Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Partenaires
Organismes
 CEA
 ESA
Sites Web
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
 A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | +
Sous-réseau

Le mot sous-réseau a deux significations. Sa signification ancienne mais plus générale est un réseau (Réseau informatique) physique faisant parti d'un réseau plus global (en:internetwork). Au niveau d'IP, un sous-réseau est un sous-ensemble (En mathématiques, un ensemble A est un sous-ensemble ou une partie d’un ensemble B, ou encore B est sur-ensemble de A, si tout élément du sous-ensemble A est...) d'un réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud (node)...) de classe (en:classful network). Le reste de cet article concerne cette dernière signification.

L'utilisation de sous-réseau (Le mot sous-réseau a deux significations. Sa signification ancienne mais plus générale est un réseau (Réseau informatique) physique faisant parti d'un réseau plus global (en:internetwork). Au...) (Subnetting) dans un réseau IP permet de diviser un gros réseau unitaire en ce qui apparaît comme plusieurs sous-réseaux. Cette notion a été introduite avant l'arrivée des classes de réseau dans IPv4 (L'Internet Protocol version 4 ou IPv4 est la première version d'IP à avoir été largement déployée, et forme encore la base (en 2007) de l'Internet. Elle est décrite dans la RFC numéro 791 (RFC 791).), pour permettre à un seul site d'avoir un certain nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de réseaux locaux (Réseau local). Même après l'introduction des classes de réseau, les sous-réseaux restent utiles pour réduire le nombre d'entrées dans la table de routage (Les tables de routage contiennent les informations indispensables à l'acheminement des datagrammes à travers les réseaux informatiques. Chaque machine connectée à l'Internet possède sa table de...) pour Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en utilisant le...) en cachant des informations sur les sous-réseaux individuels d'un site. De plus, cela a permis de réduire la surcharge réseau (en:overhead), en divisant le nombre d'hôtes recevant des appels broadcast ( Dans le domaine des télécommunications en général, le Broadcasting désigne une méthode de diffusion de données à partir d'une source unique vers un ensemble de récepteurs. Dans le domaine de l'informatique, le...) IP.

Masque de sous-réseau (Un masque de sous-réseau permet d'identifier un sous-réseau.)

Un masque de sous-réseau (aussi connu sous le nom de subnet mask, netmask et address mask) est un masque (bitmask) indiquant le nombre de bits utilisés pour identifier le sous-réseau, et le nombre de bits caractérisant les hôtes (ce qui indique aussi le nombre d'hôtes possibles dans ce sous-réseau).

Les masques de sous-réseau utilisent la même représentation que celles des adresses. Avec IPv4, la notation décimale à point (Graphie) (en:dotted decimal notation) utilise quatre nombres allant de 0 à 255, séparés par des points (par exemple 255.128.0.0).

Mais dans les masques de sous-réseau, seuls certains nombres sont autorisés : 0, 128, 192, 224, 240, 248, 252, 254 et 255 (correspondant aux octets de valeurs binaires 00000000,10000000,11000000,etc).

Une autre représentation est possible avec un nombre hexadécimal de huit chiffres (par exemple, FF.80.00.00 = 255.128.0.0).

Une forme plus courte est connue sous le nom de notation CIDR (acronyme de Classless Inter-Domain Routing). Elle donne le numéro du réseau suivi par un slash ("/") et le nombre de bits à 1 dans la notation binaire (Système binaire) du masque de sous-réseau (c'est-à-dire le nombre de bits importants dans le numéro du réseau). Par exemple, 192.0.2.96/28 indique une adresse IP (Une adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet, ou plus généralement et...) où les 28 premiers bits sont utilisés comme adresse (Les adresses forment une notion importante en communication, elles permettent à une entité de s'adresser à une autre parmi un ensemble d'entités. Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, chaque adresse doit correspondre à une unique...) réseau (ce qui est identique à 255.255.255.240).

Concept du sous-réseau

Les adresses IPv4 sont composées de trois parties : le réseau, le sous-réseau (qui est maintenant considéré comme faisant parti du réseau, bien qu'il faisait partie à l'origine de la dernière partie), et l'hôte. Il existe 5 classes (class (CLASS (CLS) est un célèbre groupe de l'underground informatique. CLASS a cessé son activité le 8 janvier 2004 et en a profité pour réaliser une "endtro". Selon leurs dires, ils auraient rippé 1234 jeux...)) d'adresses IP.

Classe Bits les plus significatifs Début Fin Masque par défaut en notation décimale Notation CIDR
A 0 1.0.0.0 127.0.0.0 255.0.0.0 /8
B 10 128.0.0.0 191.255.0.0 255.255.0.0 /16
C 110 192.0.0.0 223.255.255.0 255.255.255.0 /24
D 1110 224.0.0.0 239.255.255.0
E 1111 240.0.0.0 255.255.255.0

L'adresse réseau 127.0.0.1 est laissée de côté car elle a été conçue pour le loopback et ne peut pas être affectée à un réseau.

