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Centre national de la recherche scientifique
Sciences en France
Universités
Grandes écoles
Grands établissements
EPST (CNRS, Inserm,...)
EPIC (CEA, CNES,...)
EPA (CINES, CNED, MétéoFrance, École polytechnique ,...)

Le Centre national de la recherche scientifique (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche...), plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche...) scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) public français (EPST).

Il a été fondé le 19 octobre 1939, à la suite d'une fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules toutes identiques, la fusion s'effectue à température...) entre la Caisse (Les caisses en bois servent à emballer des produits en plusieurs pièces, qui doivent être livrées ensembles.) nationale de la recherche scientifique et l'Office national des recherches scientifiques et des inventions. Il fut réorganisé après la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une mesure...) Guerre mondiale et s'orienta alors nettement vers la recherche fondamentale (La recherche fondamentale regroupe les travaux de recherche scientifique n'ayant pas de finalité économique déterminée au moment des travaux. On oppose en général la recherche fondamentale à la recherche appliquée....)

Historique

  • En 1966, création d'unités associées. Il s'agit de laboratoires universitaires, soutenus par le CNRS, grâce à ses moyens humains et financiers.
  • En 1967, création de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le...) national d'astronomie (L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant à expliquer leur origine, leur évolution, leurs...) et de géophysique, qui deviendra en 1985 l'Institut national des sciences de l'univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) (INSU).
  • En 1971, création de l'Institut national de physique nucléaire (La physique nucléaire est la description et l'étude du principal constituant de l'atome : le noyau atomique. On peut distinguer :) et de physique des particules (La physique des particules est la branche de la physique qui étudie les constituants élémentaires de la matière et les rayonnements, ainsi que leurs interactions. On l'appelle aussi physique des hautes énergies car de...) (IN2P3).
  • En 1982, la loi du 15 juillet, dite loi Chevènement de programmation (La programmation dans le domaine informatique est l'ensemble des activités qui permettent l'écriture des programmes informatiques. C'est une étape importante de la conception de logiciel (voire de matériel, cf. VHDL).) des moyens de la recherche publique, décrète que les personnels chercheurs, ingénieurs techniciens et administratifs passent sous le régime de la fonction publique : ils deviennent fonctionnaires, avec un statut semblable à ceux des maîtres de conférences et des professeurs des universités.

Rôle et organisation (Une organisation est)

On peut distinguer trois rôles fondamentaux du CNRS dans la recherche :

  • Financement du fonctionnement de la recherche: Le CNRS finance 1 170 laboratoires de recherche, dont 98 lui appartenant et 1072 appartenant à un établissement d'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève par le biais de communication...) supérieur ou à un autre organisme de recherche et étant "associés" par contrat au CNRS, et parfois à d'autres organismes de recherche ou établissements d'enseignement supérieur. Le CNRS participe à leur budget (Un budget est un document comptable prévisionnel distinguant les recettes et les dépenses.) et à leur dotation en personnel, parfois à leurs locaux. Le Comité national du CNRS évalue tous les quatre ans ces unités de recherche, cette évaluation conditionne son apport financier, et peut donner lieu à la réorganisation ou à la rupture du contrat d'association avec l'unité.
  • Emploi et gestion de personnels de recherche:Le CNRS est employeur de chercheurs, ingénieurs et techniciens, qui travaillent en règle générale dans les unités de recherche du CNRS ou dans les unités qui y sont associées. Ils sont évalués par le Comité national tous les deux ans. Certains peuvent être également "mis à disposition" d'un autre établissement dans le cadre d'un projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande...) de recherche.
  • Financement de projets de recherche : le CNRS sélectionne et finance des projets de recherche spécifique, auquel des chercheurs de tous statuts sont habilités à prendre part.

Ce triple rôle contribue à la difficulté de définir la part du CNRS dans la recherche en France. En pratique, un chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines...) "du CNRS" travaille très souvent dans un laboratoire d'une université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...), n'importe où en France: généralement il mentionnera plutôt son laboratoire d'accueil que le CNRS comme affiliation dans ses publications.[1] Il faut aussi distinguer la recherche financée par le CNRS, et celle des chercheurs du CNRS. Enfin, du fait en particulier de l'intégration du CNRS et de la recherche universitaire, les résultats de la recherche seront souvent le fruit (En botanique, le fruit est l'organe végétal protégeant la graine. Caractéristique des Angiospermes, il succède à la fleur par transformation du pistil. La paroi de l'ovaire forme le péricarpe du fruit et...) d'une collaboration entre chercheurs du CNRS et d'autres organismes, ou universitaires. Ces dernières années, la politique suivie a été d'augmenter la part des associations entre le CNRS et les Universités, ce qui a contribué à accroître la confusion des rôles et a entraîné une certaine pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) corporatiste de la part des professeurs d'université. L'habilitation (L'habilitation est la plus haute qualification universitaire qu'une personne puisse recevoir dans certain pays européens. Faisant suite à un doctorat,...) à diriger des recherches, délivrées par les universités, tend à devenir un point (Graphie) de passage obligé dans la promotion des chercheurs du CNRS.

