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Posté par Michel le Jeudi 16/08/2012 à 12:00
Percer l'un des grands mystères du cerveau
Des chercheurs de l'Université McGill de Montréal découvrent un lien déterminant entre l'hippocampe et le cortex préfrontal.

L'une des clés du mystère entourant certains troubles cognitifs et mentaux pourrait mettre en jeu deux structures du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de...) que l'on croyait jusqu'à maintenant indépendantes l'une de l'autre, selon un groupe de chercheurs de l'Université McGill dirigé par la professeure Yogita Chudasama, spécialiste au Laboratoire du cerveau et du comportement du Département de psychologie. L'équipe mcgilloise a découvert l'existence d'une interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein d'un système. C'est une action réciproque qui suppose l'entrée en contact de...) déterminante entre deux importantes parties du cerveau: l'hippocampe-structure qui joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer la bouche et à mastiquer.) un rôle primordial dans les processus de mémorisation et largement étudiée par la professeure BrendaMilner dans le cadre de ses travaux sur H.M., un patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) amnésique-et le cortex (En biologie, le cortex (mot latin signifiant écorce) désigne la couche superficielle ou périphérique d'un tissu organique.) préfrontal, qui participe à la prise de décisions et à l'inhibition des comportements inappropriés.

« Nous avions toujours cru que l'hippocampe et le cortex préfrontal fonctionnaient de façon indépendante, précise la professeure Chudasama. Les résultats de notre plus récente étude indiquent qu'il en va autrement.»

Les chercheurs, dont la découverte a fait l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction...) d'un article publié récemment dans le Journal of Neuroscience, ont démontré qu'il existe un lien déterminant entre ces deux structures cérébrales et le contrôle du comportement, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements des troubles cognitifs et mentaux, dont la schizophrénie et la dépression. L'existence d'une interaction entre l'hippocampe et le cortex préfrontal signifie que les circuits cérébraux ne sont pas indépendants, mais qu'ils sont liés entre eux et fonctionnent comme un système.

« Même si nous savions depuis longtemps que le cortex préfrontal joue un rôle majeur dans l'organisation (Une organisation est) de nos actes, la prise de décisions judicieuses et l'inhibition des comportements inappropriés, il doit pour ce faire interagir avec l'hippocampe, explique la professeure Chudasama. Lorsque nous empêchions toute communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle, groupale...) que l'animal (communication intra- ou inter-...) entre ces deux structures chez des rats- phénomène observé chez les humains qui souffrent de troubles compulsifs- ils continuaient d'afficher des comportements nuisibles, sans pouvoir les corriger ni maîtriser leurs pulsions naturelles.»

«Notre capacité à contrôler nos pulsions ou à éviter certains comportements, qui repose sur l'interaction normale entre l'hippocampe et le cortex préfrontal, nous permet d'agir normalement, que nous soyons seuls ou en société. Les résultats de notre étude jettent un nouvel éclairage sur les mécanismes neurologiques qui interviennent dans les déficits sociaux et cognitifs observés en présence de troubles cérébraux et comportementaux, notamment de démence frontotemporale», conclut la professeure Chudasama.


Référence:

Hippocampal-Prefrontal Cortical Circuit Mediates Inhibitory Response Control in the Rat (Le mot « rat » désigne en français, dans le langage vernaculaire certains mammifères rongeurs, le plus souvent du genre Rattus ou au...)
The Journal of Neuroscience, 8 August 2012, 32(32):10915-10924;


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Source: Université McGill
 
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