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L' Architecture japonaise (????, Nihon kenchiku) a une histoire aussi ancienne que celle du Japon. Fortement influencé par l'architecture chinoise, elle se distingue cependant par certains aspects et différences importantes qui sont typiquement japonaises. La plupart des bâtiments qui subsistent aujourd'hui de l'architecture (L’architecture, terme issu du latin architectura, mot tiré du grec αρχιτεκτων (« maître-maçon ») de αρχι...) pré-moderne japonaise sont en majoritairement des châteaux, des temples bouddhistes, et des temples Shinto.
Comme c'est souvent le cas avec les architectes contemporains et l'architecture mondiale actuelle, l'architecture japonaise (L' Architecture japonaise (????, Nihon kenchiku) a une histoire aussi ancienne que celle du Japon. Fortement influencé par l'architecture chinoise, elle se distingue cependant par certains aspects et...) d'aujourd'hui reflète une approche globale et moderne des anciens modèles, ayant souvent que peu de rapports avec les constructions japonaises traditionnelles.
Pour plus d'informations sur ces concepts artistiques, référez-vous à la section Art japonais.
Les premières constructions Bouddhistes encore existantes au Japon, ainsi que les bâtiments en bois les plus anciens en Extrême-Orient se trouvent à H?ry?-ji (???, " Temple de la Loi Florissante " dont la construction débuta en 607) , au sud-ouest de Nara (??). Construit au début du VIIe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une...), ce temple privé du Prince Shotoku (????, Sh?toku Taishi, 574 - 622) , se compose de 41 bâtiments indépendants; le plus important de tous, étant, le temple principal du culte, ou Kond? (??, salle d'or), et le Gojû-no-Tô (????, Pagode (La pagode (mot d'origine indienne transmis par l'intermédiaire du portugais) est un lieu de culte pour les croyants de la religion bouddhiste. C'est la forme qu'a pris le stûpa dans le monde...) a cinq étages) érigé au centre d'un espace ouvert entouré par un cloître (Un cloître (ou anciennement cloistre, ou clouastre) est une cour entourée de murs et de galeries établies à côté des églises cathédrales, collégiales et monastiques. Dès les premiers temps du christianisme, des cloîtres...) couvert. Le Kond?, construit selon l'ordonnancement des temples du culte Chinois, est une structure a deux étages faite d'un enchevêtrement poutres de piliers, recouverte par un irimoya (???), un toit a pignon incliné élaboré à l'aide de tuiles en céramique (Premier « art du feu » à apparaître (avant la métallurgie et le travail du verre), la céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre qui ont subi une transformation...).
La construction des temples du VIIIe siècle a été focalisé autour du T?dai-ji(???, réalisé entre 745 et 752) à Nara. Construit comme le centre d'un réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud...) de temples provinciaux, le T?dai-ji est le complexe religieux le plus ambitieux érigé au début de l'émergence du bouddhisme au Japon. Le Bouddha d'une hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) de 14.98 mètres (achevé en 752) qui repose dans le temple principal, ou Daibutsu (??, " Grand Bouddha "), est un Bouddha Rushana (????), une figure représentant l'essence de la bouddhéité. De la même façon, T?dai-ji représentait le centre du Bouddhisme impérial, participant de manière importante à la diffusion (Dans le langage courant, le terme diffusion fait référence à une notion de « distribution », de « mise à disposition » (diffusion d'un produit, d'une information), voire de « vaporisation » (diffuseur d'un parfum).) du culte dans l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble, désigne intuitivement une collection d’objets (que l'on appelle éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme l'énonçait, le...) du Japon. Aujourd'hui, seuls quelques fragments de la statue originelle subsistent encore, le temple actuel et le Bouddha central étant des reconstructions de l'ère Edo.
