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Posté par Michel le Lundi 16/04/2012 à 12:00
Une maison bien propre ?

Luke Knibbs, Caroline Duchaine et Congrong He avec quelques modèles d'aspirateur testés en laboratoire.
Les aspirateurs peuvent émettre des millions de bactéries et des milliards de particules à la minute.

Vous pensez améliorer la propreté de votre résidence en donnant un petit coup d'aspirateur ? Une étude portant sur la quantité de bactéries et de poussières émises par ces appareils pourrait vous faire voir les choses autrement. En effet, des tests effectués en laboratoire montrent que les aspirateurs peuvent émettre, chaque minute ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la...), des dizaines de milliards de particules ultrafines et des centaines de milliers de bactéries. Et on ne parle ici que de ce qui sort directement de l'appareil sans tenir compte de ce qui est remis en suspension ( Le fait de suspendre des particules En chimie, la suspension désigne une dispersion de particule. En géomorphologie, la suspension est un...) dans la pièce.

Caroline Duchaine, du Département de biochimie, de microbiologie (La microbiologie est la science qui étudie les micro-organismes (ou microorganismes).) et de bio-informatique (On regroupe sous le terme de bioinformatique un champ de recherche multi-disciplinaire où travaillent de concert biologistes, informaticiens, mathématiciens...) de l'Université Laval au Canada, et les chercheurs Luke Knibbs, Congrong He et Lidia Morawska, de l'Université de Queensland en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de l'Océanie. En plus de l’île-continent du...), ont testé 21 modèles d'aspirateurs dans une soufflerie équipée d'instruments permettant de capter et de quantifier les particules et les bactéries émises dans l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec...). Avant les tests, l'enceinte de la soufflerie était pratiquement exempte de poussières de sorte que les données représentent ce qui sort véritablement de la bouche (La bouche (encore dénommée cavité buccale ou cavité orale) est l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal entre dans son corps. Le mot...) des aspirateurs testés.

Pour reproduire le plus fidèlement possible les conditions réelles d'utilisation, les chercheurs ont emprunté des aspirateurs appartenant à des membres de leur entourage et ils les ont testés sans vider le sac à poussière au préalable. Ces appareils avaient de 6 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) à 22 ans d'usure et leur coût d'achat allait de 75 $ à 800 $.

Les résultats des tests, publiés dans un récent numéro de la revue Environmental Science & Technology, indiquent une grande variabilité dans le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de particules et de bactéries émises par les aspirateurs. Certains modèles en émettent jusqu'à cinq fois plus que d'autres. L'abondance des particules ultrafines (dont la taille est inférieure à 0,1 micromètre) va de 4 millions à 110 milliards à la minute. Ces minuscules poussières, composées essentiellement de carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.) et de cuivre (Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Le cuivre pur est plutôt mou, malléable, et présente sur ses surfaces fraîches une teinte rosée...), proviendraient de l'usure du moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il effectue ce...). «La qualité des composantes semble déterminante dans la quantité de particules émises, souligne Caroline Duchaine. Les aspirateurs bon marché en émettent davantage que les modèles luxueux.»

Quant aux bactéries, leur abondance peut atteindre 740 000 à la minute. Elles s'échapperaient des sacs à poussière qui en contiennent, en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de...), 16 millions par gramme (Le gramme est une unité de masse du Système international (l'unité de base est le kilogramme) et du système CGS. L'abréviation du gramme est g.) de poussière. Les bactéries pourraient survivre jusqu'à deux mois dans un tel environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement tend...). Il n'y aurait toutefois pas de lien entre l'abondance des bactéries à l'intérieur du sac et le nombre de bactéries émises par l'aspirateur. «C'est la capacité des composantes de l'aspirateur à retenir de façon étanche le contenu du sac qui semble en cause», explique Caroline Duchaine.

Malgré le volume (Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.) impressionnant de particules et de bactéries émises par un aspirateur en marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un déplacement en appui alternatif sur les...), n'espérez pas obtenir un billet du médecin pour vous dispenser de la corvée du ménage. Aucune étude scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) n'a encore établi de lien entre les aspirateurs et la dissémination de bactéries pathogènes. Même chose du côté des particules ultrafines, même si on les soupçonne de participer aux processus inflammatoires qui conduisent à certaines maladies pulmonaires et cardiaques.

Que faire alors ? Caroline Duchaine recommande aux personnes qui utilisent l'aspirateur comme outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions...) de travail quotidien et aux obsédés du ménage - catégorie dans laquelle elle s'inclut - de ne pas hésiter à mettre le prix qu'il faut pour acquérir un appareil de qualité. «Si vous vous souciez de la qualité de l'air dans votre maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille, voire de plusieurs, sans être...), ça vaut la peine d'investir dans un bon aspirateur.»

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Source: Jean Hamann - Université Laval