Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Isabelle le Samedi 12/10/2013 à 00:00
La toxicité des nanoparticules serait sous-estimée

Jean-Philippe Bellenger,
professeur en chimie
de l’environnement.
Photo: Michel Caron
La nanotechnologie s’est insérée dans plusieurs des produits que nous consommons: peintures à séchage rapide, cosmétiques aux propriétés exclusives, ordinateurs miniaturisés, etc. Or, que connaît-on de la toxicité de ces composés une fois libérés dans l’environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme...)? Professeur en chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations...) de l’environnement, Jean-Philippe Bellenger met en doute les conclusions des études scientifiques.

En raison de leur utilisation à la fois répandue et récente, les nanoparticules font l’objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à...) de plusieurs recherches toxicologiques.Toutefois les conditions dans lesquelles s'exécutent ces recherches ne sont pas représentatives de ce qui se déroule véritablement au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en...) de l'écosystème, croit le professeur Jean-Philippe Bellenger, de la Faculté des sciences.

Le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont...) en chimie affirme que les analyses de toxicité des nanoparticules métalliques se limitent à une fraction seulement de la réalité. Pour pallier ces lacunes, Jean-Philippe Bellenger propose une approche susceptible de modifier la perception des scientifiques à l’égard de la nanotechnologie (Les nanosciences et nanotechnologies (NST) peuvent être définies a minima comme l'ensemble des études et des procédés de fabrication et...) et de sa toxicité dans l’environnement.

Se nourrir de raisins en plastique

En temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) normal, un composé chimique est jugé nocif lorsqu'il s'en prend physiquement à la membrane des cellules. Cependant, cette approche ne considère pas les transformations chimiques que peuvent subir les nanoparticules dans l’environnement. Autrement dit, les scientifiques ne ciblent que la concentration à laquelle une substance attaque une cellule – telle un poignard – sans examiner la possibilité que cette dernière puisse ingérer le composé bien avant – à la manière d’un poison (Les poisons sont, en biologie, des substances qui provoquent des blessures, des maladies ou la mort d'organismes par une réaction chimique, à l'échelle moléculaire. Cette définition exclut les agents...) – et y succomber.

Pour mettre au jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport...) l’importance des interactions chimiques, Jean-Philippe Bellenger a étudié une souche de bactéries en présence de nanoparticules de tungstène. Employé comme pigment dans les peintures, le tungstène est un métal non nécessaire à la croissance des bactéries. Le professeur de chimie a démontré qu’un type de bactéries, appelé Azotobacter vinelandii, réagit à la présence du tungstène en sécrétant des substances dont la structure évoque une toile d’araignée. Ces «filets», qu’on nomme sidérophores, capturent les nanoparticules de tungstène afin de les solubiliser.

Or, une fois que le tungstène nage dans la solution, les cellules de la bactérie ne différencient plus celui-ci des autres nutriments indispensables à sa survie. La bactérie tente donc de l’utiliser à tort, tel un être humain qui chercherait à se nourrir de raisins en plastique. Cette assimilation d’un «faux» nutriment finit par nuire au bon fonctionnement de la bactérie et cause sa mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus...) à des concentrations bien plus faibles que celle nécessaire pour directement toucher (Le toucher, aussi appelé tact ou taction, est l'un des cinq sens de l'homme ou de l'animal, essentiel pour la survie et le développement des êtres vivants,...) sa membrane.

Proposer une nouvelle approche

En somme, afin d’offrir l’heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure solaire » employé pour...) juste sur les effets de la nanotechnologie, la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) environnementale devra prendre une autre tangente en intégrant une nouvelle notion: les interactions entre bactéries et nanoparticules. «L’approche actuellement employée pour les études environnementales n’est peut-être pas la meilleure pour estimer avec justesse les effets des nanoparticules sur l’environnement», résume le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biogéochimie terrestre.

Les résultats de cette recherche, parue dans Environmental Science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient...) and Technology, livrent un message (La théorie de l'information fut mise au point pour déterminer mathématiquement le taux d’information transmis dans la...) bien important: «Pour esquisser un véritable portrait des effets de la nanotechnologie sur l’environnement, nous devons cesser de constater, et travailler à comprendre les réactions qui entrent en jeu avec les bactéries», conclut Jean-Philippe Bellenger.

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: Université de Sherbrooke - Anne-Marie Beauregard
 
Dimanche 19 Novembre 2017 à 12:00:10 - Vie et Terre - 0 commentaire
» Colonisation du loup en France
Dimanche 19 Novembre 2017 à 00:00:05 - Vie et Terre - 0 commentaire
» Des cerveaux à bout de souffle ?
Vendredi 17 Novembre 2017 à 12:00:10 - Physique - 0 commentaire
» Matériaux: identification mécanique 4D ultra-rapide
Vendredi 17 Novembre 2017 à 00:00:11 - Vie et Terre - 1 commentaire
» Hydrater le manteau ne l'affaiblit pas toujours