Groupés autour du Daibutsu-den (???, " salle du Daibutsu "), sur les versants d'une colline légèrement inclinée, furent construits plusieurs temples secondaires: Hokkedô (???, le temple du Sutra du Lotus, construit en 733), avec sa représentation principale: Fukukenjaku Kannon (??, le bodhisattva le plus populaire), fabriqué à l'aide de laque sèche (kanshitsu, ??, des bandes de tissu de chanvre imprégnés de laque et ensuite enroulé dans une armature de bois pour leur donner une forme); Kaidanin (???, " salle de l'Ordination ") avec ses statues magnifiques en argile des quatre Rois célestes (???, Shi Tennô); et le grenier (Le grenier (latin graniarium) est un local hors-sol destiné au stockage du grain. Il peut être intégré à un bâtiment, ou constituer une petite construction indépendante (grenier à mil).) (?, kura), appelé Sh?s?in (???). Cette dernière structure rectangulaire en trois parties, juchée sur 40 piliers hauts de 2,4 mètres (construite aux environs de 760) en bois de cyprès servait à l'origine à engranger le riz. Le Sh?s?in prit de l'importance à partir du VIIIe siècle lorsqu'il commença à servir d'entrepôt à près de 3000 objets d'arts: des outils ayant été utilisés lors de la cérémonie de bénédiction du temple en 752 (qui consista a ouvrir symbloiquement les paupières du Bouddha Rushana), des documents du gouvernement et de nombreux objets réunis par l'empereur Shômu (??, 701 - 756) et l'impératrice Kôken (??, 718 - 770 ).
En réaction à la prospérité et au pouvoir grandissant du Bouddhisme organisé à Nara, le prêtre K?kai (??, 774 - 835, plus connu sous son titre posthume : ????, Kôbô Daishi) voyagea jusqu'en Chine pour étudier le Shingon (??), une forme de bouddhisme vajray?na qu'il introduisit au Japon en 806. Au centre du culte Shingon, se trouvent divers mandalas, diagrammes de l'univers (On nomme univers l'ensemble de tout ce qui existe, comprenant la totalité des êtres et des choses (celle-ci comprenant ou non, selon les philosophies, les choses immatérielles) et les lois...) spirituel qui influença le style de temple. L'architecture bouddhique japonaise adopta aussi le stûpa (Un stûpa (un mot sanskrit) est une structure architecturale bouddhiste et jaïna que l'on trouve dans le sous-continent indien, dont il est originaire, mais...) dans sa forme chinoise de pagode.
Les temples érigés pour cette nouvelle secte ont été construits dans les montagnes, loin de la cour et des profanes de la capitale. La topographie irrégulière de ces sites obligea les architectes japonais à repenser les problèmes de construction des temples et donc à choisir plus d'éléments de décor autochtones. Des toits en écorce (L'écorce est le revêtement extérieur du tronc, des branches et des racines des arbres, et plus généralement des plantes ligneuses.) de cyprès remplacèrent ceux en tuiles de céramique, des planches de bois furent utilisées à la place des sols en terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.) et un lieu de culte séparé fut ajouté en face du sanctuaire principal pour les laïcs.
Pendant l'ère Fujiwara, le bouddhisme Jôdo (??, bouddhisme de la " Terre pure "), qui offrait un salut facile grâce à la croyance en Amida (???, le " Bouddha du Paradis de l'ouest "), devint populaire. En opposition, la noblesse de Ky?to (??, " ville capitale ") développa une société dévouée à la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) de l'élégance esthétique. Leur monde (Le mot monde peut désigner :) était si beau et rassurant qu'ils ne pouvaient pas concevoir que le Paradis en fusse bien différent. La salle d'Amida, mêlant le religieux et le profane, abrite une image ou plus de Bouddha à l'intérieur d'une structure ressemblant aux manoirs de la noblesse.
Le hôôdô (" salle du phénix ", achevée en 1053) du By?d?-in (???), un temple dans l'Uji (???, uji-shi) au sud-est de Ky?to, est le type même des salles Amida de l'époque Fujiwara. Il se constitue d'une structure principale rectangulaire flanquée de deux ailes de couloirs en forme de L et d'un corridor de queue, situé à la lisière d'un large étang (Un étang (estang, latin stagnum) est une étendue d'eau stagnante, peu profonde, de surface relativement petite (jusqu'à quelques dizaines d'hectares), résultant de l'imperméabilité du sol. L'étang est un plan d'eau continental...) artificiel. À l'intérieur, une unique représentation dorée d'Amida (aux environs de 1053) est placée sur une haute plateforme. Cette sculpture (La sculpture existe depuis le paléolithique(il y a 25000 ans à peu près) et la petite figurine de Lespugue, sur ivoire de mammouth, est un très bel exemple...) a été réalisée par Jôchô (??, mort en 1057) qui utilisa de nouveaux canons de proportion ainsi qu'une nouvelle technique (yosegi, ??) qui consiste à tailler une statue dans plusieurs morceaux de bois et de les assembler par l'intérieur. Sur les murs sont gravés les reliefs en bois coloré de 52 effigies des Bosatsu (Bodhisattva) qui accompagnent Amida dans sa descente du Paradis de l'ouest pour accueillir l'âme des fidèles à leur mort et les ramener dans des pétales de lotus. Cette descente, appelée raigô (??), peinte sur les portes en bois du hôôdô, est un exemple précurseur du Yamato-e (???, un style de peinture japonais) car elle contient des représentations des paysages autour de Ky?to. Le hôôdô est actuellement devenu un musée.
