La news rétro de ce dimanche nous propose une astuce pratique du siècle dernier.
Avertissement: Cette news rétro retranscrit des connaissances scientifiques, techniques ou autres de 1932, et contient donc volontairement les arguments, incertitudes ou erreurs d'époque.
Comment maintenir de champ une planche et la travailler
Si l'on veut travailler une pièce de bois sur champ, il faut qu'elle soit maintenue verticalement. C'est une disposition qu'il est facile d'obtenir lorsqu'on possède un établi de menuisier muni d'un
étau (Un étau est un dispositif mécanique qui permet la « mise en position » et le « maintien en position » (serrage) d'une pièce.); mais quand on n'a pas l'outillage aussi complet, on peut procéder d'une autre manière et arriver au même résultat; c'est au moyen d'un coin et de deux cales clouées sur l'établi, si l'on en a un, mais pas d'étau, ou à défaut d'établi lui-même sur le plateau d'une table robuste.
Contre la planche à travailler s'applique l'une des cales clouées, tandis que l'autre, également clouée, fait avec la planche un
angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) aigu, sans la toucher comme on peut s'en rendre compte en consultant le dessin.
Dans ce
vide (Le vide est avant tout un concept philosophique. Il désigne l'absence de matière.) angulaire on enfonce un coin de bois dur en le frappant du maillet. La planche ainsi coincée se trouve solidement maintenue et l'on peut en raboter facilement la tranche supérieure, y préparer une mortaise au
ciseau (Une paire de ciseaux est un outil coupant.) et au
bédane (Un bédane est un outil proche du ciseau à bois, mais plus épais, ce qui lui donne plus de résistance. Le bédane est utilisé pour faire les mortaises permettant d'accueillir le tenon, la...), etc.