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Posté par Michel le Jeudi 03/05/2012 à 00:00
Neurosciences: approfondir la compréhension de nos souvenirs
Grâce aux travaux dirigés par le professeur Jean-Claude Lacaille, du Département de physiologie de l'Université de Montréal, les scientifiques possèdent maintenant une meilleure compréhension du mécanisme qui nous permet de tisser des souvenirs précis. « À l'égard des applications chez l'humain, ces découvertes pourraient nous aider à mieux comprendre les problèmes de mémoire liés aux troubles neurodégénératifs comme la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) d'Alzheimer », a déclaré monsieur Lacaille. L'étude examine nos cellules cérébrales, ou neurones, et la manière dont elles travaillent ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une...), en groupe, pour former les souvenirs.

Les récepteurs chimiques se situant aux interconnexions neuronales, appelées synapses, permettent à ces cellules de former des réseaux électriques qui encodent les souvenirs, et les neurones sont classés en deux groupes, selon le type de produit chimique qu'ils expriment: excitateurs, pour ceux qui expriment des produits chimiques qui augmentent la communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle, groupale...) que l'animal (communication intra- ou inter-...) entre les neurones, et inhibiteurs, pour ceux qui ont l'effet opposé, soit la diminution de la communication. « Les scientifiques savaient que les cellules inhibitrices nous permettent de raffiner nos souvenirs, pour les rendre propres à un jeu précis de renseignements », a expliqué le professeur Lacaille. « Nos découvertes expliquent pour la première fois comment cela se produit aux niveaux moléculaire et cellulaire. »

Nombre d'études ont été réalisées sur les neurones excitateurs, mais très peu sur les neurones inhibiteurs, en partie parce qu'ils sont très difficiles à étudier. Les scientifiques ont découvert qu'un facteur appelé CREB joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer la bouche et à mastiquer.) un rôle essentiel dans l'ajustement de l'expression génétique et la force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou...) des synapses dans les neurones inhibiteurs. Les protéines sont des composés biochimiques génétiquement codés, qui permettent aux cellules d'effectuer leurs différentes fonctions, et de nouvelles protéines sont nécessaires pour que des souvenirs se forment. « Nous avons pu étudier comment les synapses des neurones inhibiteurs provenant de rats sont modifiées dans les 24 heures (L'heure est une unité de mesure  :) suivant la formation d'un souvenir », a poursuivi Jean-Claude Lacaille. « Dans le laboratoire, nous avons simulé la formation d'un nouveau souvenir à l'aide de produits chimiques. Nous avons ensuite mesuré l'activité électrique au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des...) du réseau cellulaire. Dans les cellules où nous avions retiré le CREB, nous avons observé que l'intensité des connexions électriques était beaucoup plus faible. À l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x = 1, si 1 désigne...), lorsque nous avons augmenté la présence de CREB, les connexions étaient plus fortes. »

Cette nouvelle compréhension du fonctionnement chimique du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et...) pourrait un jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les...) conduire à de nouveaux traitements pour les troubles comme la maladie d'Alzheimer, à mesure que les chercheurs pourront examiner ces mécanismes synaptiques et concevoir des médicaments qui ciblent les processus chimiques qui y contribuent. « Nous savions que les problèmes des modifications synaptiques font partie des causes des symptômes cognitifs dont souffrent les victimes de maladies neurodégénératives », a déclaré le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le...). « Ces découvertes jette une lumière sur les fondements neurobiologiques des problèmes de mémoire de ces sujets. Toutefois, nous sommes malheureusement à nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'années de la mise au point (Graphie) de médicaments à partir de cette information. »

Les découvertes ont été publiées le 2 mai 2012 dans le Journal of Neuroscience.

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Source: Université de Montréal - William Raillant-Clark - Attaché de presse international -Tél. : 514 343-7593