Ce site necessite l'activation du javascript dans votre navigateur pour un affichage correct !
  Nos sites: Techno-Science.net | Allons-Sortir.fr
Style du site: Original | Azur   
Découvrez toute l'actualité scientifique et technologique, des dossiers, des évènements et sorties scientifiques...
Techno-Science
Outils
Proposez-nous
Archives
Partenaires / Sites
Organismes
 CEA
 ESA
Sites Web
Définition provenant de l'encyclopédie Wikipédia sous licence GNU FDL
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - +
Alexandre Koyré

Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le clarifiant.
L'utilisateur qui appose ce bandeau (Bandeau - Ancien - Moulures unies larges et peu saillantes se profilant en surface verticale ou horizontale, tout en...) est invité à énoncer les points à améliorer en page de discussion.

Alexandre Koyré (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le...) (1882, Taganrog, Russie – 1964, Paris) est un philosophe français d’origine russe.

Koyré quitte la Russie en 1898. À Göttingen, il assiste aux cours du philosophe Edmund Husserl et du mathématicien David Hilbert. Il s’installe ensuite à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville...) pour étudier l’histoire de la philosophie.

Ses travaux d’épistémologie et d’histoire des sciences portent sur Galilée (Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un...) ainsi que sur la cosmologie (La cosmologie est la branche de l'astrophysique qui étudie l'Univers en tant que système physique.) aux XVIe et XVIIe siècles. Il voit dans la naissance de la physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ...) moderne au XVIIe siècle une « révolution scientifique ». Cette expression est caractéristique de la conception discontinuiste de l’histoire des sciences qu’il partage avec Gaston Bachelard (Gaston Bachelard, né à Bar-sur-Aube le 27 juin 1884 et mort à Paris le 16 octobre 1962, est un philosophe des sciences...). Passer du « monde clos » de la cosmologie aristotélicienne à la théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage...) d’un « univers infini » suppose ainsi une transformation radicale des bases métaphysiques sur lesquelles repose la physique.

Biographie succincte

  • 1882 : né à Taganrog (Russie), le 29 avril et donné le nom ????????? ???????????? ??????????.
  • 1908-1909 : études à Gottingen (Husserl, Hilbert), suit les travaux du cercle (Le terme de cercle a plusieurs sens dérivés de son sens géométrique initial.) de Gottingen.
  • 1912-1913 : études à Paris, suit les cours de Bergson au Collège de France.
  • 1914 : s'engage dans l'armée.
  • 1917 : armée du Tsar, puis opte pour la révolution soviétique.
  • 1920 : retour à Paris, prépare sa première thèse.
  • 1922 : thèse
  • 1929 : thèse d'État
  • 1931 : recherches philosophiques.
  • 1934 : traduit Nicolas Copernic
  • 1939 : publie les Études galiléennes
  • 1941 : engagé pour la France libre
  • 1945 : publie Introduction à la lecture de Platon
  • 1946: étudie à Princeton
  • 1950 : publie la Philosophie Russe
  • 1951 : rejet de sa candidature au Collège de France
  • 1952 : nommé à l'Académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d'artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour...) internationale d'histoire des sciences.
  • 1955 : publie ses travaux sur les mystiques.
  • 1957 : publie Du monde clos à l'Univers (On nomme univers l'ensemble de tout ce qui existe, comprenant la totalité des êtres et des choses (celle-ci comprenant...) infini
  • 1961 : publie La révolution astronomique
  • 1964 : s'éteint à Paris, le 29 avril
  • 1965 : publication posthume des Études newtoniennes
  • Plusieurs congrès lui seront consacrés.

Curriculum vitæ

Rédigé en février 1951, sans doute en vue de sa candidature au Collège de France : il y exprime sa conviction de l'unité de la pensée humaine; d'où l'impossibilité de séparer, en compartiments étanches, l'histoire de la pensée philosophique et celle de la pensée religieuse dans laquelle baigne toujours la première, soit pour s'en inspirer, soit pour s'y opposer. Conviction féconde pour l'intellection de la pensée médiévale et moderne (même pour l'étude de Spinoza).

