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Logique (mathématiques élémentaires)
image:icone_math_élém.jpg
Cet article fait partie de la série
Mathématiques élémentaires
Algèbre
Analyse
Arithmétique
Géométrie
Logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et...)
Probabilité (La probabilité (du latin probabilitas) est une évaluation du caractère probable d'un évènement. En mathématiques, l'étude des...)
Statistique (Une statistique est, au premier abord, un nombre calculé à propos d'un échantillon. D'une façon générale, c'est le résultat de l'application...)

La logique est la base des démonstrations en mathématique (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les...). Bien qu'elle apparaisse de manière cachée dans toute l'argumentation mathématique, elle est indispensable à la compréhension de théorème (Un théorème est une proposition qui peut être mathématiquement démontrée, c'est-à-dire une assertion qui peut être établie comme vraie au travers d'un raisonnement...). Elle se formalise sous forme de table de vérité dans l'algèbre (L'algèbre est la branche des mathématiques qui étudie les structures algébriques, indépendamment de la notion de limite (rattachée à l'analyse) et de la notion de représentation graphique (rattachée à la...) de Boole

Aspect expérimental

Implications et équivalences

En logique, on découvre des conditions nécessaires, des conditions suffisantes, des implications, des équivalences, des réciproques et des contraposées. Chacun de ces mots correspond à un lien logique entre des propositions.

Dans l'affirmation:

si ABCD est un carré (Un carré est un polygone régulier à quatre côtés. Cela signifie que ses quatre côtés ont la même longueur et ses quatre angles la même mesure. Un...) alors ABCD est un parallélogramme (Un parallélogramme, en géométrie, est un quadrilatère (convexe) dont les côtés sont parallèles deux à deux ; c'est un trapèze particulier.).

On dit que

  • ABCD est un carré est une condition suffisante pour que ABCD soit un parallélogramme
  • ABCD est un parallélogramme est une condition nécessaire pour que ABCD soit un carré

On écrira ABCD est un carré \Rightarrow ABCD est un parallélogramme. Cette relation s'appelle une implication.

On peut remarquer que

  • ABCD est un parallélogramme n'est pas une condition suffisante pour que ABCD soit un carré
  • ABCD est un carré n'est pas une condition nécessaire pour que ABCD soit un parallélogramme

On remarque donc que l'implication

ABCD est un parallélogramme \Rightarrow ABCD est un carré

est une implication fausse.

Renverser le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par...) d'une implication, c'est prendre la réciproque.

Dans le cas de notre exemple, On peut dire que l'implication

"si ABCD est un carré alors ABCD est un parallélogramme"

est une implication juste mais que sa réciproque est fausse.

On remarque que dans une implication, il y a souvent perte d'information entre le premier terme de l'implication et le second.

D'après notre affirmation précédente, on peut remarquer que

si ABCD n'est pas un parallélogramme alors ABCD n'est pas un carré

Inverser le sens de l'implication et prendre la négation des affirmations s'appelle prendre la contraposée de l'implication. Dans tous les cas, si une implication est juste alors sa contraposée est juste.

Lorsque une implication est vraie et que sa réciproque est vraie aussi, on dit que les deux affirmations sont équivalentes:

Par exemple, pour trois points ABC distincts, on a:

  • si ABC est un triangle (En géométrie euclidienne, un triangle est une figure plane, formée par trois points et par les trois segments qui les relient. La dénomination de...) rectangle en A alors AB² + AC² = BC² (première implication)
  • si AB² + AC² = BC² alors le triangle est rectangle en A (réciproque)

L'implication et sa réciproque sont vraies, les deux affirmations sont donc équivalentes. On écrira donc

ABC est rectangle en A si et seulement si (abrégé en ssi) AB² + AC² = BC²

que l'on raccourcit parfois en

ABC est rectangle en A \Leftrightarrow AB² + AC² = BC²

Quantificateurs

En réalité, une affirmation n'est vraie que dans un domaine particulier, il faut donc préciser le domaine de validité et préciser pour quels éléments c'est vrai.

L'affirmation

\geq 0

n'a aucun sens hors contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu traditionnellement de l'analyse...). En revanche, on peut trouver

  • pour tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) réel x, x² \geq 0 (qui est une affirmation vraie)
  • pour tout complexe x, x² \geq 0 (qui est une affirmation fausse)
  • Il existe des complexes x tels que x² \geq 0 (qui est une affirmation vraie)
  • Il existe des imaginaires purs tels que x² \geq 0 (qui est une affirmation fausse)

Les précisions "il existe" et "pour tout"" sont appelés des quantificateurs. Souvent sous-entendus dans les raisonnements, ils sont toujours indispensables. On peut remarquer que pour le théorème de Pythagore (Le théorème de Pythagore est un théorème de géométrie euclidienne qui énonce que dans un triangle rectangle (qui possède un angle droit) le carré de l'hypoténuse (côté opposé à l'angle droit) est...) cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes sédentarisés libres (pouvant avoir des esclaves), constituant...) précédemment, il a été précisé, par un quantificateur, le domaine de validité "pour tous points A, B, C distincts".

