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Posté par Isabelle le Jeudi 10/07/2014 à 12:00
Découverte d’une méthode pour effacer la douleur
Une étude publiée dans la revue Nature Neuroscience par Yves De Koninck et Robert Bonin, deux chercheurs de l’Université Laval (Québec), révèle qu’il est possible d'atténuer la sensibilité à la douleur par une méthode qui consiste à réveiller celle-ci pour ensuite l’effacer. Cette découverte pourrait mener au développement d’une nouvelle façon de soulager la douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal d'alarme de l'organisme pour signifier une remise en cause de son...) chronique.

Les chercheurs œuvrant à la Faculté de médecine de l’Université Laval et à l’Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) se sont inspirés de travaux sur la mémoire menés il y a une quinzaine d’années. Ceux-ci avaient révélé que lorsqu'un souvenir est activé, son encodage neurochimique est temporairement déverrouillé. Le recours à un produit empêchant la reconsolidation neurochimique du souvenir a pour effet de l'effacer de la mémoire.

Ils ont voulu savoir si un mécanisme similaire existait pour l'encodage neurochimique de la douleur. Pour ce faire, ils ont injecté de la capsaïcine, la molécule du piment (Le terme piment (légume vert, jaune, orange ou rouge) est un nom vernaculaire utilisé en français pour désigner plusieurs espèces de plantes annuelles de la famille des solanacées. Il est à noter...) fort qui provoque la sensation de brûlure, dans la patte de 24 souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue...). Cette intervention, qui ne cause aucun dommage physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique...), a enclenché un mécanisme d'hypersensibilité à la douleur qui s'accompagne d'une synthèse de protéines dans la moelle épinière. Après l'injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :), la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) que les souris pouvaient tolérer sur leur patte n'était plus que le tiers de ce qu'elle était auparavant.

Trois heures (L'heure est une unité de mesure  :) plus tard, les chercheurs ont administré une deuxième dose de capsaïcine aux souris ainsi qu'un produit qui inhibe la synthèse protéique. L'hypersensibilité s'est alors rapidement estompée. En deux heures à peine, la pression tolérée sur la patte est remontée à 70 % de ce qu'elle était au départ.

Le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les...) Yves De Koninck souligne le fait que « lorsque l'inhibiteur protéique est administré sans injection de capsaïcine, l'hypersensibilité subsiste. La seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du...) injection de capsaïcine semble nécessaire pour rendre instable la sensibilité à la douleur et pour modifier sa consolidation neurochimique. Le défi consiste maintenant à trouver un inhibiteur protéique qui est non toxique et qui cause peu d'effets secondaires chez l'humain », conclut-il.

Yves De Koninck est professeur au Département de psychiatrie (La psychiatrie est une spécialité médicale traitant de la maladie mentale ou des maladies mentales. L'étymologie du mot psychiatrie provient du grec psyche (ψυχὴ), qui...) et neurosciences à l’Université Laval et directeur scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les...) de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec. Quant à Robert Bonin, il est postdoctorant au laboratoire d'Yves De Koninck et travaille sur les mécanismes de développement de la douleur chronique. Leur recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et le Fonds de recherche du Québec - Santé (FRQS).

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Source: Université Laval