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Phlogistique

La théorie du phlogistique est une théorie scientifique obsolète concernant la combustion. Elle a été développée par J.J. Becher à la fin du XVIIe siècle et fut prolongée et développée par Georg Ernst Stahl.

La théorie phlogistique (La théorie du phlogistique est une théorie scientifique obsolète concernant la combustion. Elle a été développée par J.J. Becher à la fin du XVIIe siècle et fut prolongée et développée par Georg Ernst Stahl.) est devenue caduque après la découverte de l'implication de l'oxygène (L’oxygène est un élément chimique de la famille des chalcogènes, de symbole O et de numéro atomique 8.) de l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est nécessaire de pressuriser les cabines des avions et autres...) dans le processus de combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion.) par Antoine Laurent de Lavoisier au XVIIIe siècle.

Théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative, souvent...)

On a longtemps cru que la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !) était constituée d'un fluide (Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable. On regroupe sous cette appellation les gaz qui sont l'exemple des fluides compressibles, et les liquides, qui...) que l'on avait nommé le phlogistique (dérivé savant formé par J. J. Becher d'après le grec phlogistos " inflammable "). On peut l'associer au feu (Le feu est la production d'une flamme par une réaction chimique exothermique d'oxydation appelée combustion.). La perte de masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la force de gravitation (la masse...) résultant d'une combustion était attribuée au départ du phlogistique — la masse qui partait était de la chaleur.

La théorie affirme que tous les matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) inflammables contiennent du phlogiston, une substance incolore, inodore, impondérable qui serait dégagée en brûlant. Une fois brûlée, la substance " déphlogistifiée " apparaîtrait sous sa vraie forme.

Lorsque Georg Ernst Stahl énonce sa théorie du phlogistique, il explique la combustion du feu, mais aussi l'alimentation ou la rouille du métal (Un métal est un élément chimique qui peut perdre des électrons pour former des cations et former des liaisons métalliques ainsi que des liaisons...). À cet égard, le dégagement du phlogistique renvoie à une règle moderne concernant le déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles orientés. En psychanalyse, le déplacement est mécanisme de défense...) des équilibres.

Les substances " phlogistifiées " sont donc celles qui n'ont pas encore brûlé. Étant donné le besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les besoins...) d'air pour la combustion d'une substance, on pensait également que l'air avait une relation spéciale avec le phlogiston.

Par exemple, le charbon, ou le H2 (dihydrogène) contiennent du phlogistique presque pur.

Daniel Rutherford, un étudiant de Jospeh Black, a découvert l'azote (L'azote est un élément chimique de la famille des pnictogènes, de symbole N et de numéro atomique 7. Dans le langage courant, l'azote désigne le gaz diatomique diazote N2,...) (Nitrogen) en 1772 et il s'est appuyé sur cette théorie pour expliquer ses résultats. Les résidus d'air laissés après la combustion - en fait, un mélange (Un mélange est une association de deux ou plusieurs substances solides, liquides ou gazeuses qui n'interagissent pas chimiquement. Le résultat de l'opération est une préparation aussi appelée mélange. Les...) d'azote et de dioxyde de carbone (Le dioxyde de carbone (appelé parfois, de façon impropre « gaz carbonique ») est un composé chimique composé d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène et dont la formule brute est : CO2.) -, était parfois appelé " air phlogistifié ", ayant absorbé tous les phlogistons de la substance.

Ainsi, quand l'oxygène fut découvert, on l'appelait " air déphlogistifié ", capable de se combiner avec plus de phlogistons et pouvant ainsi brûler plus longtemps que de l'air " ordinaire ".

Mise en cause de la théorie

Par la suite, de nombreuses expériences ont mis en évidence de nombreux problèmes, notamment le fait que de nombreux métaux, comme le magnésium, gagnaient du poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre....) en brûlant, bien qu'ils aient dû perdre des phlogistons. Certains partisans des phlogistons ont expliqué cela en concluant que ceux-ci avaient un " poids négatif " ; d'autres, comme Guyton de Morveau, ont argué que le phlogiston était plus léger que l'air. Toutefois, une analyse plus détaillée, fondée sur le principe d'Archimède et les densités du magnésium, ont montré que le fait d'être plus léger que l'air ne peut démontrer l'augmentation de la masse selon cette théorie. La théorie des phlogistons est restée dominante jusqu'à ce qu'Antoine Lavoisier montre que la combustion nécessite la présence d'oxygène, résolvant ainsi le paradoxe (Un paradoxe est une proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit...) pondéral et jetant les bases pour une nouvelle théorie calorifique de la combustion, grâce à une nouvelle notion énergétique - la calorie.

D'un certain point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.), la théorie des phlogistons peut être vue comme opposée à la " théorie de l'oxygène " moderne. La théorie des phlogistons affirme que tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) matériau (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets. C'est donc une matière de base sélectionnée en raison de propriétés...) inflammable contient des phlogistons libérés durant la combustion, laissant la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide,...) " déphlogistifiée " sous sa " vraie " forme. Dans la théorie moderne, les matériaux inflammables (ou non rouillés) sont " désoxygénés " sous leur forme pure et oxygénés quand ils sont brûlés.

La remise en cause de cette théorie a été féconde et est à la base de la chimie organique (La chimie organique est une branche de la chimie concernant la description et l'étude d'une grande classe de molécules à base de carbone : les composés organiques.) et de l'étude des réactions d'oxydo-réduction. [1]

Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0.

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