Domaines de recherche

Tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) en se penchant sur tous les domaines de la connaissance, il est administrativement découpé en six départements :

  • mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations. Les...), physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et...), planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa gravité la maintienne...) et univers (MPPU) ;
  • chimie ;
  • sciences du vivant ;
  • sciences humaines et sociales ;
  • environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les...) et développement durable ;
  • sciences et technologies de l'information et ingénierie (L'ingénierie désigne l'ensemble des fonctions allant de la conception et des études à la responsabilité de la construction et au contrôle des équipements d'une installation technique ou industrielle.). Par exemple, le LAAS à Toulouse travaille sur l'analyse et l'architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) des systèmes.

Ce découpage est celui de 2006, les frontières entre les départements évoluant régulièrement au gré des politiques scientifiques du moment (et de certains enjeux de lutte d'influence au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des mammifères qui...) de l'organisme).

Les départements gèrent la politique scientifique de leur domaine.

Comité national de la recherche scientifique

C'est l'instance du CNRS chargée de l'évaluation de la recherche scientifique des unités de recherche financées par le CNRS, ainsi que, individuellement, de chaque chercheur employé par le CNRS. Il est divisé en 40 sections, plus 7 sections interdisciplinaires, focalisées sur des domaines de recherche (voir le site du Comité national, (lien)). Chaque section est composée d'une vingtaine de membres, qui sont spécialistes du domaine scientifique concerné, et viennent de différents horizons (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie, littérature, et bien d'autres domaines :) (chercheurs au CNRS, dans d'autres EPST ou EPIC, dans le secteur privé, enseignants-chercheurs, chercheurs étrangers…). Un tiers d'entre eux est nommé par le ministère de la Recherche, deux tiers sont élus par l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être...) des personnels de recherche du domaine (chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs, personnels techniques et d’administration des organismes publics et universités français), afin de permettre un contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) des orientations scientifiques et de garantir l'indépendance de la recherche. Il n'existe pas de code déontologique et méthodologique de l'évaluation professionnelle au CNRS; chaque section du Comité National de la Recherche Scientifique publie lors de son renouvellement les critères qui seront employés pour mener l'évaluation des chercheurs et des laboratoires (lien). Les mots-clés fréquemment rencontrés comprennent la "production" scientifique, l'adéquation des recherches entreprises avec le contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le...) scientifique, leur rayonnement (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration...) national et international, le rôle dans la formation de docteurs, l'animation (L'animation consiste à donner l'illusion du mouvement à l'aide d'une suite d'images. Ces images peuvent être dessinées, peintes, photographiées, numériques, etc.) et la valorisation scientifique. En pratique, toutefois, les critères bibliométriques (nombre de publications dans des revues ou chez des éditeurs considérés comme pertinents) demeurent prépondérants.

Unités de recherche et de services

Le CNRS possède 98 laboratoires de recherches, dite "unité propre de recherches" (UPR) ou "unités de service et de recherche" (USR). Il participe également au financement et à la dotation en personnels de 1223 laboratoires de recherche appartenant à des établissements d'enseignement supérieur (pour 90% d'entre eux) ou à d'autres organismes de recherche, sous différents types de contrat d’association :

  • association en tant qu'unité mixte de recherche (UMR) ;
  • association en tant qu'unité de recherche associée (URA) ;
  • association en tant que formation de recherche en évolution (FRE), structures en instance de devenir UMR.

Par ailleurs, il existe des unités de service qui regroupent des moyens de soutien à la recherche, par exemple des services administratifs communs, des centres de calcul, etc. :

  • des unités propres de service
  • des unités mixtes de service.

On fait peu ou pas du tout de recherche dans les unités de service, et en conséquence le personnel de ces unités comporte très peu de chercheurs, voire aucun, mais plutôt des personnels ingénieurs, techniciens et administratifs.

Chaque unité est munie d'un code numérique (Une information numérique (en anglais « digital ») est une information ayant été quantifiée et échantillonnée, par opposition à une...) unique. Ainsi, UMR1234 désigne une UMR précise, UMS3456 une UMS précise.

Chaque structure dépend d'un (ou parfois plusieurs) département scientifique.

Certaines structures dépendent aussi de l'un des deux instituts du CNRS :

  • l'Institut national de physique nucléaire (Le terme d'énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :) et de physique des particules (IN2P3) ;
  • l'Institut national des sciences de l'univers (INSU), qui est notamment muni d'une division (La division est une loi de composition qui à deux nombres associe le produit du premier par l'inverse du second. Si un nombre est non nul, la fonction "division par ce...) technique chargée de l'élaboration ou de la maintenance de différents matériels expérimentaux de terrain, allant du navire (Un navire est un bateau destiné à la navigation maritime, c'est-à-dire prévu pour naviguer au-delà de la limite où cessent de s'appliquer les...) scientifique à la sonde spatiale (Une sonde spatiale est un vaisseau spatial non habité envoyé par l'homme pour étudier à plus ou moins grande distance les corps célestes se trouvant dans le système solaire (planète, lune,...).

