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Vitrail
L'arche de Noé, Vitrail du XVIIe siècle, Église Saint-Étienne-du-Mont, Paris
L'arche de Noé, Vitrail du XVIIe siècle, Église Saint-Étienne-du-Mont, Paris
Vitrail du XIXe siècle par Samuel Coucke (1861). Église Notre-Dame des Victoires au Sablon à Bruxelles
Vitrail du XIXe siècle par Samuel Coucke (1861). Église Notre-Dame des Victoires au Sablon à Bruxelles
Vitraux de ND des Missions, détail, 1931
Vitraux de ND des Missions, détail, 1931

Le vitrail (Le vitrail est une composition décorative formée de pièces de verre colorées. Depuis le début du Moyen Âge, ces pièces sont assemblées par des baguettes de...) est une composition décorative formée de pièces de verre (Le verre, dans le langage courant, désigne un matériau ou un alliage dur, fragile (cassant) et transparent au rayonnement visible. Le plus souvent, le verre est constitué d’oxyde de silicium...) colorées. Depuis le début du Moyen Âge, ces pièces sont assemblées par des baguettes de plomb (Le plomb est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole Pb et de numéro atomique 82. Le mot et le symbole viennent du latin plumbum.). Ce procédé, bien qu'aujourd'hui toujours dominant, n'est pas le seul en usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.): d'autres techniques, telles que celles du ruban de cuivre (Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Le cuivre pur est plutôt mou, malléable, et présente sur ses surfaces fraîches une teinte...) (aussi appelée méthode Tiffany, de son concepteur (Un concepteur est une personne qui imagine et réalise quelque chose. Ce mot vient du verbe concevoir.) Louis Comfort Tiffany), de la dalle de verre enchassée dans le béton (Le béton est un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats naturels (sable, gravillons) ou artificiels (granulats légers) agglomérés par...) ou le silicone (Les silicones, ou polysiloxanes, sont des composés inorganiques formés d'une chaine silicium-oxygène (...-Si-O-Si-O-Si-O-...) sur laquelle des groupes se fixent, sur les...), de collages (avec des résines ou des polymères, et du vitrail à verre libre, peuvent être utilisées ou combinées.

Un vitrail est appelé vitrerie lorsque son dessin est géométrique et répétitif (par exemple des losanges ou des bornes). La vitrerie est généralement claire et sans peinture.

Un vitrail et une vitrerie se réalisent suivant le même procédé en associant le plomb et le verre. Le verre utilisé est plan, d'une épaisseur variant entre 1,5 mm et 5 mm, et le plomb se présente sous forme de baguettes en forme de H couché. Les pièces de verre sont serties dans les plombs puis l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être...) est maintenu définitivement grâce aux soudures réalisées à chaque intersection des plombs.

Historique

Les origines

Le verre coloré a été produit depuis les époques les plus reculées. Tant les Egyptiens que les Romains ont excellé à la fabrication de petits objets de verre coloré. Le British Museum possède deux pièces romaines exceptionnelles, la tasse de Lycurgue, dont la teinte couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) moutarde prend des reflets pourpres lorsque la lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde...) la traverse (Une traverse est un élément fondamental de la voie ferrée. C'est une pièce posée en travers de la voie, sous les rails, pour en maintenir l'écartement et l'inclinaison, et transmettre au ballast les...) et le vase Portland , bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le...) nuit à décor incisé blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image que l'on en donne parfois :...).

Dans les premières églises chrétiennes du IVe et du Ve siècles, on peut encore observer de nombreuses ouvertures occultées par des motifs en très fines feuilles d'albâtre serties dans des cadres en bois, donnant un effet de vitrail primitif. Des effets semblables ont été atteints avec une plus grande sophistication par des créateurs musulmans en Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres...) mineure en utilisant le verre coloré en lieu et place de la pierre.