Contraire

Prendre le contraire d'une affirmation, c'est exprimer la proposition qui sera vraie si et seulement si la précédente est fausse. Le contraire de la phrase

"dans cette salle, toutes les personnes sont des filles"

est

"dans cette salle, il existe au moins un garçon".

Quand on maîtrise (La maîtrise est un grade ou un diplôme universitaire correspondant au grade ou titre de « maître ». Il existe dans plusieurs pays et correspond à différents niveaux selon ceux-ci.) bien la logique et les quantificateurs, on sait prendre la négation de toute proposition : il suffit d'inverser les quantificateurs et de prendre la propriété contraire.

Le contraire de

"pour tout réel x, f(x) = f(-x) " (qui traduit la parité d'une fonction définie sur R)

est

"il existe un réel x tel que f(x)\ne f(-x) (qui traduit le fait qu'une fonction définie sur R n'est pas paire)

On s'aperçoit ainsi qu'il existe des règles de calcul en logique que l'on peut formaliser à l'aide de tables de vérité

Approche d'une formalisation

Les bases

Soit P une proposition.
On dit que P est vraie ou fausse.

Soit P une propriété à un état. Alors non P est à l'état opposé ( En mathématique, l'opposé d’un nombre est le nombre tel que, lorsqu’il est à ajouté à n donne zéro. En botanique, les organes d'une...).

On peut ainsi établir une table de vérité :

P nonP non(nonP)
V F V
F V F

Et ceci montre que P = non non P.

Maintenant, et c'est ce qu'il y a de plus intéressant, concentrons-nous sur les relations :

Prenons les deux relations basiques : " et " et " ou " (il faut que P soit vrai et que Q soit vrai, ou respectivement, que P soit vrai ou Q soit vrai, pour que la relation soit vraie). On dit que R=P.Q=(P et Q) est vraie si tous deux sont vrais à la fois. On dit que R=P+Q=(P ou Q) est vraie si l'un ou l'autre est vrai.

On établit alors la table de vérité :

P Q P et Q P ou Q
F F F F
F V F V
V F F V
V V V V

Soit P et Q deux propositions. Soit R la relation => (il suffit que)

P Q P \Rightarrow Q
F F V
F V V
V F F
V V V

Ceci est la définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions nominales.) de la relation implication.

De même, pour la relation (il faut que)

P Q P \Leftarrow Q
F F V
F V F
V F V
V V V

Enfin, pour que R: <=> soit vrai (équivalence), il faut que => et <= soient vraies :

P Q P \Rightarrow Q P \Leftarrow Q P \Leftrightarrow Q
F F V V V
F V V F F
V F F V F
V V V V V

L'analyse de telles tables nous permet de montrer que, par exemple, dans une démonstration (En mathématiques, une démonstration permet d'établir une proposition à partir de propositions initiales, ou précédemment démontrées à partir de...), pour que P<=>Q, il faut et il suffit que P=>Q ET non P => non Q.

En effet :

P Q nonP nonQ P \Rightarrow Q nonP \Rightarrow nonQ P \Rightarrow Q et
nonP \Rightarrow nonQ
P \Leftrightarrow Q
F F V V V V V V
F V V F V F F F
V F F V F V F F
V V F F V V V V

On vient là de démontrer que la réciproque d'un théorème pouvait se montrer en partant de l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x = 1, si 1...) des hypothèses pour arriver à l'inverse de la conclusion.

De la même façon, il est aisé de montrer avec ces tables de vérité que P=>Q est équivalent à nonP ou Q. On laissera le lecteur faire le tableau (Tableau peut avoir plusieurs sens suivant le contexte employé :) afin de s'en convaincre.

La logique est donc à la base des mathématiques, et leur permet de faire toutes les démonstrations nécessaires pour les théorèmes les plus simples comme les plus complexes.

Résultats importants

Notons que les lignes suivantes sont " vraies ". Il s'agit de relations vraies quelles que soient P et Q deux propositions.

  • non\;( non\, P) \Leftrightarrow P
  • ( P\Rightarrow Q ) \Leftrightarrow (non\, Q \Rightarrow non\, P), le deuxième membre de l'équivalence est souvent appelé la contraposée du premier membre.
  • ( P \Rightarrow Q ) \Leftrightarrow (Q \,ou\, (non \,P))
  • \,non\,( P \Rightarrow Q ) \Leftrightarrow (P \,et\, (non \,Q)), ce résultat est important lorsqu'on utilise un raisonnement par l'absurde: si on veut prouver une implication, on montre que sa négation conduit à une absurdité.
Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0.

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