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Posté par Adrien le Samedi 23/08/2014 à 00:00
Le fardeau financier: un obstacle à la perte de poids
Il est difficile de lutter efficacement contre les kilos en trop quand on a du mal à payer son loyer, montre une nouvelle étude de l'Université Concordia.

La publicité minceur cible les consommateurs qui sont aptes et disposés à payer pour des régimes alimentaires, des repas spéciaux ou un abonnement à un centre de conditionnement physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la...). Or, ce sont ceux qui vivent sous le seuil de la pauvreté qui sont les plus susceptibles d'être en surpoids (Le surpoids est l'état d'une personne présentant une corpulence considérée comme légèrement plus importante que la normale ou la moyenne dans une société...) ou obèses. Cela dit, le manque d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) n'est pas le seul facteur en cause.

En effet, selon une nouvelle étude de l'Université Concordia parue dans l'American Journal of Preventive Medicine, les personnes qui en arrachent le plus financièrement sont moins susceptibles que les très bien nantis de lutter efficacement contre le surpoids en faisant de l'exercice, en buvant de l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) ou en diminuant leur consommation de matières grasses ou de sucreries.

« Les recommandations nationales sur les moyens à prendre pour perdre du poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du...) sont peut-être trop éloignées des préoccupations des gens qui peinent à joindre les deux bouts », explique Lisa Kakinami, chercheuse au Centre PERFORM de Concordia et auteure principale de l'étude.

Plutôt que de changer leurs habitudes alimentaires ou de faire régulièrement de l'exercice, les personnes à faible revenu ont tendance à choisir la facilité et à prendre des pilules amaigrissantes. Elles préfèrent même ces produits – qui peuvent pourtant avoir l'effet inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x = 1, si 1 désigne...) à long terme – à d'autres démarches pour ainsi dire gratuites.

« Les ménages aux revenus les plus élevés ont davantage tendance à réduire leur apport en gras et en sucre (Ce que l'on nomme habituellement le sucre est, dès 1406, une "substance de saveur douce extraite de la canne à sucre" (Chrétien de Troyes, Le Chevalier au lion). Il est majoritairement formé d'un composé nommé...), à faire de l'exercice ou à boire beaucoup d'eau que ceux dont le revenu est faible », affirme la chercheuse Kakinami, qui est aussi professeure au Département de mathématiques et de statistique (Une statistique est, au premier abord, un nombre calculé à propos d'un échantillon. D'une façon générale, c'est le résultat de l'application d'une...) de Concordia.

Si ces stratégies sont assez bien connues des gens en général, leur application demeure limitée, surtout chez les personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté ou près de celui-ci. « Dans l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise...), nos résultats semblent indiquer que la préférence va aux méthodes qui procurent le sentiment d'un résultat immédiat, mais qui ne fonctionnent pas à long terme et finissent par être nocives », ajoute la chercheuse.

Les jeunes Américains élevés dans des ménages à faible revenu étaient très enclins à employer des stratégies contraires aux recommandations nationales. En effet, ils étaient moins portés à faire de l'exercice que leurs pairs des familles les mieux nanties, mais plus susceptibles qu'eux de jeûner ou de sauter des repas.

L'analyse des données recueillies auprès des quelque 8 800 participants à la National Health and Nutrition (La nutrition (du latin nutrire : nourrir) désigne les processus par lesquels un être vivant transforme des aliments pour assurer son fonctionnement. La nutrition est également une science...) Examination Study fait ressortir des lacunes persistantes dans les messages émis à la population. Or, faut-il rappeler que la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances...) à tous crins des solutions les plus rapides n'a nullement réduit les taux d'obésité?

Quant à ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir les méthodes de pointe en matière de gestion de l'alimentation et de la condition physique (La Condition physique est une combinaison des facteurs physique, technique, tactique et mental de la performance sportive. Elle se construit par paliers, se maintient voire régresse. Elle est donc le résultat optimal du processus...), ils risquent d'en subir de graves conséquences.

De toute évidence, la quantité d'études menées sur l'obésité ne suffit pas pour renverser la tendance. Lisa Kakinami compte parmi les universitaires qui veulent que leur travail entraîne un changement en profondeur de la santé publique. « Toutes les études sur le surpoids se brouillent sans doute dans l'esprit des gens, avance-t-elle. C'est peut-être le moment de prendre du recul et d'évaluer ce que les gens savent et comprennent de l'obésité et de la perte de poids. »

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Source: Université Concordia