Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Adrien le Samedi 24/05/2014 à 00:00
Des zones d'Australie ont capturé une quantité record de carbone
En 2011, les sols ont stocké presque 40 % des émissions de CO2 liées aux activités humaines (combustion du carbone fossile et changements d'utilisation des sols en particulier). Un record.

Une étude internationale publiée dans Nature, à laquelle a participé le Laboratoire des sciences du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la...) et de l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...) (CEA/CNRS/UVSQ), montre que cette forte captation est principalement due à un accroissement de la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse...) végétale dans des zones semi-arides en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de l'Océanie. En plus de...). Cet accroissement est causé par les pluies associées au phénomène La Niña, qui se caractérise par un renforcement des vents de type alizés sur le Pacifique équatorial entrainant un apport d'humidité sur l'Australie.

Des phénomènes annuels de type La Niña ajoutés à une tendance à plus long terme au verdissement de ces zones semi-arides sur ces 30 dernières années, modifient de façon significative le cycle du carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.).

"Nous nous sommes rendus compte de ce record de capture (Une capture, dans le domaine de l'astronautique, est un processus par lequel un objet céleste, qui passe au voisinage d'un astre, est retenu dans la gravisphère de ce dernier. La capture de...) du carbone anthropique lorsque nous avons compilé les informations nécessaires à la production du bilan annuel des émissions et de la capture du carbone pour le Global carbon project, publié en 2012", explique Benjamin Poulter, qui a mené cette étude internationale en étant basé en France au Laboratoire des sciences du climat et l’environnement (LSCE). "Cependant, à ce moment-là, les données climatiques et satellitaires ne nous permettaient pas d’identifier la zone et les mécanismes de cette anomalie." C’est la combinaison (Une combinaison peut être :) de différentes analyses (modélisation inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x =...) du CO2 atmosphérique, modélisation de la dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) de la végétation, données satellitaires de la couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) de la végétation issues du capteur (Un capteur est un dispositif transformant l'état d'une grandeur physique observée en une grandeur utilisable exemple : une tension électrique, une hauteur de mercure, une intensité, la...) AVHRR...) qui a permis de comprendre le phénomène.

"Nous avons alors cherché des mécanismes similaires au cours des 30 dernières années" précise Ranga Myneni, de l’université de Boston et co-auteur de l’étude. Les auteurs ont trouvé une sensibilité accrue de certains écosystèmes aux changements de précipitations, notamment pendant les périodes 1982-1996 et 1997-2011, conduisant à une augmentation d’un facteur 4 de la capture de carbone associée aux précipitations au cours des 30 dernières années. "Notre étude montre les impacts des activités humaines sur ces zones semi-arides et sur le climat global. Cela doit être pris en compte dans les réseaux d’observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude...) et dans les modèles du système Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse...)", indique encore Benjamin Poulter.

"Cependant, il faut bien voir que ce record de 2011 n’aura pas de conséquence majeure sur le long terme pour la capture du carbone anthropique", note Philippe Ciais, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le...) au LSCE, co-auteur de l’étude. "Les systèmes semi-arides sont des systèmes à cycle court pour le stockage du carbone. On peut s’attendre à ce que ce carbone soit rapidement relâché par la respiration (Dans le langage courant, la respiration désigne à la fois les échanges gazeux (rejet de dioxyde de carbone, CO2, appelé parfois de façon...) de la végétation ou par les feux. Cela s’est déjà produit en 2012 et c’était une des causes de l’augmentation rapide du CO2 atmosphérique cette année là."

Ces résultats soulignent la nécessité d’un effort de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) sur ces zones semi-arides, afin de mieux comprendre leur rôle dans la dynamique du cycle du carbone et des événements climatiques extrêmes. Benjamin Poulter et ses collègues vont examiner l’impact des feux et le rôle des espèces invasives dans les systèmes semi-arides, pour mieux comprendre des phénomènes de verdissement et les conséquences sur le cycle du carbone.

Points clés de l’étude:

- Capture de carbone par les écosystèmes terrestres: 3,7 à 4,1 Gigatonnes de carbone en 2011, soit environ 40 % des 10,4 Gigatonnes dues aux émissions de CO2 associées à la combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion.) du carbone fossile (Un fossile (dérivé du substantif du verbe latin fodere : fossile, littéralement « qui est fouillé ») est le reste...) et aux changements d’utilisation des sols.

- Cette valeur de 40 % en 2011 est la plus grande depuis le début des observations en 1959.

- La modélisation inverse du CO2 atmosphérique, la modélisation de la dynamique de la végétation et les données satellitaires de la couleur de la végétation ont permis d’identifier les zones semi-arides de l’hémisphère sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.), en particulier en Australie, comme responsables à hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) de 60 % de cette anomalie de capture de carbone en 2011.

- Cette année-là, une phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) spécialement forte de La Niña a été responsable d’un accroissement des précipitations et d’une augmentation de la production de végétation.

- Cet extrême se superpose à une tendance à plus long terme au verdissement des zones semi-arides en Australie. Ce rôle des zones semi-arides et leur cycle court vis-à-vis du stockage du carbone est la cause d’une augmentation d’un facteur 4 de la sensibilité du stockage du carbone aux changements de précipitations.

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: CNRS