| Catégories |
| Techniques | ||
| Sciences | ||
| Encore plus... | ||
| Techno-Science.net | ||
| Partenaires |
| Organismes | ||
| Sites Web | ||
| Photo Mystérieuse |
![]() Que représente cette image ? |
En mathématiques, la factorielle d'un entier naturel n, notée n!, ce qui se lit soit " factorielle de n " soit " factorielle n ", est le produit des nombres entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à n.
La factorielle (En mathématiques, la factorielle d'un entier naturel n, notée n!, ce qui se lit soit « factorielle de n » soit « factorielle n », est le produit des nombres entiers strictement positifs inférieurs ou égaux...) joue un rôle important en algèbre (L'algèbre est la branche des mathématiques qui étudie les structures algébriques, indépendamment de la notion de limite (rattachée à l'analyse) et de la notion de représentation graphique (rattachée à la géométrie).) combinatoire (En mathématiques, la combinatoire, appelée aussi analyse combinatoire, étudie les configurations de collections finies d'objets ou les combinaisons d'ensembles finis, et les dénombrements.) parce qu'il y a n! façons différentes de permuter n objets. Elle apparaît dans de nombreuses formules en mathématiques (Les mathématiques désignent la science du vrai et du faux en général. C'est-à-dire qu'elle ne s'attache pas à dire ce qui est vrai ou faux dans l'absolu mais relativement à des énoncés, des suppositions.), comme par exemple la formule du binôme ( en mathématique, binôme, une expression algébrique ; voir aussi binôme de Newton et coefficient binomial un binôme est un groupe de deux personnes, voir Équipe en binôme en sciences naturelles, le mot...) et la formule de Taylor.
Soit n un entier naturel. Sa factorielle est formellement définie par :

Par exemple :
Par convention :
La définition de la factorielle sous forme de produit rend naturelle cette convention puisque 0! est un produit vide (Le vide est avant tout un concept philosophique. Il désigne l'absence de matière.), c'est-à-dire réduit à l'élément neutre de la multiplication. Cette convention est pratique pour deux points :
La formule de Stirling donne un équivalent de n! quand n est grand :

d'où 
La fonction factorielle peut être prolongée à l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble, désigne intuitivement une collection d’objets (que l'on appelle éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme l'énonçait, le créateur de...) des nombres complexes (à l'exception des nombres entiers négatifs ou nuls) grâce à la fonction gamma d'Euler (notée Γ). En effet, pour n entier positif, on a :
Par ailleurs, les deux fonctions satisfont les relations de récurrence suivantes :

La fonction gamma agit donc comme un prolongement de la factorielle :

Cette fonction n'est cependant pas définie pour les nombres entiers négatifs ou nuls (0, -1, -2, etc.).
Cette vision de la fonction gamma comme prolongation de la factorielle est justifiée par les raisons suivantes :



Les factorielles ont de nombreuses applications en théorie des nombres. Les nombres factoriels sont des nombres hautement composés. En particulier, n! est divisible par tous les nombres premiers qui lui sont égaux ou inférieurs. Par conséquent, tout nombre n > 4 est un nombre composé si et seulement si :
.Un résultat plus fort est le théorème de Wilson. n est premier si et seulement si :

Adrien-Marie Legendre a montré que la multiplicité du nombre premier p dans la décomposition en produit de facteurs premiers de n! peut être exprimé par :