L'influence de la pensée scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude...) est présente chez Descartes ou Leibniz, certes, mais aussi dans des doctrines mystiques : la mystique de Bœhme est rigoureusement incompréhensible sans référence à la nouvelle cosmologie créée par Copernic.

Ces considérations l'ont amené, ou, plutôt, l'ont ramené, à l'étude de la pensée scientifique: astronomie (Avec plus de 6 000 ans d'Histoire, l'astronomie est probablement la plus ancienne des sciences naturelles, ses origines...) d'abord, puis physique et mathématiques, sachant que la liaison qui s'effectue entre physique céleste et physique terrestre est à l'origine de la science moderne. L'évolution de la pensée scientifique est très étroitement liée à celle des idées transscientifiques, philosophiques, métaphysiques, religieuses.

L'astronomie copernicienne n'est pas une économie des "cercles" : elle élève la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...) au rang ( Mathématiques En algèbre linéaire, le rang d'une famille de vecteurs est la dimension du sous-espace vectoriel...) des planètes. L'œuvre de Kepler est union entre théologie chrétienne et pensée de Proclus : perte de la circularité des orbes, mais contre Giordano Bruno, elle reste dans un monde clos. Descartes apporte l'infini en mathématiques et en sciences. Enfin arrive Leibniz avec sa conception du possible, intermédiaire entre l'être et le néant, qui avait bloqué Pascal. D'où les publications : 1933, études sur Paracelse, 1934, études sur Copernic, 1940, études galiléennes. Il y eut bouleversement profond des cadres de notre pensée. C'est pourquoi la découverte de lois très simples, telle la loi de la chute des corps, a coûté à de très grands génies de si longs efforts qui n'ont pas toujours été couronnés de succès. Ainsi, la notion d'inertie (L'inertie d'un corps découle de la nécessité d'exercer une force sur celui-ci pour modifier sa vitesse (vectorielle)....), aussi manifestement absurde pour l'Antiquité et le Moyen Âge qu'elle nous paraît plausible, voire évidente, aujourd'hui, n'a pu être dégagée dans toute sa rigueur même par la pensée d'un Galilée et ne l'a été que par Descartes, suite à Baliani.

Pendant la guerre, absorbé par d'autres tâches, il n'a pu consacrer autant de temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les...) qu'il l'aurait désiré aux travaux théoriques. Mais depuis 1945, il a entrepris une série de recherches nouvelles sur la formation, à partir de Kepler, de la grande synthèse newtonienne. Ces recherches formeront la suite de ses travaux sur l'œuvre de Galilée. La philosophie de Newton compte avec son génie mathématique (Les mathématiques désignent la science du vrai et du faux en général. C'est-à-dire qu'elle ne s'attache pas à dire ce...). Il réussit où d'autres échouent, faute d'insuffisance philosophique (Boyle et Hooke), et ce sont de profondes divergences philosophiques qui ont nourri l'opposition de Huygens et de Leibniz à Newton : conférences à Chicago (Chicago est une mégapole des États-Unis, située dans la partie nord du Middle West, à 1 280 kilomètres à l'ouest...), Yale, Harvard, Congrès de Paris (1949), Congrès d'Amsterdam (1950). Il a étudié la transition du « monde de l'à-peu-près à l'univers de la précision », l'élaboration de la notion et des techniques de mensuration exacte, la création des instruments scientifiques qui on rendu possible le passage de l'expérience qualitative à l'expérimentation (L'expérimentation est une méthode scientifique qui consiste à tester par des expériences répétées la validité d'une...) quantitative de la science classique, enfin, les origines du calcul infinitésimal (Le calcul infinitésimal (ou calcul différentiel et intégral) est une branche des mathématiques, développée à partir de...).

