Giovanni Alfonso Borelli.
Giovanni Alfonso Borelli (Jean-Alphonse Borelli) (28 janvier 1608, Naples - 31 décembre 1679) est un mathématicien, médecin et physiologiste italien.
Né à Naples en 1608, il enseigne les mathématiques (Les mathématiques désignent la science du vrai et du faux en général. C'est-à-dire qu'elle ne s'attache pas à dire ce qui est vrai ou faux dans...) à Messine à partir de 1635. Par la suite, il s'intéresse à l'anatomie et la physiologie tout en continuant à enseigner les mathématiques.
En 1656, il obtient la chaire de mathématiques à l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Peirce[1], un philosophe américain a défini 1891...) de Pise et fonde l'accademia degli investigandi qui traite de médecine (La médecine est une science, un art, et une technique dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé. Appliquée...), de physiologie, de mathématiques et de physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ d'application actuel est...).
Il s'intéresse à l'astronomie (Avec plus de 6 000 ans d'Histoire, l'astronomie est probablement la plus ancienne des sciences naturelles, ses origines remontant au-delà de l'antiquité, dans les...) et installe en 1665 un observatoire astronomique (Un observatoire astronomique est un lieu destiné à l'observation astronomique. Les laboratoires modernes sont largement dotés d'instruments scientifiques; d'abord mécaniques (quadrant,...) à San Miniato. Il pressent que le trajectoire circulaire des planètes est due à la combinaison (Une combinaison peut être :) d'une force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale « cardinale » équivalent au courage (cf. les...) centrifuge et d'une force centripète mais rejette la notion d'attraction.
En 1674, il quitte Messine pour Rome où il se lance dans un grand ouvrage médical, De muto animalium qui sera publié après sa mort (1680-1681, traduit en français par Alexis Giraud-Teulon en 1857) et où il tente d'expliquer les mouvements du corps des animaux grâce à des principes de mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de...). Il est considéré comme le père de la biomécanique. Il a aussi écrit sur la mécanique, l'astronomie, la physique, et a donné des éditions d'Euclide et d'Apollonius de Perga (Apollonius de Perga ou Perge (v. 262 – v. 190 av. J.-C.) était un géomètre grec et un astronome, célèbre pour ses écrits sur les sections coniques. Ce...), 1661 avec traduction latine. Il avait exprimé dès 1666 l'idée de la gravitation (La gravitation est une des quatre interactions fondamentales de la physique.) universelle, démontrée depuis par Isaac Newton (Sir Isaac Newton était un philosophe, mathématicien, physicien et astronome anglais né le 4 janvier 1643 du calendrier grégorien[1] au manoir de Woolsthorpe...).
Bibliographie partielle
- Della cagioni delle febbri maligne (Pise, 1658) ;
- Euclides Restitutus (Pise, 1658) ;
- Apollonii Pergaei Conicorum libri v., vi. et vii (Florence, 1661) ;
- De vi percussionis (Bologne, 1667) ;
- Meteorologia Aetnea (Reggio, 1669) ;
- De motionibus naturalibus a gravitate pendentibus (Bologne, 1670).
Source
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