(qui est définie, car la fonction partie entière (En mathématiques, la fonction partie entière est la fonction définie de la manière suivante :) élimine tous les pi > n).
La seule factorielle qui soit également un nombre premier est 2, mais il existe des nombres premiers de la forme
, appelés nombres premiers factoriels.
La factorielle d'un nombre peut être calculée en utilisant un algorithme récursif ou itératif.
Écrivons en langage Scheme, proche du Lisp, un programme récursif donnant la factorielle d'un entier :
(define fact (lambda (x) (if (= x 0) 1 (* x (fact (- x 1))))))
Ce programme n'est pas efficace à l'exécution, pour les grands entiers.
De la même manière, en Caml :
let rec fact = function | 0 -> 1 | n -> n * fact (n-1)
Ou de façon récursive terminale :
let fact n = let rec aux r = function | 0 -> r | n -> aux (n*r) (n-1) in aux 1 n
En Haskell :
fact 1 = 1 fact n = n * fact ( n - 1 )
En Prolog :
fact(0,1).
fact(1,1).
fact(N,R):- N > 1, N1 is N - 1, fact(N1,R1), R is N*R1.
En langage C, de façon récursive :
int factorielle_recursive(int n)
{
if (n == 0)
return 1;
else
return n * factorielle_recursive(n-1);
}
Et de façon itérative :
int factorielle_iterative(int n)
{
int res;
for (res = 1; n > 1; n--)
res *= n;
return res;
}
En langage Python, de façon récursive :
fact = lambda x: x>0 and x*fact(x-1) or 1
----------------------------------------------------
Utilisation:
for i in range(10):
print "fact %d = %d" %(i, fact(i))
Ce qui produit à l'écran (Un moniteur est un périphérique de sortie usuel d'un ordinateur. C'est l'écran où s'affichent les informations saisies ou demandées par l'utilisateur et générées ou restituées par l'ordinateur,...):
fact 0 = 1
fact 1 = 1
fact 2 = 2
fact 3 = 6
fact 4 = 24
fact 5 = 120
fact 6 = 720
fact 7 = 5040
fact 8 = 40320
fact 9 = 362880
Ces fonctions ne permettent pas de calculer la factorielle d'un nombre supérieur à 12 si les entiers sont limités à 32 bits, car le résultat dépasse la place disponible. De plus, par souci de clarté, les programmes ci-dessus sont dépourvus de traitement des entrées-sorties.
La fonction primorielle est similaire à la fonction factorielle, mais ne prend en compte que le produit des nombres premiers.
Afin d'alléger l'écriture, une notation courante est d'utiliser plusieurs points d'exclamation pour noter une fonction multifactorielle, le produit d'un facteur sur deux (n!!), sur trois (n!!!) ou plus.
n!!, la double factorielle de n, est définie de façon récurrente par :

Par exemple :





Certaines identités découlent de la définition :




Il faut faire attention de ne pas interpréter n!! comme la factorielle de n!, qui serait écrite (n!)! et est un nombre largement plus grand. Certains mathématiciens ont suggéré la notation alternative n!2 pour la double factorielle et similairement n!n pour les autres multifactorielles, mais cet usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) ne s'est pas répandu.
La double factorielle est la variante la plus commune, mais il est possible de définir de façon similaire la triple factorielle, etc. De façon générale, la ke factorielle, notée n!(k), est définie de façon récurrente par :

L'hyperfactorielle de n, notée H(n), est définie par :

Pour n = 1, 2, 3, 4,... les valeurs de H(n) sont 1, 4, 108, 27 648,... (la séquence A002109 de l'OEIS).
La fonction hyperfactorielle est similaire à la fonction factorielle, mais produit de plus grands nombres. Sa croissance est en revanche comparable.
Neil Sloane et Simon Plouffe ont défini la superfactorielle en 1995 comme le produit des n premières factorielles :

Par exemple, la superfactorielle de 4 est :

La suite des superfactorielles débute (depuis n = 0) par :
L'idée fut étendue en 2000 par Henry Bottomley à la superduperfactorielle, produit des n premières superfactorielles, débutant (depuis n = 0) par :
puis, par récurrence, à n'importe quelle factorielle de niveau supérieur, où la factorielle de niveau m de n est le produit des n premières factorielles de niveau m-1, c’est-à-dire, en notant f(n,m) la factorielle de n de niveau m :

où f(n,0) = n pour n > 0 et f(0,m) = 1.
Clifford Pickover, dans son livre Keys to Infinity (1995), définit la superfactorielle de n, notée n$ ($ étant un signe factoriel ! portant un S superposé), comme :
,ou, en utilisant la notation de Knuth :
.Les premiers éléments de la suite des superfactorielles sont :



| Le point sur... |
| Voir aussi |