Le vitrail médiéval

En tant que forme artistique, la technique du vitrail atteint sa plénitude au Moyen Âge. Durant les périodes romane et gothique primitif (950 à 1240), les ouvertures se développèrent exigeant de plus grandes surfaces vitrées. La stabilité était assurée par de robustes cadres de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le métal de transition et le matériau ferromagnétique le plus...). Ces modèles sont encore visibles dans la cathédrale (Une cathédrale est, à l'origine, une église chrétienne où se trouve le siège de l'évêque (la cathèdre) ayant en charge un diocèse....) de Chartres et à l’extrémité orientale de la nef (La nef est la partie d'une église allant du portail à la croisée du transept et qui est comprise entre les deux murs latéraux. La nef comprend le vaisseau central et les éventuels...) de la cathédrale de Canterbury.
Avec le développement ornemental de l’architecture gothique (L'architecture gothique (ou francigenum opus) fut un style architectural de la seconde partie du Moyen Âge en Europe occidentale.), les ouvertures devinrent de plus en plus grandes, améliorant l'éclairage des intérieurs. L'architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) gothique innova en introduisant un cloisonnement des fenêtres par des piliers verticaux et des motifs de pierre. La complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie, en informatique ou en...) de ces ouvertures atteignit son apogée (Un apogée (du grec apogeios : loin de la terre ; apo : loin + gê : Terre), dans les domaines de l'astronomie et de l'astronautique, est le point extrême de l'orbite elliptique d'un...) dans les immenses baies du style flamboyant (Flamboyant est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains arbres de la famille des Caesalpiniaceae. Par extension le nom de flamboyant peut...) européen.
Intégrés à la tendance à l’élévation verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) des cathédrales et des églises paroissiales, les vitraux devinrent des créations de plus en plus audacieuses. La forme circulaire, ou rosace (Une rosace est une figure symétrique, formée de courbes inscrites dans un cercle à partir d'un point ou bouton central, ayant plus ou moins la forme d'une rose ou...) développée (En géométrie, la développée d'une courbe plane est le lieu de ses centres de courbure. On peut aussi la décrire comme l'enveloppe de la famille des droites normales...) en France, évolua à partir de percements relativement simples dans les parois de pierre jusqu’aux immenses rosaces, comme celle du fronton ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou...) de la cathédrale de Chartres. Ces modèles atteignirent une énorme complexité, la dentelle de pierre étant ramifiée en centaines de différents points, comme dans la Sainte-Chapelle (La Sainte-Chapelle est une chapelle qui fut édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de Saint Louis afin d’abriter la Sainte Couronne, un morceau de la...) à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien,...).

Principales étapes de réalisation d'un vitrail

La conception

Vitrail dans le château de Sulkowski à Bielsko-Bia?a.
Vitrail dans le château (Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité...) de Sulkowski à Bielsko-Bia?a.

Trois phases sont décisives dans le processus de création d'un vitrail. Contrairement à d’autres techniques comme la peinture à l’huile (L'huile est un terme générique désignant des matières grasses qui sont à l'état liquide à température ambiante et qui ne se mélangent pas à l'eau, mais, est cependant plus...), la technique du vitrail laisse peu de place à l’improvisation pendant la réalisation. Il est nécessaire de réfléchir en amont à tous les détails qui seront rencontrés : le dessin, la couleur, la solidité et la pérennité de l’ensemble… mais surtout la qualité de la lumière qui pénètre dans l'architecture.

La maquette

C'est un document (Dans son acception courante un document est généralement défini comme le support physique d'une information.) qui montre un aperçu détaillé d'un vitrail en le représentant à l'échelle 1/10. Elle est conçue pour communiquer l'idée au client (Le mot client a plusieurs acceptations :) qui donne son avis (Anderlik-Varga-Iskola-Sport (Anderlik-Varga-Ecole-Sport) fut utilisé pour désigner un projet hongrois de monoplace de sport derrière lequel se cachait en fait un monoplace de chasse destiné au...) avant la réalisation. Elle indique le tracé des plombs, la coloration des verres, la peinture éventuelle et le passage des armatures métalliques. Toutes les indications qui seront visibles doivent y être inscrites. Elle peut être un point (Graphie) de départ pour l'élaboration d'un devis. La maquette met en valeur les proportions des pièces les unes par rapport aux autres et par rapport à la taille de la fenêtre (En architecture et construction, une fenêtre est une baie, une ouverture dans un mur ou un pan incliné de toiture, avec ou sans vitres.) (surtout dans le cas des vitreries). C'est un document de référence tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) au long de la conception du vitrail : depuis la coloration jusqu'au résultat final.

