Des chercheurs de l'Institut de technologies de propulsion du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) ont développé une solution active de réduction du bruit des turboréacteurs d'avions.
Réacteur Rolls Royce Trent 900 équipant l'Airbus A380
Les solutions actives de réduction du
bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création d'une sensation auditive.) consistent à superposer à la nuisance sonore un bruit de même
amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) mais en opposition de
phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) avec celui à éliminer. La méthode développée par les chercheurs du DLR consiste à insuffler de l'
air comprimé (L'air comprimé est de l'air ambiant, mis sous pression avec un compresseur, le plus souvent aux alentours de 10 bars mais parfois jusque 300 bars.) de manière ciblée juste derrière la soufflante (fan) du
turboréacteur (Le turboréacteur est une turbomachine produisant une poussée par réaction.). Cette
injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) d'air comprimé provoque des vibrations au niveau des aubes fixes du compresseur, qui émettent alors l'anti-bruit au bruit d'
interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein d'un système. C'est une action réciproque qui suppose l'entrée en contact...) rotor-stator. De plus, les turboréacteurs modernes disposent déjà d'un système d'air comprimé, qui peut alors être adapté pour cette application
acoustique (L'acoustique est une branche de la physique dont l'objet est l'étude des sons et des ondes mécaniques. Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire.).
Cette méthode a été testée au centre DLR de Cologne (Rhénanie du nord-Westphalie, Allemagne) sur un banc d'essais permettant de reproduire des taux de dilution très élevés (UHBR). Ces expériences ont été menées pour des vitesses de rotation faibles, dans des conditions réalistes d'
atterrissage (Au sens étymologique, le terme atterrissage désigne le fait de rejoindre la terre ferme. Il recouvre cependant des notions différentes suivant qu'il est employé dans le domaine maritime ou aéronautique.). Les premières analyses des résultats montrent que le bruit d'interaction rotor-stator de la soufflante du turboréacteur est sensiblement réduit. Par ailleurs, de faibles quantités d'air comprimé suffisent pour atteindre ce phénomène.