Il est essentiel de replacer les Œuvres étudiées dans leur milieu intellectuel et spirituel, de les interpréter en fonction des habitudes mentales, des préférences et des aversions de leurs auteurs. II faut résister à la tentation, à laquelle succombent trop d'historiens de sciences, de rendre plus accessible la pensée souvent obscure, malhabile et même confuse des Anciens, en la traduisant en un langage moderne qui la clarifie, mais en même temps la déforme : rien, au contraire, n'est plus instructif que l'étude des démonstrations d'un même théorème (Un théorème est une proposition qui peut être mathématiquement démontrée, c'est-à-dire une assertion qui peut être...) données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose,...) par Archimède et Cavalieri, Roberval et Barrow. On ne saurait sous-estimer l'intérêt des polémiques d'un Guldin ou d'un Tacquet contre Cavalieri et Evangelista Torricelli (Evangelista Torricelli (né le 15 octobre 1608 à Faenza, en Émilie-Romagne - mort le 25 octobre 1647) est un physicien...).

 
 On doit, enfin, étudier les erreurs et les échecs avec autant de soin que les réussites. 
 

Suit la description d'un programme de travail ambitieux, sur l'Histoire de la pensée scientifique, jusqu'au XXe siècle.

Hélas, sa non-nomination, puis sa mort prématurée laisseront ce grand-œuvre inachevé.

(texte paraphrasé de Études d'histoire de la pensée scientifique, éd Gallimard,1973, magnifique ouvrage posthume, rassemblant des textes aussi splendides (entre autres) que :

  • Galilée et l'expérience de Pise : une légende.
  • De motu gravium de Galilée : de l'expérience de pensée et de son abus).

La légende de l'expérience de Pise

(in Annales de l'Université de Paris, 1937)

Koyré démontre l'inexistence de cette expérience (relatée sobrement par Viviani dans la biographie de Galilée), en objectant que, depuis Benedetti, dont Galilée connaissait les travaux, Galilée savait qu'une grosse boule d'argile tomberait plus vite qu'une petite dans l'air. Ce qu'il décrit dans les Discorsi. Dans ces conditions, on comprendrait mal comment Galilée aurait pu affirmer quelque chose contraire à son opinion, après une expérience qui justifiait son opinion. Galilée a bien affirmé, a contrario, que dans le vide, tout corps (même une plume) tombe avec la même loi de chute.

Koyré signale par ailleurs les expériences tentées ailleurs par Baliani[1611 à Savone], Renieri[1641 à Pise], enfin Riccoli [1640-1650, à Bologne]). Son travail de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de...) historique et son analyse sont très poussés et emportent la conviction.

Il est remarquable que dans les expériences de l'an 2000 sur la chute d'un unique atome (Un atome (du grec ατομος, atomos, « que l'on ne peut diviser ») est la...) à travers deux trous d'Young, les interférences quantiques suivent bien la loi de Galilée, réécrite en mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies,...) quantique !

Référence citée par Koyré : Lane Cooper, Aristote and the tower of Pisa, Ithaca, N.Y.,1935.

L'article sur la gedankenexperimente du De motu gravium de Galilée (Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, PUF, XIII, 1960, p. 197-245) pèse lourd aussi dans la formation épistémologique en histoire des sciences.