Direction du CNRS

Catherine Bréchignac (Catherine Bréchignac est une physicienne française née le 12 juin 1946 à Paris.) a été nommée depuis le 11 janvier 2006 présidente du CNRS suite à la démission de Bernard Meunier, le 5 janvier 2006. Mme Bréchignac était directrice générale du CNRS de 1997 à 2000.

Arnold Migus a été nommé directeur général du CNRS le 18 janvier 2006 suite à la mise à l'écart de l'ancien directeur Bernard Larrouturou.

Présidents

  • René Pellat : 1989 - 4 novembre 1992
  • Édouard Brezin : 4 novembre 1992 - 31 octobre 2000
  • Gérard Mégie : 1er novembre 2000 - 5 juin 2004
  • Bernard Meunier : 21 octobre 2004 - 5 janvier 2006
  • Catherine Bréchignac : Depuis le 11 janvier 2006

Directeurs généraux

  • Frédéric Joliot-Curie : 20 août 1944 - 3 février 1946
  • Georges Tessier : 4 février 1946 - 27 janvier 1950
  • Jean Coulomb : 1957-1962
  • Pierre Jacquinot : 1962-1969
  • Hubert Curien : 1969-1973
  • Robert Chabbal : 1976-1979
  • Jacques Ducuing : 1979-1981
  • François Kourilsky : 1988 - 18 juillet 1994
  • Guy Aubert : 19 juillet 1994 - 19 juillet 1997
  • Catherine Bréchignac : 19 juillet 1997 - 2000
  • Geneviève Berger : 2000 – 1er août 2003
  • Bernard Larrouturou : 1er août 2003- janvier 2006
  • Arnold Migus : depuis le 18 janvier 2006

CNRS et les distinctions

De nombreux chercheurs ayant reçu des prix internationaux ont été au cours de leur carrière employés du CNRS ou bien ont travaillé dans un laboratoire associé au CNRS. Peu d'entre eux ont cependant été employés durablement par le CNRS, en effet, avant 1982, celui-ci n'accordait que des emplois non fonctionnaire, et une évolution de carrière comme professeur des universités était la norme (Une norme, du latin norma (« équerre, règle ») désigne un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent comme une règle à suivre. Ce terme...). Cette évolution reste fréquente (?), mais ne doit pas cacher le bénéfice que ces chercheurs ont pu tirer de leurs années de début de carrière sans contrainte d'enseignement.

Prix Nobel

Plusieurs des prix Nobel français ont été employés par le CNRS, notamment en début de carrière, et la plupart ont travaillé dans des laboratoires universitaires associés au CNRS.

Parmi ceux qui en ont été salariés à un moment de leur carrière :

  • Prix Nobel de Physique (Le prix Nobel de physique est une récompense gérée par la Fondation Nobel, selon les dernières volontés du testament du chimiste Alfred Nobel. Il récompense des figures scientifiques éminentes s'étant...)
    • 1966 : Alfred Kastler (Alfred Kastler est un physicien alsacien, né le 3 mai 1902 à Guebwiller et décédé le 7 janvier 1984 à Bandol.), École normale supérieure (directeur de recherches du CNRS de 1968 à 1972)
    • 1992 : Georges Charpak (Georges Charpak, né le 1er août 1924 à D?browica en Pologne (aujourd'hui en Ukraine), est un physicien français, lauréat du prix Nobel de physique 1992.), École supérieure de physique et de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations communs ou proches.) industrielles et CERN (chercheur du CNRS de 1948 à 1959)
    • 1997 : Claude Cohen-Tannoudji (Claude Cohen-Tannoudji, né le 1er avril 1933 à Constantine (Algérie), est un physicien français. Il travaille au laboratoire Kastler-Brossel de l'École normale supérieure à Paris, où il a réalisé ses...), Collège (Un collège peut désigner un groupe de personnes partageant une même caractéristique ou un établissement d'enseignement.) de France et École normale supérieure (attaché de recherches du CNRS de 1960 à 1962)
  • Prix Nobel de Chimie (Le prix Nobel de chimie est décerné une fois l'an, depuis 1901, par l'Académie royale des sciences de Suède à un scientifique dont l'œuvre et les travaux ont rendu de grands services à...)
    • 1987 : Jean-Marie Lehn, Université Strasbourg I et Collège de France (chercheur du CNRS de 1960 à 1966)

Médaille Fields (La médaille Fields est la plus prestigieuse récompense pour la reconnaissance de travaux en mathématiques, souvent comparée au Prix Nobel. Son but...)