La coloration

Cette étape détermine l’harmonie des différents verres colorés. On choisit les verres suivant les couleurs indiquées sur la maquette et en tenant compte de leur nature : antique, plaqué, imprimé... Les échantillons des verres sont comparés sur une verrière d'exposition pour observer le rapport des couleurs entre elles.

Le tracé

C'est le " dessin technique " du panneau, réalisé à l’échelle 1/1 sur du papier (Le papier (du latin papyrus) est une matière fabriquée à partir de fibres cellulosiques végétales et animales. Il se présente sous forme de feuilles minces et est considéré comme un matériau de base...) bulle. Le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud (node) l'extrémité...) des plombs est tracé avec précision en utilisant la maquette comme modèle. Il est ensuite calibré pour que l’on coupe les verres. Dans le cas d’un vitrail figuratif : on procède à un agrandissement de la maquette. Si l’on possède un carton, on peut décalquer le dessin des plombs sur le papier. Dans le cas d’une vitrerie : on utilise un compas à balustre (Un balustre est une colonnette de forme renflée, généralement assemblée à d'autres colonnettes par une tablette à hauteur d'appui.) pour reporter les écartements identiques.

Les pièces sont différenciées par des numéros afin d'être facilement localisées. Ces indications peuvent être le numéro de la baie, le numéro du panneau dans la baie et le numéro de la pièce dans le panneau. Elles peuvent également mentionner la référence du verre qui leur est attribuée. Une feuille (La feuille est l'organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs. Elle est insérée sur les tiges des plantes au niveau des nœuds. À l'aisselle de la feuille se trouve un...) de verre peut avoir des variations de valeur qui seront visibles sur les pièces. On peut donc indiquer le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du...) du dégradé (+/-) ou l'intensité choisie (forte, moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la...), faible).

Le calque

Avant d’être calibré, le tracé est reporté sur un calque. Cette " sauvegarde " est importante pour la réalisation de futures copies ou d’éventuelles réparations de pièces cassées. Il sert aussi à positionner les pièces qui sont coupées et éviter les confusions et les pertes. Un deuxième calque peut être réalisé pour le sertissage (Le sertissage est une opération simple d'assemblage de deux pièces, habituelle en mécanique et microtechnique, mais aussi en joaillerie.) qui servira de guide en étant glissé sous le panneau.

Vitrail à Bangkok, Thaïlande
Vitrail à Bangkok (Bangkok (en thaï ???????? Krung Thep    écouter , voir ci-dessous) est la capitale de la Thaïlande. C'est à la fois une ville et une province.), Thaïlande

Le calibrage

Après avoir réalisé le calque, le tracé est découpé méthodiquement. Le calibrage sert à conserver les mesures du panneau en tenant compte de l’assemblage verre/plomb. Il convient d’enlever l’épaisseur de l’âme du plomb (1,75mm) sur le tracé. Celle-ci est répartie de chaque côté du trait, puis enlevée. On obtient des calibres en papier fort qui servent (Servent est la contraction du mot serveur et client.) de guide pour la coupe de chaque pièce. Il est réalisé différemment suivant le motif du panneau : Le calibrage à la lame et au réglet est utilisé pour les motifs rectilignes (losanges, bornes,...) dont la coupe des pièces se fait souvent à la pige. L’outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des...) passe symétriquement de chaque côté du trait. Le calibrage aux ciseaux à calibrer est utilisé pour découper les formes courbes. Ils possèdent une lame centrale mesurant 1,75 mm qui retire l’épaisseur de l’âme du plomb.

La coupe

Préparation des pièces.
Préparation des pièces.
Vitrail de Tiffany avec son verre opalescent caractéristique. Le dessin asymétrique est réalisé par la combinaison de verres colorés et d'un décor peint qui joue avec la trame régulière des cadres.
Vitrail de Tiffany avec son verre opalescent caractéristique. Le dessin asymétrique est réalisé par la combinaison (Une combinaison peut être :) de verres colorés et d'un décor peint qui joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir...) avec la trame (Le mot trame peut désigner :) régulière des cadres.

