
D'après Mark Serreze de l'Université du Colorado, la calotte glaciaire de l'Arctique pourrait atteindre son niveau le plus bas dans les prochaines semaines. Le précédent record de fonte des glaces date de 2007 et on atteint actuellement ce niveau, cependant la période de fonte des glaces n'est pas terminée et c'est pourquoi on s'attend à atteindre un niveau record cette
année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.).
Cette déclaration est à mettre en relation avec les études menées par l'
Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Peirce[1], un philosophe...) du Colorado sur la fonte des glaces. Une étude a ainsi été réalisée en utilisant les
données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) de la
Nasa (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l'agence gouvernementale responsable du...) pour calculer la
quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses.) de glace terrestre qui fond et vient contribuer à l'élévation du niveau des
mers (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.). En analysant les mesures satellitaires de la
NASA/German Aerospace Center Gravity Recovery and Climate Experiment (GRACE), les chercheurs ont mesuré la perte de glace dans toute la
surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent abusivement confondu avec sa mesure - l'aire ou la superficie.) terrestre entre 2003 et 2010, avec un accent particulier sur les glaciers et les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.
La
masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) totale de glace perdue par le Groenland, l'Antarctique, les glaciers de la
Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.) et des calottes au cours de la période de l'étude était d'environ 4300 milliards de tonnes, ajoutant environ 12 mm au niveau des mers.
D'après John Wahr professeur de
physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ d'application actuel est néanmoins plus restreint :...) qui a participé à l'étude GRACE "La Terre perd une énorme quantité de glace dans l'
océan (Un océan est représentée, en géographie, par une vaste étendue d'eau salée. En réalité il s'agit plutôt d'un volume, dont l'eau est en permanence renouvelée par des courants marins. Les océans recouvrent près des...) chaque année, et ces résultats nous aideront à répondre à des questions importantes en termes de montée des eaux et à comprendre comment les régions froides de la
planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a) qui est en orbite autour du Soleil, (b) qui possède une masse suffisante...) font face au changement global. A souligner que l'étude GRACE révèle un résultat inattendu: la perte de glace estimée des chaînes de montagnes élevées d'Asie comme l'Himalaya, le Pamir et le Tien Shan n'était que d'environ 4 milliards de tonnes par an alors que des études précédentes basées sur des données au sol faisaient état d'estimations bien supérieures.