Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Adrien le Vendredi 14/03/2014 à 00:00
L'impact d'un prédateur ne se limite pas à la consommation de proies
L'impact des prédateurs sur leur milieu ne se limite pas à la consommation des proies et à leur corollaire éventuel: la régulation des populations animales.

En étudiant un écosystème de rivière forestière, des chercheurs français du laboratoire d'écologie fonctionnelle (En mathématiques, le terme fonctionnelle se réfère à certaines fonctions. Initialement, le terme désignait les fonctions qui en prennent...) et environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement tend...) - ECOLAB (CNRS/Univ. Toulouse 3/INP Toulouse) ont montré que le prédateur étudié - Polycelis felina, un ver (Les vers constituent un groupe très hétérogène d'animaux invertébrés qui partagent une caractéristique commune, à savoir un corps mou, flexible, de forme allongée et ne comportant aucune partie dure....) plat carnivore - avait une influence notable sur l'habitat de ses proies et la quantité de nourriture disponible.


Le ver plat Polycelis felina (© Nabil Majdi)

Ils ne sont pas très sexy, mais les vers plats sont d'excellents candidats pour étudier l'impact des prédateurs sur le fonctionnement des écosystèmes. Ces prédateurs, petits mais voraces, se nourrissent d'invertébrés (larves de moustiques, microcrustacés...), eux-mêmes particulièrement friands de microorganismes.

Pour étudier le rôle écologique de Polycelis felina dans les rivières forestières, une équipe de chercheurs français a créé de véritables microcosmes en milieu naturel. Pour ce faire, des petites cages remplies de feuilles mortes ont été plongées dans une rivière de la Montagne (Une montagne est une structure topographique significative en relief positif, située à la surface d'astres de type tellurique (planète tellurique, satellites comme la Lune), et faisant généralement partie...) Noire, dans le sud-ouest (Le sud-ouest est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux sud et ouest. Le sud-ouest est opposé au nord-est.) de la France.

« Au bout d'un mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.), les microcosmes étaient prêts à recevoir les prédateurs: les décomposeurs microbiens avaient colonisé les feuilles et les invertébrés s'y étaient implantés », raconte Antoine Lecerf, enseignant-chercheur à Ecolab et co-auteur de l'étude parue dans Journal of Animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se nourrit de...) Ecology. Les scientifiques ont alors expérimenté trois scénarios différents: absence du ver plat, présence de trois ou neuf de ces prédateurs.


Les chercheurs ont plongé des cages dans cette rivière de la Montagne Noire, dans lesquelles ils ont recréé toute une chaîne alimentaire: des feuilles mortes, des bactéries, des invertébrés et un super prédateur, le ver plat P. felina
(© Nabil Majdi)

Pour chaque scénario, tous les paramètres ont été mesurés: décomposition des feuilles, populations microbiennes, communautés d'invertébrés présentes dans les litières... Résultat: plus il y a de prédateurs dans la cage, plus la décomposition des débris végétaux à la base de la chaîne alimentaire augmente.

Plus étonnant encore: contrairement à ce qu'on pourrait penser, le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de proies ne diminue pas en présence de prédateurs. « La présence du prédateur augmente la quantité d'habitats disponibles pour ses proies, mais aussi la quantité de nourriture potentielle », explique Antoine Lecerf.

La raison ? Les vers plats piègent leurs proies en déposant sur les feuilles un mucus collant qui permet également de fixer les sédiments transportés par le courant. Or les petits invertébrés adorent se loger dans ces sédiments. Le mucus constitue également une source complémentaire de nourriture pour les décomposeurs microbiens... « Cette étude apporte une nouvelle confirmation que les prédateurs ne se contentent pas de modifier l'écosystème en mangeant des animaux ; ils agissent aussi sur le milieu via des mécanismes encore mal compris ».

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: CNRS-INEE