La coupe des pièces est très précise car chaque défaut peut modifier le résultat, soit dans les mesures, soit dans le motif. Les calibres servent de guide pour chaque pièce et leur superposition (En mécanique quantique, le principe de superposition stipule qu'un même état quantique peut possèder plusieurs valeurs pour une certaine quantité observable (spin, position,...) avec les pièces doit être parfaite. On utilise un diamant (Le diamant est un minéral composé de carbone (tout comme le graphite et la lonsdaléite), dont il représente l'allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique....) (naturel ou synthétique) ou un coupe-verre (roulette de vitrier). D’une façon générale, l’action de la coupe se fait en deux temps : une rayure puis un décrochage. Si la rayure est correctement effectuée, le verre " file " et le décrochage se fait rigoureusement à cet endroit (les molécules sont séparées pour permettre ensuite la séparation). Dans tous les cas, plus le décrochage est tardif, moins il est facile car la coupe se referme ensuite peu à peu. Si la main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C'est un organe destiné à saisir et...) ne peut décrocher les deux morceaux, on utilise une pince (Une pince est un dispositif mécanique ou un outil, ayant pour fonction de pincer quelque chose d'autre, c'est-à-dire serrer pour saisir ou maintenir.) à détacher positionnée perpendiculairement au trait de coupe. Si les bords sont imparfaits après le décrochage, on les rectifie avec une pince à gruger. Pour une meilleure finition, la pierre carborundum permet d'améliorer le bord des pièces.

L’organisation (Une organisation est) est différente (En mathématiques, la différente est définie en théorie algébrique des nombres pour mesurer l'éventuel défaut de dualité d'une application définie à l'aide de la trace, dans...) suivant le motif et le type de pièces à débiter :

  • Si chaque pièce est unique, on utilise individuellement chaque calibre. Ce cas s'applique souvent à des motifs calibrés aux ciseaux à trois lames. Le coupe-verre suit rigoureusement le bord du calibre sans l'empiéter.
Pour obtenir une pièce, il faut exécuter plusieurs traits de coupe, c'est-à-dire autant de traits que son contour en comprend. Généralement, les côtés les plus difficiles sont coupés en priorité pour éviter les pertes de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) et de matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La matière occupe de l'espace et...).
Pour les pièces qui ont des creux, on procède en " coupes d'appel " qui permettent de progresser successivement vers la forme désirée.
  • Pour une pièce qui se répète en série, les passages successifs du coupe-verre vont déformer le calibre. On peut en fabriquer une copie dans un matériau (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets. C'est donc une matière...) plus résistant que l'on appelle clinquant.
Si les pièces ont des largeurs identiques et parallèles, elles sont coupées en série à l’aide d’une pige. Les bandes sont débitées en faisant glisser la pige sur la feuille de verre contre la règle de la table de coupe. Pour couper des rectangles, on a besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les besoins...) d’une pige pour la longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus éloignées. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme...) et d’une deuxième pour la largeur (La largeur d’un objet représente sa dimension perpendiculaire à sa longueur, soit la mesure la plus étroite de sa face. En géométrie plane, la largeur est la plus petite des deux mesures d'un rectangle,...). La première bande est débitée par la deuxième pige. Pour couper des carrés ou des losanges, on utilise deux fois la même pige ! Ce procédé permet de conserver précisément les dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien...) des pièces qui doivent être identiques.
Pour enlever en série la même partie d’une pièce à bords rectilignes, on fabrique des machines. La pièce est calée dans un assemblage de petites règles en bois où l’on fait glisser le coupe-verre contre le dernier morceau cloué. De cette façon, le passage de l’outil se fait systématiquement au même endroit.

Le sertissage

Vitrail du XIIIe siècle en provenance de l'église de Soissons.
Vitrail du XIIIe siècle en provenance de l'église de Soissons.

Aussi appelé " mise en plomb ", il commence lorsque les pièces du panneau sont coupées et qu’elles ne nécessitent plus aucun traitement de décoration (peinture, cuisson, sablage,…). Le sertissage regroupe l’ensemble des gestes pour assembler les verres et les plombs. Le " chemin de plomb " détermine son organisation. Il est étudié au préalable pour obtenir un réseau solide et logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et raisonnement) est dans une...) lors du montage. Au-delà de sa fonction mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission, pistons, ...), bref, de...), le chemin de plomb dessine le motif du vitrail ; le sertissage doit donc respecter le dessin pour qu'il soit lisible.

