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Jean Hermann est un médecin et un naturaliste français, né le 31 décembre 1738 à Barr en Alsace et mort le 4 octobre 1800 à Strasbourg.
Fils d’un pasteur luthérien, il obtient son titre de docteur en médecine (La médecine est une science, un art, et une technique dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé. Appliquée aux animaux,...) à l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Peirce[1], un...) de Strasbourg le 13 mai 1762 avec une thèse (Une thèse (du nom grec thesis, se traduisant par « action de poser ») est l'affirmation ou la prise de position d'un locuteur, à l'égard du sujet ou du thème qu'il évoque.) intitulée Cardamomi historiam et vindicias. Après avoir crée, en 1764, un cours privé d’histoire naturelle, il est nommé, en 1769, professeur extraordinaire de médecine à l'école de santé publique de Strasbourg, puis, en 1778, professeur de philosophie et, enfin, il succède à Jacob Reinholf Spielmann (1722-1783) à la chaire d'histoire naturelle et de matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. Elle occupe de...) médicale. En 1796, il devient professeur de botanique et de matière médicale à la nouvelle École de médecine.
Ses collections et sa bibliothèque, riche de 20 000 volumes, sont à l'origine du muséum d'histoire naturelle de la ville. Hermann dirige en outre son jardin botanique. Celui-ci est menacé de fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) par l’administration de la ville durant la Révolution, il n’a dû son salut qu’à l’opiniâtreté d’Hermann qui lui consacre toute sa fortune.
Son œuvre la plus importante paraît en 1783 sous le titre de Tabula affinitatum animalium... cum annotationibus ad historiam naturalem animalium augendam facientibus. Observationes zoologicae quibus novae complures est publié en 1804 à titre posthume. Membre de nombreuses sociétés savantes, il correspond avec de nombreux naturalistes dont Johann David Schöpf (1752-1800) et Eugen Johann Christoph Esper (1742-1810).
Son frère, Jean-Frédéric Hermann (1743-1820), fit une carrière municipale à Strasbourg. Maire (Le maire représente l'autorité municipale. Dans de nombreux cas, il est le détenteur du pouvoir exécutif au niveau d'une ville ou communal en France...) de 1800 à 1805, il fut suspendu à cause de son franc-parler envers le préfet Henri Shée.
Son fils, Jean-Frédéric Hermann (1768-1793), allait suivre sa trace (De manière générale, une trace est l'influence d'un événement sur son environnement. On utilise parfois le terme d'empreinte (voir aussi Pistage).) tant en médecine qu’en histoire naturelle, lorsque sa mort prématurée mit un terme à ses ambitions.
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