Le développement principal de cette période a été la mise en place de la cérémonie du thé (???, chanoyu) engendrant la construction de maisons où se tiennent cette manifestation (les maisons de Thé). Cette cérémonie consistant a passer du temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent...) avec des personnes appréciant les arts, en se nettoyant l'esprit, avec un bol de thé servi de façon gracieuse. Le modèle rustique des petites maisons rurale fut adopté pour la création de ces maisons, mettant en avant des matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) naturels comme des bûches recouvertes de leur écorce et la paille tissée.
Deux nouvelles formes d'architecture furent développées en réponse au climat militaire de cette époque:
Le château de Himeji (???, Himeji-j?, 1346 - 1618), aussi connu sous le nom de " Château du Héron Blanc " (???, Hakuro-j?), avec ses toits courbés élégants et son complexe de trois tours bâties autour du donjon principal (??, tenshu), est une des structures les plus belles de l'ère Azuchi Momoyama (??????, Azuchi-Momoyama-jidai).
L' ?hiroma (???, grande salle de réception de la partie extérieure de l'enceinte) du château de Nijo (???, Nij?-j?, construit durant le XVIIe siècle) à Ky?t? est une construction classiques de shoin, avec son tokonoma (???, une sorte d'alcôve), donnant, par l'intermédiaire d'une fenêtre (En architecture et construction, une fenêtre est une baie, une ouverture dans un mur avec ou sans vitres. Une fenêtre assure plusieurs fonctions pour le local concerné : éclairage, vue intérieur-extérieur ou vers...), sur un parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il se distingue...) soigneusement aménagé, différencie clairement les secteurs pour les seigneurs de Tokugawa (????, 1603 - 1867) et ceux pour leurs vassals.
Le palais isolé de Katsura (???, Katsura riky?), construit en imitant le palais du Prince Genji, contient l'ensemble des bâtiments de type shoin combinés avec des éléments d'architecture japonaise classique, mais, avec des modifications novatrices. Le complexe est entouré dans sa totalité par un magnifique jardin parcouru de chemins piétonniers. La ville d'Edo (??) fut a plusieurs reprises sujette à des feux brutaux et ce qui entraîna l'élaboration d'une architecture simplifiée afin de pouvoir reconstruire facilement la ville après ces incendies. Le bois de charpente des bâtiments était recueilli et stocké dans des villes voisines lorsque l'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) approchait, comme le temps sec a aidait la propagation du feu. Une fois qu'un feu éclatait et était maîtrisé, le bois était renvoyé à Edo et les quartier de la ville étaient rapidement reconstruits. En raison de la politique des shogun du sankin k?tai (???? , littéralement " échanges assidus déroutants ") les daimy? firent construire de grandes maisons ainsi que des parcs, pour leur propre plaisir et celui leurs invités. K?rakuen (?????, k?rakuen teien) est un parc de cette époque qui existe toujours et est ouvert au public.
Après 1867, lorsque l'empereur Meiji (Meiji Tennô, 1852 - 1912) monta sur le trône, le Japon fut envahi par de nouvelles formes de culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :) étrangères. Au tout début du XXe siècle, les formes d'art européennes furent introduites leur mariage produisant des bâtiments notables comme la gare (Une gare est d'ordinaire un lieu d'arrêt des trains. Une gare comprend diverses installations qui ont une double fonction :) ferroviaire de Tôkyô (Tôkyô-eki 1914) et le bâtiment de la Diète nationale (kokkai, 1920 - 1936) qui existent toujours aujourd'hui.
