Exoplanete HD189733B.
Illustration ESAUn nouveau modèle puissant pour détecter la vie sur des planètes hors de notre système solaire, avec plus de précision que jamais auparavant, a été développé par les chercheurs de l'UCL (University College London)
Le nouveau modèle se concentre sur le
méthane (Le méthane est un hydrocarbure de formule brute CH4. C'est le plus simple composé de la famille des alcanes. C'est un gaz que l'on trouve à l'état naturel...), la plus simple
molécule (Une molécule est un assemblage chimique électriquement neutre d'au moins deux atomes, qui peut exister à l'état libre, et qui représente la plus petite quantité de...) organique (La chimie organique est une branche de la chimie concernant la description et l'étude d'une grande classe de molécules à base de carbone : les composés organiques.), largement reconnu pour être un signe de
vie (La vie est le nom donné :) potentielle.
Les chercheurs de l'UCL et de l'
Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) de Nouvelle-Galles du
Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) ont mis au
point (Graphie) un nouveau spectre du méthane "à chaud" qui peut être utilisé pour détecter la molécule à des températures supérieures à celle de la
Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse...), jusqu'à 1500 K/1220 ° C - ce qui n'était pas possible avant.
Pour connaître les caractéristiques des planètes orbitant
autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit...) d'étoiles lointaines, les astronomes analysent la manière dont leur
atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) absorbe la
lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm (rouge). La...) de leur
étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche de la Terre.) dans différentes couleurs et le compare à un modèle, pour identifier les différentes molécules.
Le Professeur Jonathan Tennyson, (UCL Département de
physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un...) et d'astronomie) co-auteur de l'étude a déclaré: "Les modèles actuels de méthane sont incomplets, conduisant à une grave sous-estimation des niveaux de méthane sur les planètes. Nous prévoyons que notre nouveau modèle aura un grand impact sur l'étude des futures planètes externes à notre
système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le Soleil et des corps célestes ou objets définis gravitant autour de lui (autrement dit, notre...), et pourra aider les scientifiques à identifier des signes de
vie extraterrestre (La vie extraterrestre désigne toute forme de vie existant ailleurs que sur la planète Terre. Son existence reste hypothétique. En effet, aucune vie extraterrestre...) ".
L'étude, publiée dans la revue
PNAS , décrit comment les chercheurs ont utilisé une partie des supercalculateurs les plus avancés du Royaume-Uni, pour calculer près de 10 milliards de lignes spectroscopiques, chaque ligne ayant une
couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) distincte à laquelle le méthane peut absorber la lumière. La nouvelle liste de lignes est 2000 fois plus grande que toutes les études précédentes, ce qui signifie qu'elle peut donner des informations plus précises sur une plus large gamme de températures qu'auparavant.
L'auteur principal de l'étude, le Dr Sergei Yurchenko, (UCL Département de physique et d'astronomie) a ajouté: "Le spectre complet que nous avons créé a été possible grâce à la
puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) étonnante des superordinateurs modernes qui sont nécessaires pour les milliards de lignes utilisées pour la modélisation. Nous avons limité le seuil de
température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid et de chaud, provenant du...) à 1500 K pour s'adapter à la capacité de calcul disponible. Avec des moyens supplémentaires en calcul, d'autres recherches pourront être faites pour étendre le modèle à des températures encore plus élevées
"Nous sommes ravis d'avoir utilisé cette
technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) pour faire progresser de manière significative les modèles précédements disponibles pour les chercheurs qui étudient la vie potentielle sur les objets astronomiques, et nous sommes impatients de voir ce que notre nouveau spectre donnera dans les futures recherches." a-t-il ajouté.
Pour plus information voir :
http://www.pnas.org/content/early/2014/06/11/1324219111