Parmi les mathématiciens français ayant obtenu la médaille, seul Jean-Christophe Yoccoz (Jean-Christophe Yoccoz est un mathématicien français né le 29 mai 1957 et ancien élève de École normale supérieure. Il est notamment connu pour ses travaux en systèmes dynamiques ; il a reçu la médaille Fields en 1994 au congrès...) semble n'avoir jamais été employé par le CNRS (il a cependant travaillé dans une unité associée au CNRS).

  • 1950 : Laurent Schwartz, université de Nancy (boursier du CNRS de 1940 à 1944 à l'université de Toulouse)
  • 1954 : Jean-Pierre Serre (Jean-Pierre Serre est un mathématicien français né le 15 septembre 1926 à Bages (Pyrénées-Orientales). Il est considéré comme étant l'un des plus grands mathématiciens...), Collège de France (attaché, puis chargé puis maître de recherches du CNRS de 1948 à 1954)
  • 1958 : René Thom, université de Strasbourg (L’université de Strasbourg (UDS) est une université française située à Strasbourg en Alsace. Son origine remonte à la création du gymnase Jean-Sturm...). (chercheur du CNRS de 1946 à 1953 ??)
  • 1966 : Alexander Grothendieck, Université de Paris (L’Université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales. Apparue au...). (chercheur du CNRS ??)
  • 1982 : Alain Connes (Alain Connes est un mathématicien français, né le 1er avril 1947 à Draguignan (Var).), Institut des hautes études scientifiques (stagiaire, puis attaché, puis chargé de recherches du CNRS de 1970 à 1974)
  • 1994 : Pierre-Louis Lions, université Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au...) IX (attaché de recherches du CNRS de 1979 à 1981)
  • 2002 : Laurent Lafforgue, Institut des hautes études scientifiques (chargé de recherches du CNRS de 1990 à 2000 à Paris-XI)
  • 2006 : Wendelin Werner, université Paris XI (chargé de recherches du CNRS de 1991 à 1997 à Paris-VI puis ENS)

Prix Abel

  • 2003 : Jean-Pierre Serre (Une serre est une structure généralement close destinée à la production agricole. Elle vise à soustraire aux éléments climatiques les cultures produites pour l'alimentation ou le plaisir...) (chercheur au CNRS de 1948 à 1954)

Autres

  • 2003 : la Délégation aux entreprises reçoit l’European Grand Prix for Innovation Awards, prix européen de l'innovation pour les organismes scientifiques.

Distinctions décernées par le CNRS

Depuis 1954, le CNRS décerne chaque année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) trois médailles[2] à des chercheurs travaillant en France :

  • la médaille d'or du CNRS[3] au chercheur qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française.
  • la médaille d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) du CNRS[4] pour distinguer un chercheur en début de carrière mais déjà reconnu pour la qualité et l'originalité de ses travaux.
  • la médaille de bronze (Le bronze est le nom générique des alliages de cuivre et d'étain. Le terme airain désigne aussi le bronze, mais est plutôt employé en poésie et dans les textes littéraires, ainsi qu'en campanologie,...) du CNRS[5] pour récompenser et encourager un jeune chercheur, spécialiste de talent dans son domaine.

Depuis 1992, le CNRS décerne aussi une autre récompense appelée Cristal (Cristal est un terme usuel pour désigner un solide aux formes régulières, bien que cet usage diffère quelque peu de la définition scientifique de ce mot. Selon l'Union internationale de cristallographie, tout...) du CNRS[6] à ses techniciens, ingénieurs et personnels administratifs pour leur " maîtrise technique et leur esprit innovant ".

Les unités propres du CNRS

Le CNRS compte 62 unités propres de recherche situées principalement à Paris (11), Gif sur Yvette (8), Marseille (7), Strasbourg (5), Grenoble (3), Toulouse (3) et Orsay (3):

