
Le changement climatique a accéléré le cycle global de l'eau suggère une nouvelle étude. Sa conclusion vient soutenir l'une des deux projections concurrentes établies par les chercheurs sur la manière dont le cycle des précipitations et des évaporations de l'
atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) va évoluer en réponse au réchauffement planétaire.
Ces prédictions théoriques, fondées sur la relation existant entre
température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de son énergie thermique. Elle est définit par l'équilibre de transfert de chaleur avec d'autres systèmes.) et
quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses.) de
vapeur () d'
eau (L’eau (que l'on peut aussi appeler oxyde de dihydrogène, hydroxyde d'hydrogène ou acide hydroxyque) est un composé chimique simple, mais avec des propriétés...) que l'atmosphère peut contenir, indiquent que le réchauffement de la
planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a) qui est en orbite autour du Soleil, (b) qui possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion...) devrait intensifier le cycle de l'eau atmosphérique d'un facteur deux par rapport aux modèles informatiques qui prennent en compte d'autres facteurs comme des contraintes énergétiques dans l'atmosphère. Des mesures fiables de l'intensité des cycles de l'eau sont néanmoins difficiles à obtenir, notamment parce que les océans couvrent environ 70 pour cent de la
surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent abusivement confondu avec sa mesure - l'aire ou la superficie.) du globe et reçoivent environ 80 % de ses précipitations.
Paul Durack et ses collègues ont contourné ce problème en utilisant les mesures de salinité de surface recueillies entre 1950 et 2000. Les types de changements observés dans les relevés de salinité sont plus conformes aux projections théoriques qu'avec les simulations informatiques. Les chercheurs en concluent que le cycle global de l'eau va s'intensifier de 16 à 24 pour cent si la température
moyenne (Il y a plusieurs façon de calculer une moyenne d'un ensemble de nombres. Celle qu'il convient de retenir dépend de la grandeur physique que représentent ces nombres. Lorsque, dans le langage courant,...) globale s'accroît de 2 à 3 °C. L'un des effets sera que les régions océaniques relativement fraîches vont l'être encore plus et que les plus salées vont le devenir encore plus aussi, un changement qui est déjà en cours selon Duraxk et ses collègues.
Référence:
"Ocean Salinities Reveal Strong Global Water Cycle Intensification During 1950-2000" par P.J. Durack, S.E. Wijffels et R.J. Matear du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (Une organisation est) (CSIRO) Marine and Atmospheric Research à Hobart, TAS, Australie ; P.J. Durack de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Peirce[1], un philosophe américain a défini...) de Tasmanie à Hobart, TAS, Australie; Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l'activité philosophique, et fut pendant longtemps un exercice spéculatif visant...) du 27 avril 2012, n° 12.
Illustration: Nasa