Exemple

Considérons l'adresse IP 12.11.10.9 avec un masque de sous-réseau 255.254.0.0 (ou autrement 12.11.10.9/15) :

L'adresse hôte 12.11.10.9 (décimal) => 00001100 00001011 00001010 00001001 (binaire).
Le bit le plus significatif est zéro (Le chiffre zéro (de l’italien zero, dérivé de l’arabe sifr, d’abord transcrit zefiro en italien) est un symbole marquant une position vide dans l’écriture...), donc nous avons un réseau de classe A avec 12.0.0.0 comme adresse réseau (voir en:classful network).
Le masque de sous-réseau 255.254.0.0 (décimal) => 11111111 11111110 00000000 00000000 (binaire).
Le masque de sous-réseau étend l'adresse réseau de sept bits supplémentaires (254). Du coup, nous avons un numéro de sous-réseau de 10 et une adresse réseau étendue de 12.10.0.0 (décimal) = 00001100 00001010 00000000 00000000 (binaire) (ET logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et raisonnement) est dans une...) entre 12.11.10.9 et 255.254.0.0).
La partie restante indiquant l'hôte est 0.1.10.9 (décimal) => 00000000 00000001 00001010 00001001 (binaire).

Déterminer le nombre d'hôtes et de sous-réseaux d'un réseau particulier est assez simple si vous connaissez le masque de sous-réseau. Disons que vous avez l'adresse réseau 154.4.32.0 (donc de classe B donc 16 bits pour la partie réseau) avec 255.255.224.0 comme masque de sous-réseau. Cette adresse réseau peut aussi s'écrire 154.4.32.0/19

Adresse réseau 154.4.32.0 (décimal) => 10011010.00000100.00100000.00000000 (binaire)
Adresse de sous-réseau 255.255.224.0 (décimal) => 11111111.11111111.11100000.00000000 (binaire)
Le masque de sous-réseau comprend 19 bits pour la partie réseau de l'adresse et 13 bits pour la partie hôte.

23 = 8 (19 - 16 = 3) sous-réseaux possibles disponibles suivant la RFC 1812. En utilisant l'ancien standard RFC 950, le nombre de sous-réseaux utilisables est de 6. Ceci est dû au fait que la RFC 950 (section 2.1, page 5) ne supporte pas les sous-réseaux avec seulement des 1 ou seulement des 0.

213 − 2 = 8190 hôtes possibles sur chaque sous-réseau.

Décompte des hôtes et sous-réseaux

Il est possible de déterminer le nombre de sous-réseaux requis dans chaque masque de sous-réseau avec le nombre d'hôtes.

Par exemple, nous utiliserons le sous-réseau de classe B, 255.255.0.0.

La forme binaire s'écrit 11111111.11111111.00000000.00000000.

En ajoutant quelques bits de masque supplémentaire pour notre sous-réseau, nous pouvons déterminer le nombre de sous-réseaux.

11111111.11111111.11000000.00000000 => 255.255.192.0 (/18)

Nous pouvons maintenant découvrir le nombre de sous-réseaux avec 2 à la puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) du nombre de bits que nous avons ajouté. Dans notre exemple, nous en avons ajouté 2 : 22 = 4 ce qui nous donne le numéro de sous-réseau. Pour obtenir le nombre réel de sous-réseau, nous soustrayons 2 de cette valeur.

En utilisant le bit le moins significatif (lsb, acronyme de least significant bit) du sous-réseau, nous découvrons le nombre d'hôtes. Le LSB de 11111111.11111111.11000000.00000000 est 1000000.00000000 => 16384. Pour obtenir le nombre réel d'hôtes, nous soustrayons 2 de cette valeur à cause du besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les...) d'une adresse pour le réseau et d'une adresse de broadcast.

Réseaux privés

L'IANA (acronyme de " The Internet Assigned Numbers Authority ") a réservé les trois blocs d'adresses suivants pour les réseaux privés (RFC1918) :

Bloc d'adresses réseau Notation CIDR
10.0.0.0 - 10.255.255.255 /8
172.16.0.0 - 172.31.255.255 /12
192.168.0.0 - 192.168.255.255 /16

Sous-réseaux non standard

Sous-réseau zéro

Illégal bien qu'utilisable, c'est le premier sous-réseau. Par exemple, le sous-réseau 1.0.0.0 avec 255.255.0.0 comme masque de sous-réseau. Le problème avec ce sous-réseau est que l'adresse unicast (Le terme unicast définit une connexion réseau point à point.) pour le sous-réseau est la même que l'adresse unicast pour le réseau de classe A complet.

Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0.

Vous pouvez soumettre une modification à cette définition sur cette page. La liste des auteurs de cet article est disponible ici.