  • Spectroscopie en lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm (rouge). La lumière est intimement liée à la...) polarisée, Paris
  • Centre de recherche sur l'hétéroepitaxie et ses applications, Valbonne
  • Laboratoire Interfaces et Systèmes Electrochimiques, Paris
  • Laboratoire de photonique et de nanostructures, Marcoussis
  • Institut Charles-Sadron, Strasbourg
  • Centre d'études et de recherches par irradiation (L'irradiation, dans le domaine de la physique, est une émission de rayons (notamment lumineux) d'une particule; ou une propagation par rayonnement. Les matières radioactives...), Orléans
  • Laboratoire d'anthropologie urbaine, Ivry sur Seine
  • Centre Jean Pépin, Villejuif
  • Laboratoire d'énergétique moléculaire et macroscopique, combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique (c’est-à-dire accompagnée d’une production d'énergie sous forme de chaleur ).), Châtenay-Malabry
  • Milieux, sociétés et cultures en Himalaya, Villejuif
  • Institut d'histoire du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) présent, Paris
  • Neurosciences (Les neurosciences correspondent à l'ensemble de toutes les disciplines biologiques et médicales qui étudient tous les aspects, tant normaux que pathologiques, des neurones et du système nerveux.) cognitives et imagerie (L’imagerie consiste d'abord en la fabrication et le commerce des images physiques qui représentent des êtres ou des choses. La fabrication se faisait jadis soit à la main, soit...) cérébrale, Paris
  • Institut de recherche et d'histoire des textes, Paris et Orléans
  • Institut de génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) humaine, Montpellier
  • Laboratoire d'ingénierie des matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) et des hautes pressions, Villetaneuse
  • Laboratoire pour l'application des laser (Un laser est un appareil émettant de la lumière (rayonnement électromagnétique) amplifiée par émission stimulée. Le terme laser provient de l'acronyme anglo-américain...) de puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :), Arcueil
  • Biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et...) cellulaire et moléculaire de la sécrétion, Paris
  • Centre d'études biologiques de Chizé, Beauvoir-sur-Niort
  • Dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) de l'évolution humaine : individus, populations, espèces, Paris
  • Centre de génétique moléculaire, Gif-sur-Yvette
  • Unité de neurosciences intégratives et computationnelles, Gif-sur-Yvette
  • Développement, évolution et plasticité du système nerveux (Le système nerveux est un système en réseau formé des organes des sens, des nerfs, du cerveau, de la moelle épinière, etc. Il coordonne les mouvements musculaires, contrôle le fonctionnement des organes, véhicule les...), Gif-sur-Yvette
  • Neurobiologie génétique et intégrative, Gif-sur-Yvette
  • Régulation (Le terme de régulation renvoie dans son sens concret à une discipline technique, qui se rattache au plan scientifique à l'automatique.) de la transcription et maladies génétiques, Paris
  • Centre de recherches pétrographiques et géochimiques, Vandœuvre-lès-Nancy
  • Institut de chimie des substances naturelles, Gif-sur-Yvette et Nouméa
  • Institut des sciences du végétal, Gif-sur-Yvette
  • Institut de biologie moléculaire des plantes, Strasbourg
  • Information génomique et structurale, Marseille
  • Institut Néel, Grenoble
  • Institut de combustion, aérothermique, réactivité et environnement, Orléans
  • Laboratoire d'informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information...) pour la mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de...) et les sciences de l'ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services....), Orsay
  • Laboratoire Aimé Cotton (Aimé Auguste Cotton est un physicien, né à Bourg-en-Bresse en 1869, et mort à Sèvres en 1951. Il est le frère du mathématicien et académicien Émile Cotton ; son grand père était directeur de l’École normale d’instituteur de...), Orsay
  • Laboratoire de photophysique moléculaire, Orsay
  • Centre de recherches sur les matériaux à haute température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid et de chaud,...), Orléans
  • Centre de biophysique (La biophysique est une discipline à l'interface de la physique et la biologie où les outils d'observations des phénomènes physiques sont appliqués aux molécules...) moléculaire, Orléans
  • Laboratoire des champs magnétiques intenses, Grenoble
  • Centre de recherches sur les macromolécules végétales, Grenoble et Gieres
  • Laboratoire des sciences du génie chimique, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy
  • Laboratoire de mécanique et d'acoustique (L’acoustique est une branche de la physique dont l’objet est l’étude des sons et des ondes mécaniques. Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire.), Marseille
  • Centre de recherche de la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide,...) condensée et des nanosciences, Marseille
  • Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes, Toulouse
  • Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales, Toulouse
  • Laboratoire de chimie de coordination, Toulouse
  • Laboratoire procédés, matériaux et énergie solaire (L'énergie solaire est l'énergie que dispense le soleil par son rayonnement, directement ou de manière diffuse à travers l'atmosphère. Sur Terre, l'énergie solaire est à l'origine du cycle de l'eau et du vent. Le règne...), Perpignan et Font-Romeu-Odeillo-Via
  • Centre de recherches Paul-Pascal, Pessac
  • Laboratoire des propriétés mécaniques et thermodynamiques des matériaux, Villetaneuse
  • Architecture et réactivité de l'ARN, Strasbourg
  • Immunologie (L'immunologie est la branche de la biologie qui s'occupe de l'étude du système immunitaire. Apparu très tôt dans l'échelle de l'évolution, ce système a évolué...) et chimie thérapeutiques, Strasbourg
  • Réponse immunitaire et développement chez les insectes (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et leur environnement...), Strasbourg
  • Laboratoire d'enzymologie interfaciale et de physiologie de la lipolyse, Marseille
  • Laboratoire d'ingénierie des systèmes macromoléculaires, Marseille
  • Laboratoire de combustion et de détonique, Poitiers
  • Evolution, génomes et spéciation, Gif-sur-Yvette
  • Bioénergétique et ingénierie des protéines, Marseille
  • Laboratoire de neurobiologie cellulaire et moléculaire, Gif-sur-Yvette
  • Laboratoire de chimie bactérienne, Marseille
  • Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux, Pessac
  • Institut de chimie des surfaces et interfaces de Mulhouse, Mulhouse
  • Régulation de l'expression génétique chez les microorganismes, Paris
  • Transporteurs mitochondriaux et métabolisme (Le métabolisme est l'ensemble des transformations moléculaires et énergétiques qui se déroulent de manière ininterrompue dans la cellule ou l'organisme vivant. C'est un processus ordonné,...), Paris
  • Laboratoire de biochimie théorique, Paris

