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Posté par Michel le Vendredi 05/07/2013 à 00:00
Le ver de Pompéi survit jusqu'à 50 °C... mais pas au-delà
Des chercheurs du Laboratoire Systématique, adaptation, évolution (CNRS/Université Pierre et Marie Curie Paris 6/MNHN/Université Antilles Guyane/IRD) ont réussi un double exploit: remonter vivant du fond des océans Alvinella Pompejana, le ver (Les vers constituent un groupe très hétérogène d'animaux invertébrés qui partagent une caractéristique commune, à savoir un corps mou, flexible, de forme...) emblématique des sources hydrothermales, et établir en laboratoire les limites de sa résistance à la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !). Contredisant les précédentes mesures réalisées sur site, qui en faisaient l'animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe,...) le plus thermorésistant de la planète, ils montrent que le ver de Pompéi succombe au-delà de 50 °C - la température limite fixée pour le règne animal.


Le ver Alvinella Pompejana, ou ver de Pompéi, vit à côté des sources hydrothermales,
à 2500 mètres de profondeur.
© O. Dugornay

Il avait défrayé la chronique dans les années 90: sur une photo de Nature, on voyait ce ver typique de la faune des cheminées hydrothermales enroulé autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre...) d'un thermomètre affichant une température de... 105 °C ! Depuis sa découverte en 1980, Alvinella Pompejana, le « ver de Pompéi » appelé ainsi car il vit sur les parois des cheminées hydrothermales dans une pluie (La pluie désigne généralement une précipitation d'eau à l'état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s'agit d'un hydrométéore...) de cendres permanente, avait la réputation d'être l'animal le plus thermorésistant de la planète. Jusque-là, on pensait en effet qu'aucun être vivant ne pouvait survivre au-delà de 50°C... Le mythe est tombé: une équipe du laboratoire Systématique, adaptation, évolution, de l'université Pierre et Marie Curie (Maria Sk?odowska-Curie (née à Varsovie le 7 novembre 1867 et décédée à Sancellemoz le 4 juillet 1934), connue en France...) (UPMC), vient d'apporter la preuve expérimentale que, s'il semblait capable de supporter de courtes incursions à plus de 100 °C, le ver succombait après deux heures (L'heure est une unité de mesure  :) dans une eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) à 50°C.

Pour arriver à ce résultat, 70 vers de Pompéi ont été récoltés à 2500 mètres de profondeur, au niveau des sources hydrothermales de la dorsale Pacifique. « Pour les remonter vivants, nous avons dû nous assurer qu'ils restaient à pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) constante depuis leur capture (Une capture, dans le domaine de l'astronautique, est un processus par lequel un objet céleste, qui passe au voisinage d'un astre, est retenu dans...) jusqu'à leur transfert dans un aquarium en acier (L’acier est un alliage métallique utilisé dans les domaines de la construction métallique (voir aussi l’article sur la théorie du soudage de l’acier) et de la construction mécanique.) extrêmement résistant: soit une pression de 250 bars, quand la pression en surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est...) est de seulement 1 bar ! » raconte Juliette Ravaux, maître de conférence à l'UPMC et spécialiste d'écophysiologie en conditions extrêmes. Trois points de température ont été testés: 20°C, 42°C et 50 °C. A 20, comme à 42 degrés, Alvinella Pompejana se porte comme un charme (Les charmes constituent un genre d'arbres et d'arbustes de la famille des Bétulacées (sous-famille des Coryloïdées) des régions tempérées de l'hémisphère nord, d'Asie Mineure...). A 50 degrés, le ver se liquéfie littéralement et ses tissus se déstructurent.

Si le ver de Pompéi ne dépasse pas la limite fixée pour le règne animal, il fait néanmoins preuve d'une remarquable adaptabilité aux variations extrêmes de température: aux profondeurs auxquelles il vit, la température est de 2 °C, quand l'eau qui sort des cheminées est à 350 °C... Soit un sacré brassage ! Reste maintenant à comprendre comment ce ver d'apparence fragile s'adapte à de tels écarts.


Références:

Thermal Limit for Metazoan Life in Question: In Vivo (In vivo (en latin : « au sein du vivant ») est une expression latine qualifiant des recherches ou des examens pratiqués sur un organisme vivant, par...) Heat Tolerance of the Pompeii Worm, publié le 29 mai dans Plos One (PLoS One est une revue scientifique exclusivement en ligne couvrant tous les domaines de la biologie et de la médecine sans distinction, qui a été lancée à fin 2006. Un des...) par Juliette Ravaux, Gérard Hamel, Magali Zbinden, Aurélie A. Tasiemski, Isabelle Boutet, Nelly Léger, Arnaud Tanguy, Didier Jollivet et Bruce Shillito.


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Source: CNRS-INEE