Œuvres

  • Koyré (Alexandre), Études galiléennes. Paris : Hermann, 1939.
  • Koyré (Alexandre), Du monde clos à l’univers infini, trad. Raïssa Tarr. Paris : Gallimard ; 3e éd. 1988. (Tel ; 129). 350p. ISBN 2-07-071278-8.
  • Koyré (Alexandre), Études d’histoire de la pensée scientifique, Paris : Gallimard, 1966 ; 3e éd. : 1985. (Tel ; 92). 412p. ISBN 2-07-070335-5.
  • Koyré (Alexandre), Mystiques, spirituels, alchimistes du XVIe siècle allemand. Paris : Gallimard, 1970. (Bibliothèque des idées ; 233). 184p. ISBN 2-07-035233-1.
  • Koyré (Alexandre), Études d’histoire de la pensée philosophique. Paris : Gallimard, 1971 ; 3e éd. 1990. (Tel ; 57). 364p. ISBN 2-07-023981-0.
  • Koyré (Alexandre), Chute des corps et mouvement de la terre de Kepler à Newton. Histoire et documents d'un problème. Paris : J. Vrin, 1973. (L'histoire des sciences. Textes et études). 220p. ISBN 2-7116-0446-2.
  • Koyré (Alexandre), La philosophie de Jacob Boehme. Étude sur les origines de la métaphysique allemande; 3e éd. Paris : J. Vrin, 1979. (Bibliothèque d'histoire de la philosophie). xvii-526p. ISBN 2-7116-0445-4.
  • Koyré (Alexandre), Études newtoniennes. Paris : Gallimard, 1991. (Bibliothèque des idées). 353p. ISBN 2-07-027142-0.
  • Koyré (Alexandre), De la mystique à la science. Cours, conférences et documents. 1922-1962 ; éd. Pietro Redondi. Paris : EHESS, 1986. (Histoire des sciences et des techniques ; 2). ISBN 2-7132-0873-7.
  • Stoffel (Jean-François), Bibliographie d'Alexandre Koyré. Firenze, L. Olschki, 2000. 195 p. ISBN 88-222-4914-3.
  • Jorland (Gérard), La science dans la philosophie. Les recherches épistémologiques d'Alexandre Koyré. Paris : Gallimard, 1981. (Bibliothèque des idées). 372p.

Textes édités par Alexandre Koyré

  • Anselme (saint), Fidens quaerens intellectus ; trad. Alexandre Koyré. Paris, J. Vrin, 1930 ; réimpression 1992. (Bibliothèque des textes philosophiques). ISBN 2-7116-0673-2.
  • Copernic (Nicolas), Des révolutions des orbes célestes ; trad. par Alexandre Koyré . Paris, A. Blanchard, 1970 ; rééd. Paris, Diderot, 1998. (Pergame). ISBN 2-84352-086-X.
  • Newton (Isaac), Isaac Newton (Sir Isaac Newton était un philosophe, mathématicien, physicien et astronome anglais né le 4 janvier 1643 du calendrier...)'s Philosophiae naturalis principia mathematica / assembled and ed. by Alexandre Koyré and Isaac Bernard Cohen, with the assistance of Anne Whitman.
    • Volume (En physique, le volume d'un objet mesure « l'extension dans l'espace » qu'il possède dans les trois...) 1, Text. Cambridge [USA] : Harvard University Press, 1972. xl-547p. ISBN 0-674-66475-2.
    • Volume 2, Introduction to Newton's Principia. Cambridge [USA] : Harvard University Press, 1971 ; rééd. 1978. ISBN 0-674-46193-2.
  • Spinoza (Baruch), Traité de la réforme de l'entendement ; trad. Alexandre Koyré. Paris, J. Vrin, 1974 ; réimpression 1990. (Bibliothèque des textes philosophiques). ISBN 2-7116-0687-2.
Cette définition provient de l'encyclopédie libre Wikipédia publiée sous licence GNU FDL, elle est reprise sur techno-science.net à but informatif. Vous pouvez soumettre une modification ou un complément à cette définition sur la page correspondante de Wikipédia. La liste complète des auteurs de cet article est disponible sur cette page.
Il est possible que certains problèmes de mise en forme demeurent suite à l'importation de cette page, dans de tels cas veuillez vous reporter à la version originale sur Wikipédia.
Archives des News
  Février 2010
  Janvier 2010
  Décembre 2009
  Novembre 2009
  Toutes les archives


Lundi 8 Février 2010 à 11:54:10 - Aéronautique - 11 commentaires
» Le 747-8 à son tour prêt à s'envoller
Dimanche 7 Février 2010 à 00:00:57 - Vie et Terre - 0 commentaire
» Une grotte à immortaliser