CNRS en chiffres

  • Au 1er janvier 2003, il y avait 26 167 personnes travaillant au CNRS.
  • Au 1er janvier 2004, ils étaient 26 080.
  • Le budget du CNRS s'élevait à 2 214 millions d'euros en 2004.
  • L'échelle des salaires en janvier 2006 allait de 1477 euros (salaire brut minimal d'un adjoint technique de la recherche début de carrière) à 6243 euros (pour un directeur de recherche hors classe, fin de carrière). Les salaires mensuels bruts moyens des chercheurs étaient 5912 (DRCE), 4949 (DR1) 3903 (DR2), 3192 (CR1), 2459 (CR2) ; ceux des ingénieurs : 4468 (IRHC), 3897 (IR1), 3029 (IR2), 3845 (IEHC), 3180 (IE1), 2607 (IE2), 3228 (CMR), 2329 (AI) ; ceux des techniciens : 2300 (TCE), 2147 (TCS), 1920 (TCN), 1897 (AJTP), 1676 (AJT), 1625 (AGTP), 1574 (AGT).
  • Plus de 4 000 brevets actifs

bilan social 2004 du CNRS

D'après le bilan social 2004 publié par la direction des ressources humaines du CNRS, Les effectifs des personnels du CNRS en 2004 étaient de :

  • 25 980 agents fonctionnaires dont
    • 11 626 chercheurs dont 3 625 femmes
    • 14 354 IT (ingénieurs, techniciens) dont 7 460 femmes
  • 11 695 non permanents ou stagiaires.

Les emplois du CNRS sont inégalement répartis sur le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le dictionnaire de géographie...), puisque 41,7% sont en Île-de-France, 11,7% en Rhône-Alpes… pour 0,2% en Limousin et 0,1% dans les DOM-TOM (La France d'outre-mer, souvent désignée par l'abréviation DOM-TOM permet de désigner collectivement l'ensemble des terres sous souveraineté française situées hors métropole. Ces territoires sont...).

Les emplois techniques sont divisés en BAP (Branche d'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) professionnelle) numérotées de A à H :

  • BAP A : Sciences du vivant
  • BAP B : Sciences chimiques et sciences des matériaux
  • BAP C : Sciences de l'ingénieur et instrumentation (Le mot instrumentation est employé dans plusieurs domaines :) scientifique
  • BAP D : Sciences humaines et sociales
  • BAP E : Informatique et calcul scientifique
  • BAP F : Documentation, édition, communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle, groupale...) que l'animal (communication intra- ou inter- espèces) ou la...)
  • BAP G : Patrimoine, logistique (La logistique est l'activité qui a pour objet de gérer les flux physiques d'une organisation, mettant ainsi à disposition des ressources...), prévention (La prévention est une attitude et/ou l'ensemble de mesures à prendre pour éviter qu'une situation (sociale, environnementale, économique..) ne se dégrade, ou qu'un accident, une épidémie ou...)
  • BAP H : Gestion scientifique et technique

Le recrutement se fait par concours externe, basé sur le dossier des candidats (incluant notamment leurs publications précédentes) et un entretien avec un jury, la promotion par concours interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une...), sélection professionnelle, proposition au choix.

Les agents du CNRS sont aussi divisés en "corps" :

  • Ingénieurs, classés dans la catégorie A de la fonction publique.
    • Les ingénieurs de recherches (IR) titulaires d'un Diplôme (Le diplôme (grec ancien :δίπλωµα, diploma signifiant « plié en deux ») est un acte écrit émanant généralement d'un organisme officiel, conférant...) d'ingénieur délivré par une ENSI, d'un doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement le grade universitaire le plus élevé. Le titulaire de ce grade est le docteur. Selon les pays et les époques, le doctorat peut...), d'une agrégation.
    • Les ingénieurs d'études (IE) titulaires d'une licence, d'une maîtrise (La maîtrise est un grade ou un diplôme universitaire correspondant au grade ou titre de « maître ». Il existe dans plusieurs pays et correspond à différents niveaux...), d'un DEA, d'un DESS ou d'un diplôme d'ingénieur non reconnu pour postuler au corps des IR
    • Les assistants-ingénieurs (AI) titulaires d'un DUT ou BTS.
  • Techniciens (TCN=technicien classe normale, TCS=technicien classe supérieure, TCE=technicien classe exceptionnelle) : titulaires du baccalauréat (Le baccalauréat (altération du bas-latin bachalariatus, désignant un rang de débutant d'abord dans la chevalerie, et puis dans la hiérarchie religieuse et universitaire ou de bacca laurea, baie...), ou d'un DEUG, qui correspond à la catégorie B de la fonction publique
  • Adjoints techniques (AJT) : titulaires d'un CAP ou BEP correspondant à la catégorie C de la fonction publique.