Comme souvent dans la culture et la société japonaise, l'arrivée des technologies modernes apporta une nouvelle impulsion à l'architecture de l'archipel (Un archipel est un ensemble d'îles relativement proches les unes des autres.). La nécessité de reconstruire le Japon après la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est...) Guerre mondiale donna une forte impulsion à l'architecture japonaise, plaçant ainsi les constructions contemporaines japonaises parmi les plus impressionnantes en terme de technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) et de conception formelle. L'architecte (Un architecte (du grec arkhitektôn qui signifie « maître charpentier ») est souvent un créatif dont le métier est de concevoir (par le dessin de plans) et de faire construire des...) japonais le plus connu est Kenzo Tange (?? ?? note), on lui doit l'ensemble sportif de Yoyogi (????????, en 1964) des Jeux Olympiques de T?ky?, soulignant un contraste entre l'enchevêtrement des murs et piliers du bâtiment avec les toits raides et réminiscents du tomoe (?) (un antique symbole héraldique en forme de spirale ((voir page de discussion)) engendrant, des rapports de formes et de mouvements dynamiques.
Avec l'arrivée des techniques de construction occidentales, des nouveaux matériaux, et l'introduction du modèle Meiji au Japon, de nouvelles structures en béton (Béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats (sable, gravillons) agglomérés par un liant.) et en acier (L'acier est un alliage à base de fer additionné d'un faible pourcentage de carbone (de 0,008 à environ 2,14 % en masse). La teneur en carbone a une influence considérable (et assez complexe) sur les propriétés de...) furent établies contrastant fortement avec les modèles architecturaux traditionnels. Le Japon joua un rôle moteur (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail.[réf. nécessaire]) dans la conception des gratte-ciel (Un gratte-ciel (de l'anglais skyscraper) est un immeuble dont la hauteur est très supérieure à la moyenne. La hauteur à partir de laquelle un immeuble est considéré comme gratte-ciel varie suivant les villes concernées. Sont considérés...) modernes, du fait de sa connaissance parfaite du principe du porte-à-faux qui permet de soutenir de lourdes charges comme les toits lourds des temples. Frank Lloyd Wright (Frank Lloyd Wright (8 juin 1867, Richland Center, Wisconsin, États-Unis - 9 avril 1959, Phoenix, Arizona) est devenu un architecte américain célèbre.) fut fortement influencé par les arrangements spatiaux de l'architecture japonaise et sa façon d'interpénétrer les espaces intérieur et extérieur en créant des ouvertures dans les murs à l'aide de portes coulissantes. À la fin du XXe siècle, cependant, seule l'architecture domestique et religieuse japonaise est régie par ce style commun. Les villes se raidirent avec l'arrivée des gratte-ciel modernes: la vue de l'horizon (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie, littérature, et bien d'autres domaines :) de T?ky? (???, T?ky?-to) reflète parfaitement l'assimilation des techniques et formes occidentales modernes dans l'architecture nippone en restant fidèle à la tradition architecturale du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...).
Le réaménagement de l'espace urbain (Un espace urbain, ou espace urbain multipolaire, est, en France et selon la définition de l'INSEE, un ensemble continu d'aires urbaines et de communes dites multipolarisées, c'est-à-dire dont au moins 40% de la population résidente active...) rendu nécessaire suite à la dévastation laissée à la fin de la Seconde Guerre mondiale produisa des architectes majeurs tels que Kunio Maekawa (???? note) et Kenzo Tange. Kunio Maekawa, en tant que disciple de l'architecte mondialement connu, Le Corbusier (Charles-Édouard Jeanneret-Gris, connu sous le pseudonyme de Le Corbusier (diminutif Corbu), est un urbaniste, décorateur, peintre, architecte suisse romand naturalisé français (6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds - 27 août 1965 à...), engendra des constructions fonctionnelles et modernes dans un style totalement international. Kenzo Tange, qui travailla d'abord pour Kunio Maekawa, soutena lui aussi le concept de modernité fonctionnelle. Tous deux étaient enclins aux idées d'infusion de l'esthétique japonais à l'intérieur de la rigidité contemporaine des bâtiments, retournant vers les concepts spatiaux et proportions modulaires traditionnelles issues des tatamis (?, nattes de sommeil). Ils employèrent différentes matériaux et textures afin d'égayer l'omniprésence morne du béton armé et de l'acier, intégrant notamment des jardins et des sculptures à leurs constructions.