Les équipements et outillages : La table de montage est le support qui va recevoir l'assemblage. Elle est en bois (de peuplier (Les peupliers sont des arbres du genre Populus de la famille des Salicacées.) de préférence) et reçoit deux règles clouées perpendiculairement sur ses bords. Ces règles sont biseautées pour recevoir le plomb d'entourage. Le montage vient s'appuyer dans le coin formé à gauche ou à droite du monteur suivant s'il est gaucher ou droitier.

Le monteur utilise des couteaux de montage de différentes largeurs qui servent à couper le plomb et à le manipuler. On peut aussi utiliser un couteau (Un couteau est un outil tranchant comportant une lame et un manche.) à plomb en forme de serpe. Celui-ci dispose d'une lame courbe (En géométrie, le mot courbe, ou ligne courbe désigne certains sous-ensembles du plan, de l'espace usuels. Par exemple, les droites, les segments, les lignes polygonales et les cercles sont des...) finissant en pointe et d’un manche souvent muni d'une butée en étain pour remplacer le marteau (marteau peut faire référence à :). Le marteau sert à taper les extrémités des plombs, à planter les clous de montage, à tasser les verres dans les plombs (avec son manche) et à tasser le panneau quand le sertissage est terminé. L'ouvre-plomb sert à écarter les ailes des plombs pour qu’ils accueillent les pièces. Les clous de montage servent à maintenir les pièces provisoirement lors du montage. Leur forme est conique (Les coniques constituent une famille très utilisée de courbes planes algébriques, qui peuvent être définies de plusieurs manières différentes, toutes équivalentes entre elles.) pour ne pas écailler le verre et pour qu'ils s'enlèvent aisément.

  • Principes de mise en plomb:

Chaque plomb doit être légèrement aplati à son extrémité afin de pouvoir pénétrer jusqu'au cœur d'un autre déjà installé. Un plomb situé entre deux verres doit être immédiatement coupé (Un coupé est une voiture fermée, à deux portes (parfois trois avec hayon ou quatre comme l'ont fait certains constructeurs américains) et possédant deux, quatre ou cinq places. Il est...) et aplati pour que le suivant puisse couvrir le montage effectué. Un plomb n'est jamais coupé au milieu d'une pièce, le suivant vient toujours l'arrêter. Avant d’être soudées, les ailes des plombs sont rabattues à l’aide d’une spatule à rabattre pour consolider le panneau. Cet outil est en bois ou en plastique et peut avoir deux formes: soit pour rabattre les deux ailes en même temps, soit pour rabattre une seule aile à la fois.

Le soudage

Vitrail de Louis Comfort Tiffany (1890), Université de Yale
Vitrail de Louis Comfort Tiffany (1890), Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où les...) de Yale

Lorsque tous les plombs sont assemblés, le réseau est solidarisé en faisant fondre un peu d'étain sur chaque intersection.

L’étain est le métal (Un métal est un élément chimique qui peut perdre des électrons pour former des cations et former des liaisons métalliques ainsi que des liaisons ioniques dans le cas des métaux alcalins. Les métaux sont un...) utilisé pour le soudage car il fond à une très basse température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée...) (232°C). On l'utilise sous forme de baguettes composées d'un mélange (Un mélange est une association de deux ou plusieurs substances solides, liquides ou gazeuses qui n'interagissent pas chimiquement. Le résultat de l'opération est une...) avec 40% de plomb. De l’oléine est appliquée sur chaque intersection à l’aide d’un pinceau ou en imprégnant la baguette d’étain. Cette huile sert à décaper la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique,...) du plomb pour que la soudure adhère. La stéarine est aussi utilisée ; elle remplit la même fonction que l'oléine mais elle présente l'aspect d'un bloc cireux blanc que l’on frotte aux intersections. Le fer à souder (Un fer à souder est un outil qui permet de réaliser des soudures ; il s'appelle fer puisque son élément principal est la pièce métallique qui confère une...) est un appareil qui produit de la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !) vers une panne en cuivre, il peut être électrique ou à gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a...). La panne peut être de taille et de forme variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un...).

Le chevauchement des ailes des plombs est recouvert et dissimulé sous l'étain. La soudure est légèrement bombée sans être trop grosse. Sa forme est centrée sur l'intersection de façon symétrique sans être trop étalée et l’ensemble formé est homogène. La deuxième face du panneau est ensuite contresoudée à l’exception du plomb d’entourage qui ne l’est pas.