Les diplômes indiqués sont ceux exigés lors de l'inscription aux concours externes.

Répartition suivant les branches d'activités et les corps

Le tableau (Tableau peut avoir plusieurs sens suivant le contexte employé :) suivant donne la répartition des personnels techniques, suivant la branche d'activité professionnelle (BAP) et les différents corps.

BAP Nb d'agents âge moyen % de femmes Ingénieurs (IR, IE, AI) Techniciens (T, AJT)
A (Sciences du vivant) 1943 44,2 ans 70,3% 1 144 799
B (Sciences chimiques et sciences des matériaux) 1067 43,4 ans 43,3% 852 215
C (science de l'ingénieur et instrumentation scientifique) 2895 44,1 ans 10,4% 2 195 700
D (Sciences humaines et sociales) 1 597 52,4 ans 58,3% 590 7
E (Informatique et calcul scientifique) 1 867 43,4 ans 24,4% 1 676 191
F (Documentation, Edition, Communication) 1 250 48,3 ans 43,6% 819 431
G (Patrimoine, logistique, prévention) 724 45,1 ans 21,5% 155 569
H (Gestion scientifique et technique des EPST) 3 954 44,3 ans 86,5% 1 292 2 662

Place des femmes au CNRS

En décembre 2005, sur un ensemble de 26 133 personnes, le CNRS comptait 11 095 femmes et 15 038 hommes, soit une proportion de 42,5 %[7]. Chez les ingénieurs et techniciens, 7 454 sur 14 456, soit 52 %, sont des femmes. Quant aux chercheurs, les femmes sont nettement en minorité et ne sont que 3 625 sur 11 626, soit 31 %. Ce dernier chiffre (Un chiffre est un symbole utilisé pour représenter les nombres.) cache tout de même d'importantes différences suivant les filières. Les femmes représentent 43 % des chercheur en sciences de l’homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est appelé un garçon, tandis que...) et de la société, 39 % en sciences de la vie (La vie est le nom donné :), 30 % en chimie, 26 % en sciences de l'Univers, 19 % en sciences de l'ingénieur, 19 % en sciences et technologies de l'information et de la communication, 17 % en physique, 16 % en mathématiques.

La proportion de femmes diminue également en fonction de la hiérarchie. Elles représentent 35,7 % des chargés de recherche de 2e classe (CR2) qui représentent le niveau de recrutement de la plupart des nouveaux chercheurs, 36,7 % des chargés de recherche de 1re classe pour les CR1, 25,2 % des directeurs de recherche de 2e classe (DR2), 11,7 % des directeurs de recherche de 1re classe (DR1) et 11,6 % des directeurs de recherche de classe exceptionnelle (DRCE), soit 15 femmes seulement.

Suite à ce bilan[8] et afin de promouvoir la place des femmes au sein de l'organisme, une mission pour la place des femmes a été mis en place en 2001 [9].

Temps partiel (Le mot partiel peut être employé comme :) au CNRS

1 836 agents dont 1 634 femmes (soit 88%) exerçaient leur activité à temps partiel, cela représente 7,1% de l'effectif qui se répartissent de la façon suivante :

  • 2% des chercheurs
  • 11,2 des IT

La répartition suivant le temps de travail et l'évolution depuis 1994 est la suivante :

ratio 1994 1999 2004
50 % 29,4 % 19,3 % 17,2 %
60 % 4,1 % 3,6 % 2,8 %
70 % 3,2 % 2,8 % 2,1 %
80 % 56,2 % 64,8 % 66,8 %
90 % 7,1 % 9,5 % 11,1 %

Emplois non permanents

En 2004, 11 695 personnes ont été rémunérées par le CNRS sur des postes non permanents (CDD, vacataires, accueil en détachement depuis une entreprise privée, action de valorisation…)

Politique sociale au CNRS

Le budget de la politique sociale du CNRS était de :

  • 25 986 002 € en 2000
  • 26 442 133 € en 2001 soit + 1,7%
  • 27 313 470 € en 2002 soit + 3,2%
  • 27 433 470 € en 2003 soit + 0,44%
  • 27 937 470 € en 2004 soit + 1,8%

Le budget de l'action sociale augmente donc moins vite que l'inflation.
La restauration utilise 63,9% des dépenses sociales. Il y a au CNRS 28 médecins de prévention auxquels on ajoute 25 médecins du travail interentreprises et 33 médecins de prévention de l'université ; cela fait donc un total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme. Exemple : "Le...) de 86 médecins pour 26 000 agents permanents.

Réformes et polémiques

La loi dite Chevènement de 1982 fonctionnarisant le personnel du CNRS, eut ses partisans et ses adversaires :

  • les favorables considèrent que les chercheurs vont ainsi bénéficier d'une stabilité propice aux recherches fondamentales et que la recherche ne sera plus dépendante de la grande industrie et des financements privés.
  • les opposants noteront que la machine administrative ainsi créée ne peut encourager les bons chercheurs, rapidement démotivés par la permanence de chercheurs médiocres qui avancent au bénéfice de l'âge et sont défendus en dehors des critères scientifiques.

