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Le processus préliminaire de détermination orbitale consiste à déterminer à partir d'observations, les six éléments orbitaux qui décrivent l'orbite d'un corps céleste :
La difficulté de ce procédé découle du fait qu'une observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir...) nous donne uniquement la direction du corps céleste par rapport à l'observateur et aucune information quant à la distance qui sépare ce corps de l'observateur.
La position de l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale....) dans l'espace est alors inconnue et les composantes de la vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d'évaluer l'évolution d'une quantité en fonction du temps.) de ce même objet sont également indéterminées. Il est alors nécessaire d'effectuer des observations supplémentaires à d'autres moments pour augmenter la quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses.) d'information disponible.
Considérons les coordonnées cartésiennes héliocentriques
du corps céleste. Celles-ci sont liées aux éléments orbitaux par les relations :
![\begin{matrix} x &=& r[\cos(v+\omega)\cos \Omega -\sin(v+\omega)\sin\Omega\cos i] \\ y &=& r[\cos(v+\omega)\sin\Omega+\sin(v+\omega)\cos\Omega\cos i] \\ z &=& r\sin(v+\omega)\sin i \end{matrix}](http://www.techno-science.net/illustration/Definition/inconnu/b/b1a65e4ab6f7430faccdd461798620d1.png)
Les membres de droites de ces équations comportent tous les éléments orbitaux.
et ω apparaissent explicitement alors que
et t0 sont représentés indirectement au travers des variables :
Le passage des coordonnées héliocentriques écliptiques aux coordonnées géocentriques écliptiques s'effectue par les relations :

où X,Y,Z sont les coordonnées écliptiques géocentriques du Soleil ((pourcentage en masse)) i.e des paramètres connus et
sont les coordonnées géocentriques écliptiques du corps céleste

où λ et β sont la longitude (La longitude est une valeur angulaire, expression du positionnement est-ouest d'un point sur Terre (ou sur une autre planète).) et la latitude (La latitude est une valeur angulaire, expression du positionnement nord-sud d'un point sur Terre (ou sur une autre planète), au nord ou au sud de...) du corps respectivement et ρ représente la distance du corps céleste à la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.) i.e la distance géocentrique (La distance géocentrique d'un corps céleste est la distance qui le sépare de la Terre ou plus précisément du centre de la Terre.) qui est un paramètre (Un paramètre est au sens large un élément d'information à prendre en compte pour prendre une décision ou pour effectuer un calcul.) inconnu. Cependant, les positions apparentes d'un corps céleste sont habituellement obtenues en mesurant les écarts angulaires par rapport aux étoiles voisines supposées fixes. Puisque les positions des étoiles sont cataloguées en ascension droite (En astronomie, l'ascension droite (a ou α) est un terme associé au système de coordonnées équatoriales, qui est l'équivalent sur la sphère céleste de la longitude.) et déclinaison, i.e les coordonnées géocentriques équatoriales, les résultats des observations d'un corps céleste sont également donnés dans ces coordonnées. Il est alors nécessaire de passer du repère équatorial au repère écliptique (L'écliptique est le grand cercle sur la sphère céleste représentant la trajectoire annuelle du soleil vue de la Terre. Plus précisement, il s'agit de...). Cette transition s'effectue à l'aide des relations trigonométriques suivantes (trigonométrie sphérique).

où ε correspond à l'inclinaison du plan équatorial par rapport à l'écliptique. Ces dernières équations nous donnent :

Cette dernière équation (En mathématiques, une équation est une égalité qui lie différentes quantités, généralement pour poser le problème de leur identité. Résoudre l'équation consiste à déterminer toutes les façons de donner à certaines des quantités qui y...) permet de déterminer la longitude λ. On déduit également la latitude β. Par substitutions, on obtient :
![\begin{matrix} \rho\cos\lambda\cos\beta &=& r[\cos(v+\omega)\cos\Omega -\sin(v+\omega)\sin\Omega\cos i]-X \\ \rho\sin\lambda\cos\beta &=& r[\cos(v+\omega)\sin\Omega -\sin(v+\omega)\cos\Omega\cos i]-Y \\ \rho\sin\beta &=& r\sin(v+\omega)\sin i-Z \end{matrix}](http://www.techno-science.net/illustration/Definition/inconnu/d/d9b7e8d0ff1d66da4bbe719811233fc6.png)
Notons que la distance héliocentrique (La distance héliocentrique d'un corps céleste est la distance qui le sépare du Soleil. Cette distance est souvent mesurée en unité astronomique (ua). Une ua est la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. Une unité...) r est liée à la distance géocentrique ρ. Ces équations représentent donc un système de trois équations à sept inconnues, les six éléments orbitaux et la distance géocentrique ρ ; les autres quantités,
et
étant toutes connues. Ce système n'admettant pas de solution unique, on peut se poser la question de savoir quel est le nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.) minimal d'observations qu'il est nécessaire d'effectuer pour être en mesure de résoudre le problème de la détermination orbitale (Le processus préliminaire de détermination orbitale consiste à déterminer à partir d'observations, les six éléments orbitaux qui décrivent l'orbite d'un corps céleste :) d'un corps céleste.
Nous venons de voir qu'une observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande participation des...) menée en un temps t1 nous amenait à résoudre un système de trois équations à sept inconnues, à savoir:

Il est alors évident que deux observations menées aux temps t1 et t2 nous mèneront à un système de six équations à huit inconnues

et de manière analogue, trois observations nous donneront un système de neuf équations à neuf inconnues

Dès lors, pour obtenir les éléments orbitaux, il est nécessaire d'effectuer une série de trois observations.
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