Le masticage

Cette opération assure l'étanchéité (L'étanchéité est le résultat de l'interdiction d'un passage. Ce terme général peut être compris dans de nombreux domaines.) et consolide le vitrail. Elle reste controversée au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des mammifères qui...) des professionnels car ses effets à long terme peuvent altérer la qualité des matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.). Lorsque les plombs sont soudés, le panneau n'est pas encore hermétique. On comble les fins espaces entre les verres et les plombs à l'aide d'un mastic liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.). Celui-ci est appliqué à l'aide d'une brosse (Une brosse est un outil fait d'un assemblage de filaments plus ou moins souples fixés sur une monture. Elles peuvent avoir différents usages :) ronde pour qu'il pénètre entre les ailes des plombs et la surface du verre. Ceci nécessite un nettoyage intensif utilisant de la sciure et une brosse à chiendent.

Ce type de masticage est fortement déconseillé dans le cas d'un panneau ancien possédant des pièces peintes : on exerce alors un masticage " au doigt " à l'aide du même mastic (préparé plus ferme) ; ce qui évite un contact sur la totalité des surfaces.

Le mastic est une composition à base d’huile de lin, de blanc de Meudon (d'Espagne, de Troyes) et de siccatif (pour accélérer le séchage). Le panneau sèche ensuite selon plusieurs variantes, certains ne rabattant pas les ailes avant le masticage; on peut aussi nettoyer avec du papier journal, etc.

Le vitrail en dalle de verre

Il s'agit d'une technique particulière, très récente par rapport à l'Art séculaire du vitrail classique, puisqu'inventée par des moines trappistes dans les années 50. Initialement, le travail s'effectue à l'aide d'un coin et d'un marteau, qui servent à tailler des morceaux de verre dans des petits blocs de verre de 2 à 3 cms d'épaisseur ayant la forme d'une brique. [(lien)] On pose la pièce de verre sur le coin, et frappe à l'aide du marteau pour séparer des morceaux jusqu'à obtention de la forme souhaitée, selon le même procédé de "calibrage" décrit ci-dessus. Les pièces ainsi obtenues sont alors disposées selon le modèle dans un coffrage, formé par des tasseaux de bois. Ce coffrage sert à couler le béton qui constitue l'armature de la dalle de verre, dans les dimensions et formes souhaitées On coule ensuite le béton Durant l'opération de coulage, des tiges de métal sont plongées dans le béton pour renforcer l'armature.

C'est la nécessité d'avoir une armature très robuste, du fait du poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du...) des pièces de verre, qui donne à ces vitraux cet aspect massif (Le mot massif peut être employé comme :) lorsqu'on les voit de l'extérieur d'un édifice.

De nos jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons...), la technique a évoluée vers l'utilisation de résine "époxy", dont la solidité a permis de réduire les largeurs d'armature, passant d'un minima de 4 cms à moins de 1cm, suivant la surface du vitrail.

Le vitrail à verre libre

Vitrail à verre libre réalisé par Guy Simard, 2003
Vitrail à verre libre réalisé par Guy Simard, 2003

Il s'agit d'une technique de vitrail contemporain constitué de pièces de verre de diverses natures et textures (verre antique, copeaux de dalle de verre, tiges de verre, billes de verre, verre de plage (La géomorphologie définit une plage comme une « accumulation sur le bord de mer de matériaux d'une taille allant des sables fins aux blocs ». La plage ne se limite...), verre de récupération, etc) déposées et combinées entre deux vitres, espacées d'environ 2cm, serties dans un cadre de bois ou de métal. Cette technique fut mise au point au début des années 1980 par Guy Simard, artiste (Est communément appelée artiste toute personne exerçant l'un des métiers ou activités suivantes :) verrier à Québec. Quoique procédant d'un même esprit, elle diffère passablement de la technique du laminage libre brevetée par Eric Wesselow (Prix de Rome), artiste verrier canadien d'origine polonaise.

Le vitrail à verre libre se différencie du vitrail traditionnel serti au plomb sous cinq aspects au moins.