En 2001, la Cour des comptes reprochait au CNRS son " absence de stratégie " et notait que les découpages en secteurs scientifiques constituent un frein (Un frein est un système permettant de ralentir, voire d'immobiliser, les pièces en mouvement d'une machine ou un véhicule en cours de déplacement.) majeur à la capacité interdisciplinaire (Un travail interdisciplinaire intègre des concepts provenant de différentes disciplines.) de l'établissement. La cour note également la rigidité thématique, la faiblesse des opportunités d'expression des jeunes talents, le recrutement endogamique (40 à 50 % des recrutements dans le laboratoire de préparation du doctorat), le faible impact de l'évaluation des chercheurs sur leur carrière et les primes distribuées sans lien avec la qualité des services effectués.

En 2002, Olivier Postel-Vinay, directeur de la rédaction du magazine " La Recherche ", publiait son livre Le grand gâchis - splendeur et misère de la science française, ouvrage dénonçant ce qu'il nomme les ratés de l'institution. Ainsi, l'auteur notait que le CNRS emploie onze mille chercheurs environ, mais ne parvient à en licencier qu'un ou deux chaque année et que, souvent, ils sont annulés par le tribunal (Le tribunal ou juridiction (de jus dicere : littéralement, « dire le droit ») est un lieu où est rendue la justice. C'est là que les personnes en conflit viennent chercher la...) administratif (les chercheurs du CNRS, étant fonctionnaires, ne dépendent pas de la juridiction des prud'hommes). Il a aussi été reproché à la Direction du CNRS de "ne pas diriger grand chose". Le phénomène semble moins lié à des causes organisationnelles qu'au mode de recrutement des responsables (cooptation de scientifiques au profil essentiellement académique, qui ne sont pas des managers).

L'hebdomadaire L'Express du 2 février 2004, citant un rapport de l'Inspection générale des finances sur le CNRS, note les défauts suivants : " Mauvaise répartition des moyens, doublons, absence de contrôles, statut rigide des chercheurs, et surtout une direction qui ne dirige pas grand-chose. " L'Inspection des Finances suggérait qu'il faudrait réduire le rôle du comité national du CNRS (évaluation par les pairs) au profit d'une direction de type traditionnel. Or l'évaluation par les pairs était la grande originalité du CNRS.

L'ancien ministre de la Recherche Claude Allègre (Claude Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste et un homme politique français.) défraya la chronique en engageant une réforme importante du CNRS, ce qui conduisit à des manifestations de la part de chercheurs français (2004). Ces polémiques se sont ensuite poursuivies dans un contexte de fronde de l'ensemble de la recherche publique contre le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, accusé de coupes importantes dans les crédits de la recherche. Plus récemment, ces réformes ont été présentées comme également liées à une volonté de reprise en main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier...) politique de la stratégie (La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire » - est :) scientifique d'un organisme jugée par trop indépendant.

De nombreuses critiques ont été émises par la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances sur le fait que les laboratoires du CNRS seraient rarement, voire jamais, évalués de manière indépendante. Ces institutions notent que la plupart de ces laboratoires répugneraient à utiliser la bibliométrie comme critère d'évaluation, contrairement aux organismes anglo-saxons. Or le syndicat SNCS-FSU s'oppose à la généralisation (La généralisation est un procédé qui consiste à abstraire un ensemble de concepts ou d'objets en négligeant les détails de façon à...) de la bibliométrie. En 2005, le syndicat de chercheurs SNCS-FSU demande plus de postes statutaires (fonctionnaires) au sein de l'institution et refuse la généralisation de l'évaluation des individus, à laquelle il préfère l'évaluation des recherches — mais pas de façon bibliométrique.

La bibliométrie est une mesure simplement quantitative de la productivité en termes de publications scientifiques. Elle est souvent difficile à mettre en œuvre, car un usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) inconsidéré peut mettre sur le même plan des publications peu importantes scientifiquement, et d'autres beaucoup plus importantes. Elle ne prend pas en compte les dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien son diamètre si c'est une pièce de révolution.) officiellement mises en avant par la commission européenne, le ministère français de la recherche et la direction du CNRS elle-même, à savoir la dissémination, la formation, et la communication de leur savoir par les chercheurs, qui sont plus difficilement quantifiables. Le débat (Un débat est une discussion (constructive) sur un sujet, précis ou de fond, annoncé à l'avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions ou opinions...) porte donc en fait principalement sur le degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) de bibliométrie académique utilisé.

La loi sur la recherche a été débattue au parlement le 7 mars 2006. Elle semble loin de répondre aux demandes des chercheurs du CNRS et des autres organismes de recherche publique en particulier ceux du collectif "Sauvons la Recherche".

Notes et références

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