôtelier et...)

Grotte taillée dans le glacier Feegletscher en Suisse
Grotte taillée dans le glacier Feegletscher en Suisse

Les glaciers constituent un attrait touristique indéniable. De nombreuses personnes se déplacent vers les glaciers pour :

  • le panorama ;
  • le ski d'été ;
  • les grottes de glace ;
  • l'escalade de glace ;
  • l'alpinisme ;
  • les circuits sur les glaciers avec des engins motorisés ou sous forme de randonnée glaciaire.

Grands glaciers par continents

Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité...)

  • L'Austfonna (Svalbard/Norvège).
  • Le Vatnajökull (Islande).
  • Le glacier d'Aletsch (Suisse), plus grand glacier des Alpes.
  • Le glacier Cook (Kerguelen).
  • La Mer de glace (France) est le glacier français le plus célèbre, il mesure sept kilomètres de long.
  • Le glacier des Bossons (France).
  • Le glacier d'Argentière (France).

Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale...)

  • Le glacier du Baltoro (Pakistan) (57 kilomètres)
  • Le glacier du Siachen (Inde).
  • Le glacier d'Inylchec (Kirghizstan).

Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface...)

  • Le glacier Furtwängler (calotte du Kilimandjaro, Tanzanie).

Océanie

  • Le glacier Hooker (Nouvelle-Zélande).
  • Le glacier Franz Josef (Nouvelle-Zélande).
  • Le glacier Fox (Nouvelle-Zélande).

Amérique

  • Le glacier Perito Moreno (Argentine) est célèbre pour se jeter dans un lac et se rompre périodiquement sous la pression de l'eau.
  • Le glacier Barnard (Alaska).
  • Le glacier Malaspina (Alaska).

Antarctique

  • Le glacier Beardmore.
  • Le glacier Axel Heiberg mesure 48 kilomètres de long et descend du plateau antarctique jusqu'à la barrière de Ross.

Glacier extraterrestre

Calotte du pôle nord de Mars
Calotte du pôle nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de Mars

Il existe des glaciers sur d'autres planètes :

  • sur Mars, outre les calottes polaires, on a retrouvé des traces de glaciers. Il se pourrait même que certains subsistent dans le creux de certains cratères près des pôles.
  • Ganymède, un satellite (Satellite peut faire référence à :) de Jupiter, possède une surface composée de glace d'eau de et silicates.
  • Callisto et Europe, deux autres satellites de Jupiter, possèdent une surface composée de glace d'eau.
Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0.

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