1. Alors que les grands vitraux d'églises ou de cathédrales se présentent comme de grands aplats, le vitrail à verre libre montre plutôt une très grande variété de textures. Le vitrail est alors dit ou perçu comme étant plus dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :), en ce sens que lorsque la lumière ponctuelle (un point de lumière), le soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile centrale du système solaire. Dans la classification...) par exemple, poursuit sa course (Course : Ce mot a plusieurs sens, ayant tous un rapport avec le mouvement.), ou que le spectateur se déplace par rapport au vitrail, les effets de lumière se déplacent aussi, passant d'une pièce de verre à l'autre.

2. La réalisation d'un vitrail à verre libre nécessite environ quatre à cinq fois plus de temps qu'un vitrail traditionnel et la quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la...) de verre utilisé est multipliée dans la même proportion. Ce qui fait que les vitraux à verre libre sont environ aussi lourds que les vitraux en dalles de verre.

3. Un vitrail à verre libre se construit un peu à la manière d'une tapisserie haute lisse. Il se monte de bas en haut. Les pièces de verre étant déposées librement dans la boîte vitrée qui leur sert d'habitacle, il s'en suit qu'il est absolument impossible de produire deux vitraux à verre libre absolument identiques, ce qui est possible, par contre, en vitrail traditionnel.

4. Un vitrail à verre libre ne contient aucune colle (Une colle ou la glu est un produit de nature liquide ou gélatineuse servant à lier des pièces entre elles. Ces pièces peuvent être de même nature ou de différents matériaux.) ni n'utilise aucune forme de sertissage. Ce qui retient le verre, c'est uniquement son cadre, son contenant de vitre et de métal ou de bois. Ceci signifie que les pièces de verre à l'intérieur du vitrail à verre libre peuvent bouger si, par exemple, le vitrail est tourné de 180° à la verticale, c'est-à-dire lorsque le haut devient le bas et que le bas se retrouve en haut. Ainsi, plus le verre est compact, moins il peut bouger.

5. Un vitrail traditionnel au plomb pourrait, à la limite, mesurer deux mètres sur deux. Un vitrail à verre libre de plus d'un mètre carré (Le mètre carré (symbole m²) est l'unité d'aire du système international.) implique des contraintes techniques particulières. Notamment, la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) latérale augmente rapidement au centre du vitrail, ce qui fait que les vitres qui retiennent les pièces de verre ont tendance à se bomber. Plus le cadre est grand, plus les vitres doivent être épaisses. Par exemple, des vitres de 4mm d'épaisseur suffisent pour un cadre de 60 x 60 cm, alors qu'il faut utiliser des vitre de 5 à 6 mm pour un cadre d'un mètre (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international (SI). Il est défini, depuis 1983, comme la distance parcourue par la...) carré (Un carré est un polygone régulier à quatre côtés. Cela signifie que ses quatre côtés ont la même longueur et ses quatre angles la même mesure. Un carré est à la fois un...).