Tange employa le principe du porte-à-faux dans un système de piliers et de poutres hérités des anciens palais impériaux; le pilier (Un pilier est un organe de structure architecturale sur lequel se concentrent de façon ponctuelles les charges de la superstructure (par exemple les charges d'une charpente ou celles des...) — un élément traditionnel des constructions de bois japonaises — devint un élément fondamental dans ses conceptions. Fumihiko Maki (?? ? note) avança de nouvelles idées d'urbanisation avec ses idées basées sur le principe du " cocooning " autour d'un espace intérieur (oku), un concept spatial japonais adapté aux besoins urbains. Il préconisa également l'usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) d'espaces ouverts (ma), se reflétant ainsi à l'esthétique japonais hérité des idées bouddhistes. Cet esthétique typiquement japonais se retrouve dans l'ensemble des conceptions de Maki, comme la mise en avant d'ouvertures sur d'intimes jardins japonais (????, nihon teien) proche du niveau du sol, éludant ainsi les horizons dissonants. Le concept architectural domminant des années 1970, le " métabolisme " de la convertibilité, qui permet de modifier l'utilisation des espaces de manière adaptive aux besoins du moment, est fortement présent dans l'ensemble des constructions modernes du pays.
Arata Isozaki (??? note) fut un architecte important des années 1970 et des années 1980, à l'origine étudiant et collaborateur de Tange, il s'inspira également du travail de Le Corbusier en focalisant son attention sur les motifs géométriques et les formes cubiques. Il synthétisa les concepts issus de la technologie des constructions occidentales, en ajoutant, un agencement fonctionnel et des idées esthétiques singulièrement japonaises, dans le but de créer un style japonais moderne . La prédilection d'Isozaki pour le style cubique et le pergola dans ses constructions de grande échelle (La grande échelle, aussi appelée échelle aérienne ou auto échelle, est un véhicule utilisé par les sapeurs-pompiers, et qui emporte une échelle escamotable de grande hauteur. Le terme « grande échelle » est...), pour les voûtes semi-circulaire dans ses bâtiments domestique, et pour les voûtes disposées en berceau dans ses constructions ovoïdes engendrèrent un nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.) remarquable de variations de styles et de formes saisissantes. Les architectes de la nouvelle vague (Une vague est un mouvement oscillatoire de la surface d'un océan, d'une mer ou d'un lac. Les vagues sont générées par le vent et ont une amplitude crête-à-crête allant de quelques...) des années 1980 ont été influencés par ces conceptions, prolongeant le modèle équilibré d'Arata Isozaki, souvent par mimétisme, parfois, en allant à l'encontre de celles-ci.
Plusieurs groupes expérimentaux d'avant-garde furent entourés par la nouvelle vague à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Ils réexaminèrent et ont modifièrent les constructions de formes géométriques du modernisme en introduisant des concepts métaphysiques, produisant quelques effets à l'imaginaire surprenants la vision de la conception architecturale classique. Par contraste avec les innovations de ces avant-gardistes et leur modernisme à la structure rigide, le minimalisme poétique et expérimental de Tadao (Tadao est la dénomination commerciale du réseau de transport en commun dont l'autorité organisatrice est le syndicat mixte des transports (SMT) initié le 24 janvier 2003 par les communautés...) Ando (???? note)incarna le postmodernisme: une approche plus équilibrée et humaniste de l'architecture.
Les bâtiments de Tadao Ando étaient pourvus de sources lumineuses variées, issues entre autre de l'utilisation importante de briques de verre (Dans le langage courant, le mot verre sert à désigner un matériau dur, fragile (cassant) et transparent.) et d'espaces ouverts sur le milieu extérieur. Il adapta les cours intérieures des maisons traditionnelles d'?saka (???, ?saka-shi) à la nouvelle architecture urbaine, en utilisant des escaliers et des ponts ajourés afin de diminuer l'atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) exiguë des logement citadins habituels. Ses idées se répandirent dans les années 1980, quand des bâtiments furent plus généralement placés autour de cours ou de places ouvertes, le plus souvent avec des terrasses disposés en étages, de caillebotis piétonniers, ou de ponts reliant des complexes de bâtiment. En 1989 Tadao Ando devint le troisième Japonais à recevoir le prix de l'académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d'artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour mission de veiller aux usages dans leurs disciplines respectives et de publier des ouvrages tels que des dictionnaires, des...) française d'architecture, une indication de la renommée internationale des architectes japonais, beaucoup d'entre eux firent construire des bâtiments importants à l'étranger pendant les années 1980. Les architectes japonais furent reconnus comme n'étant pas seulement d'habiles praticiens du modernisme mais aussi comme des enrichisseurs du postmodernisme avec des innovations dans perceptions de l'espace, une texturisation des environnements extérieurs subtile, une utilisation peu commune des matériaux industriels, et une conscience développée des problèmes écologiques et topographiques.
→ Pour une liste plus importante, référez vous à la liste des architecte japonais
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