Les maladies du coeur sont une des causes de décès les plus importantes et il n'existe aucun traitement pour réparer les dommages causés au myocarde.
Une équipe de chercheurs du REMEDI (Regenerative Medecine Institute), de la National University of Ireland et du Trinity College Dublin a utilisé des nanotubes de
carbone (Table complète - Table étendue) pour inciter des cellules souches de la moelle osseuse à se différencier en un type de cellules proche de celui qui constitue le coeur.
Struture d'un nanotube comparée à d'autres structures en carbone
Les cellules souches de la moelle osseuse sont plus accessibles que les cellules souches des autres tissus de l'organisme. Par conséquent, elles sont une source privilégiée de cellules pouvant se différencier en tous les autres types de cellules du corps humain pourvu qu'on les y incite. Il a été établi que les cellules souches étaient capables d'incorporer dans leur structure des nanomatériaux.
Or les nanotubes de carbone sont sensibles au
champ électrique (Dans le cadre de l'électromagnétisme, le champ électrique est un objet physique qui permet de définir et éventuellement de mesurer en tout point de l'espace l'influence exercée à distance par des particules...), comme les cellules du coeur qui, en qualité de muscle, réagit à la stimulation électrique. Les cellules souches ayant incorporé les nanotubes de carbone sont devenues plus proches des cellules du myocarde puisqu'elles réagissent à une stimulation électrique. Elles peuvent donc être utilisées pour régénérer les tissus endommagés par une attaque cardiaque. Par ailleurs, cette technique de symbiose entre nanomatériaux et cellules souches, même si elle est encore loin de l'application clinique, pourrait être appliquée à d'autres types de tissus nécessitant une intervention de
médecine (La médecine est une science, un art, et une technique dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé. Appliquée aux...) régénérative.
Ainsi, le professeur Blau du CRANN, Trinity College Dublin, a d'ores et déjà annoncé que certaines découvertes faisaient l'
objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut...) de brevets internationaux qui avaient été vendus à des entreprises en
science des matériaux (La science des matériaux regroupe les domaines qui étudient la matière qui constitue les objets. Cela va des roches (en géologie) aux métaux en passant par les matériaux de construction (génie civil), les polymères...), électronique et santé.