Le vocabulaire

  • aile du plomb : partie visible de la baguette de plomb, de largeur variable, maintenant les pièces de verre.
  • âme du plomb : barre transversale interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon le "Diplôme...) du plomb (barre du " H "), insérée, lors de la mise en plomb, entre les tranches des pièces de verre.
  • barlotière : barre métallique plate épousant la forme des panneaux qu’elle soutient.
  • calibre : forme en papier fort, utilisée comme patron ou gabarit pour découper une pièce de verre.
  • carton de coupe : Décalque du carton d’assemblage sur papier fort, découpé ensuite en calibres.
  • carton d’assemblage : maquette grandeur nature du vitrail, portant le tracé précis du réseau des plombs ou du cuivre.
  • ciseaux à calibrer : ciseaux à triple lames servant à la découpe des calibres, pourvus d’une lame supplémentaire au centre qui détache une bande de papier de l’épaisseur de l’âme du plomb ou du ruban de cuivre.
  • cive : pièce de verre circulaire de petite taille obtenue par soufflage, comportant une boudine au centre.
  • copeau de dalle de verre : éclat de dalle de verre taillée à l'aide d'une marteline.
  • couleur de cémentation : Couleur constituée d’un colorant (Un colorant est une substance utilisée pour apporter une couleur à un objet à teinter.) d’origine métallique qui, à l’aide d’un cément, ou véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un point à un autre.), pénètre dans les couches superficielles du verre et le colore après cuisson.
  • couleur vitrifiable : Peinture composée d’un colorant et d’un fondant qui, déposée sur le verre avant cuisson, est transformée par fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de...) en une matière vitreuse faisant corps avec le verre.
  • coupe à la pige : Coupe répétitive de pièces de verre de forme similaire. On utilise une pige à la place du calibre en papier fort.
  • coupe au calibre : Coupe effectuée en suivant le contour des calibres.
  • dalle de verre : Pièce des verre de 30 x 20 cm et d’environ 25 mm d’épaisseur, coulée dans un moule et servant à la confection de vitraux assemblés au ciment (Le ciment (du latin caementum, signifiant moellon, pierre de construction) est une matière pulvérulente, formant avec l’eau ou avec une...) armé ou à la résine époxy.
  • émail : couleur vitrifiable associant un fondant transparent teinté à l’aide d’oxydes métalliques, qui sert à colorer les verres blancs ou à rehausser la teinte des verres colorés.
  • fondant : substance utilisée pour abaisser le point de fusion des couleurs vitrifiables.
  • frottis (En médecine, on appelle frottis un prélèvement médical au moyen d'un écouvillon stérile, d'une petite brosse ou d'une petite spatule :) des plombs : Report sur une feuille de papier du réseau de plombs d’un vitrail à restaurer, obtenu en pressant le papier contre les plombs et en le frottant avec un bâton de graphite pour obtenir une empreinte.
  • fusing : cuisson entre 750 et 850°C de plusieurs couches de verre superposées, un verre support et des verres décorés, pour obtenir leur collage par fusion.
  • gravure à l’acide : Dévitrification superficielle d’une pièce de verre sous l’action d’acide (Un acide est un composé chimique généralement défini par ses réactions avec un autre type de composé chimique complémentaire, les...) fluorhydrique ; procédé employé sur du verre doublé pour obtenir des effets décoratifs par contraste de couleurs.
  • grisaille : couleur vitrifiable noire, brune, etc., composée d’un pigment (oxyde métallique) et d’un fondant. Diluée à l’eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) distillée ou au vinaigre (Le vinaigre est un liquide acide (pH généralement compris entre 2 et 3), obtenu grâce à l'oxydation de l'éthanol dans le vin, le cidre, la bière et autres boissons fermentées. Le vinaigre commun comporte une...), et additionnée de gomme arabique pour favoriser son adhérence sur le verre, elle est cuite entre 600 et 650°C.
  • gruger : corriger les inégalités de coupe, ou effectuer certaines coupes rentrantes, en rongeant les bords du verre à l’aide d’une pince.
  • jaune (Il existe (au minimum) cinq définitions du jaune qui désignent à peu près la même couleur :) d’argent : Couleur de cémentation, ne nécessitant pas de fondant, composée de sels d’argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) et d’ocre, qui pénètrent dans la couche superficielle du verre et le colorent d’un jaune transparent.
  • mastic : mélange d’huile de lin et de blanc d’Espagne appliqué sous les ailes des plombs du vitrail pour assurer l’étanchéité et la rigidité du panneau.
  • mise en plombs : opération consistant à engager les contours de chaque pièce de verre dans les gorges des baguettes de plomb, puis d’en rabattre les ailes contre le verre avant d’entreprendre la soudure des intersections de plombs.
  • panneau : au sens strict, chaque partie d’un vitrail délimitée par une armature métallique.
  • plomb de casse : plomb très mince utilisé en restauration pour maintenir les fragments d’une pièce rompue.
  • remise en plomb : remplacement partiel (Le mot partiel peut être employé comme :) ou complet des plombs cassés ou abîmés d’un vitrail ancien par des plombs neufs.
  • réseau de plombs : ensemble des plombs d’un panneau ou d’une verrière.
  • thermoformage : cuisson d’une pièce de verre sur un support en relief (Le relief est la différence de hauteur entre deux points. Néanmoins, ce mot est souvent employé pour caractériser la forme de la surface de la Terre.) au-delà de son point de fusion pour lui donner une forme particulière.
  • vergettes : tiges métalliques servant à renforcer le maintien des panneaux, fixées par des attaches soudées au réseau de plombs.
  • vitrifiable : qui peut acquérir une structure vitreuse par cuisson.
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