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Posté par Adrien le Samedi 31/08/2013 à 12:00
Trop de stress augmenterait le risque de maladies auto-immunes
L'exposition chronique au stress a des effets délétères tant sur le plan émotionnel que physique. C'est en étudiant ces effets sur une population de souris que le Dr Harpaz, le Pr Monsonego et le Pr Cohen de l'Université Ben Gurion à Beer Sheva ont pu mettre en évidence une conséquence jusqu'alors inconnue de cette pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) psychologique: d'après leur article publié dans l'European Journal of Immunology, elle serait un facteur favorisant l'apparition de maladies auto-immunes.

Définition des maladies auto-immunes

Une maladie auto-immune (Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l'organisme.) est caractérisée par une hyperréactivité du système immunitaire face à des éléments (cellules, molécules) ordinairement présents dans l'organisme. Par exemple, le lupus érythémateux disséminé résulte de la création d'anticorps dirigés contre les cellules du tissu conjonctif présent dans tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) le corps. Ces maladies peuvent avoir des mécanismes très divers et des facteurs favorisants tout aussi nombreux.

Quel est le mécanisme en jeu ici ?

Dans des situations stressantes (fuite, combat, etc.), l'hypophyse, glande endocrine présente sur la face ventrale du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et...), transmet un signal ( Termes généraux Un signal est un message simplifié et généralement codé. Il existe sous forme d'objets ayant des formes particulières. Les signaux lumineux sont...) hormonal à l'hypothalamus. Celui-ci est un organe (Un organe est un ensemble de tissus concourant à la réalisation d'une fonction physiologique. Certains organes assurent simultanément plusieurs fonctions, mais dans ce cas, une...) nerveux situé au dos (En anatomie, chez les animaux vertébrés parmi lesquels les humains, le dos est la partie du corps consistant en les vertèbres et les côtes. Les dorsaux étaient les muscles les...) du tronc (Un tronc peut être :) cérébral. Suite à ce stimulus endocrinien, il active la création de corticostérone - un glucocorticoïde présent chez les rongeurs, dont l'équivalent chez les humains est le cortisol - par les glandes surrénales. Ainsi, en cas de stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des contraintes environnementales. Dans le langage courant, on...) chronique, cet axe hypothalamo-hypophysairo-surrénalien conduit à la synthèse de quantités trop importantes de corticostérone.

Normalement, un taux trop élevé de cette hormone (Une hormone est un messager chimique véhiculé par le système circulatoire qui agit à distance de son site de production par fixation sur des récepteurs...) conduit à une immunosuppression (suppression du système immunitaire). Or, dans le cas présent, chez une population de souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue...) soumise à un stress chronique, les cellules causant les réactions inflammatoires pathogènes sont peu sensibles aux effets des glucocorticoïdes. Pire encore, la corticostéronémie (taux sanguin de corticostérone) importante provoquerait une sélection des populations cellulaires immunitaires, en ayant un rôle immunosuppresseur sur les cellules sans pouvoir pathogène.

Quelle implication pratique ?

Alors qu'une dose importante de glucocorticoïdes peut s'avérer nécessaire pour traiter des patients atteints de maladies auto-immunes de part leur action immunosuppressive, elle peut aussi conduire à l'aggravation des symptômes chez ceux soumis à un ou plusieurs stress chroniques. Il devient alors nécessaire de bien peser le pour et le contre en ce qui concerne l'administration d'un tel traitement chez ces patients.

Les glucocorticoïdes physiologiques jouent donc un rôle clé dans la régulation du système immunitaire. Les auteurs de cet article pensent qu'ils peuvent également avoir un lien avec des maladies neurodégénératives, comme la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) d'Alzheimer. Le lien entre ces hormones, leur effet sur le système immunitaire et le vieillissement (La notion de vieillissement décrit une ou plusieurs modifications fonctionnelles diminuant progressivement l'aptitude d'un objet, d'une information ou d'un organisme à assurer ses fonctions.) est actuellement étudié par les auteurs cités plus haut.

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Source: BE Israël numéro 89 (23/08/2013) - Ambassade de France en Israël / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /73756.htm