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Posté par Publication le Mercredi 19/12/2012 à 00:00
Un système biométrique pour payer avec son doigt
Les capteurs biométriques ont la cote dans le domaine de la sécurité. Chaque solution rencontre ses limites (un doigt blessé peut ne pas être reconnu par exemple) mais leur utilisation ne cesse de croître. En termes d'utilisation, l'empreinte digitale (Les digitales forment le genre Digitalis, environ 20 espèces de plantes herbacées classiquement placées dans la famille des...) est la solution la plus utilisée en France (ceci est dû aux plus de cinq millions de passeports biométriques). Viennent ensuite la reconnaissance du contour de la main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C'est...) (1 208 systèmes autorisés par la CNIL (La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) est une autorité administrative indépendante française chargée de veiller à la protection...) depuis 2006) puis la reconnaissance du réseau veineux de la paume (La paume de la main désigne l'intérieur de la main, c'est-à-dire la partie qui n'est pas visible lorsque la main est fermée. Celle-ci est marquée par trois rides...) ou des doigts (1 000 autorisations depuis 2009).

Nous évoquions d'ailleurs à ce sujet cet été un système de reconnaissance grâce aux battements cardiaques (voir notre article ici) ou plus récemment la solution d'Intel permettant une authentification (L'authentification est la procédure qui consiste, pour un système informatique, à vérifier l'identité d'une entité (personne, ordinateur...), afin d'autoriser l'accès...) via le réseau veineux de la main (voir notre article ici). Aujourd'hui nous vous relatons l'expérience menée par la société Natural (Natural est un langage de programmation semi-compilé, édité par la société allemande Software AG.) Security, qui teste en ce moment un système de paiement par reconnaissance d'empreintes digitales et du réseau veineux du doigt.

Le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...), lancé fin 2006, vise à répondre aux besoins à la fois de la banque et du commerce qui recherchent des solutions d'authentification qui soient sécurisées, rapides et simples d'utilisation. C'est ainsi que la start-up lilloise a vu le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) en 2008, afin de pouvoir développer et expérimenter sa solution qui consiste pour le client (Le mot client a plusieurs acceptations :) à appliquer simplement son doigt sur un appareil pour valider son paiement, sans avoir à sortir sa carte bancaire. La phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) de test est lancée dans plusieurs magasins, et devrait livrer ses résultats au mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) de mars 2013.

Le principe est simple: tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord, les participants au test se sont rendus dans une agence d'une banque partenaire afin d'enregistrer leurs données biométriques en posant leur doigt sur un boîtier d'enregistrement. En parallèle, leur carte bancaire est insérée dans un étui "communicant" qui va servir de relais de communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle, groupale...) que l'animal (communication intra- ou inter- espèces) ou la machine (télécommunications, nouvelles...) entre le lecteur et la carte en utilisant une liaison par radiofréquence. Pour cette première étape, l'image de la donnée biométrique (un "template") est stockée sur la puce de la carte. Notons que l'image n'est enregistrée dans aucune base de données, seul le client possédera son emprunte dans son étui, ce qui permet de respecter les réglementations de nombreux pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines...) et ainsi envisager un large déploiement. Cela permet également au système d'être interopérable, assurant une possibilité d'adaptation à de multiples utilisations.

Seconde étape: le paiement. Au passage en caisse (Les caisses en bois servent à emballer des produits en plusieurs pièces, qui doivent être livrées ensembles.), le client pose à nouveau son doigt sur un lecteur de paiement biométrique, qui va communiquer avec l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a...) en poche et comparer l'image du doigt scanné avec l'image enregistrée sur la puce, et valider le paiement si la reconnaissance est effective. L'objectif étant évidemment la sécurité maximale et un gain de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) optimal lors du passage en caisse.

A ce jour, 1 500 personnes participent au test avec un déploiement de 200 terminaux de paiement répartis dans des enseignes comme Décathlon, Flunch, Leroy Merlin, Auchan ainsi que d'autres petits commerçants. L'expérimentation se déroule à Lille avec une reconnaissance du réseau veineux du doigt (en insérant le doigt dans un capteur (Un capteur est un dispositif qui transforme l'état d'une grandeur physique observée en une grandeur utilisable, exemple : une tension électrique, une hauteur de mercure, une intensité, la déviation d'une...) qui scanne la deuxième phalange avec une lumière proche de l'infrarouge), et à Angoulême avec l'empreinte digitale. Reste à voir quelle méthode sera la plus fiable et si le succès sera au rendez-vous pour permettre un développement plus massif (Le mot massif peut être employé comme :).

Auteur de l'article: Cédric DEPOND
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