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Posté par Isabelle le Dimanche 21/09/2014 à 00:00
L'homme de Néandertal disparu depuis plus longtemps qu'on le croyait

L'homme de Néandertal aurait côtoyé l'homme moderne sur une période oscillant entre 2600 et 5400 ans. Crédit: Neanderthal Museum, Allemagne/H. Neumann
Notre lointain cousin, l'homme de Néandertal, s'est éteint il y a de 41 000 à 39 000 ans en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du...), soit quelque 10 000 ans plus tôt que ce que les archéologues avaient établi. De sorte que sa cohabitation avec l'être humain moderne se serait étirée sur une période plus courte, d'un point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) de l'évolution.

Ce sont là les principales conclusions d'une étude internationale publiées dernièrement dans la revue Nature, étude menée par une équipe d'anthropologues qui ont recueilli près de 200 échantillons d'os et de différents outils dans 40 sites archéologiques européens dispersés entre la Russie occidentale et la péninsule Ibérique.

Jusqu'à récemment, on estimait que le dernier homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est appelé un garçon,...) de Néandertal s'était éteint il y a environ 30 000 ans. Or, grâce à une méthode d'ultrafiltration très puissante, mise au point à l'Université d'Oxford, les chercheurs sont parvenus à obtenir des datations d'une précision inégalée.

Les échantillons, qui avaient été obtenus à l'aide de spectromètres de masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse...) par accélération, ont ensuite été nettoyés par ultrafiltration, ce qui a permis d'isoler les molécules de carbone 14 des autres molécules de carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.) plus récentes ayant contaminé les vestiges échantillonnés.

« L'ultrafiltration a dévoilé les plus anciennes molécules de carbone 14, permettant ainsi de démontrer que plusieurs des datations relatives aux derniers Néandertaliens venaient d'échantillons contaminés », explique Julien Riel-Salvatore, professeur au Département d'anthropologie de l'Université de Montréal et l'un des signataires de l'étude internationale.

Chevauchements plus courts des deux espèces

Les données recueillies ont aussi fait émerger le fait que les chevauchements entre Néandertaliens et Homo sapiens se sont déroulés sur une plus courte période qu'on le croyait jusqu'à tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) récemment.


Julien Riel-Salvatore
« C'est une découverte majeure, car elle repose sur une compilation de données très étendues sur le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines....) européen qui établit - avec une précision jamais vue jusqu'ici  - que les deux espèces se sont côtoyées au cours du paléolithique supérieur et ont eu des échanges culturels, techniques et génétiques sur une période oscillant entre 2600 et 5400 ans », ajoute Julien Riel-Salvatore.

Certes, d'un point de vue contemporain, il s'agit d'une période assez longue pour avoir vu 300 générations d'hominidés se succéder, « mais, d'un point de vue de l'évolution, c'est court », précise-t-il.

Selon lui, cette découverte ouvre de nouvelles pistes de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les...) quant à la nature des échanges entre les deux espèces.

Une trace génétique toujours présente

La preuve de ces échanges est toujours présente : l'ADN êtres des humains actuels - excluant ceux d'origine africaine - comporterait de un à quatre pour cent des gènes légués par l'homme de Néandertal, selon différentes analyses génétiques. Les croisements entre individus des deux espèces seraient survenus il y a de 50 000 à 60 000 années en Eurasie, après qu'Homo sapiens eut migré de l'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec une...) vers l'Europe et l'Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres...).

« La présence ne serait-ce que de un pour cent des gènes del'homme de Néandertal dans notre ADN est très significative, si l'on considère que cette trace remonte à il y a au moins 50 millénaires », illustre Julien Riel-Salvatore. Par comparaison, nos ancêtres de cinquième génération - nos arrière-arrière-arrière-grands-parents - nous ont légué trois pour cent de notre ADN... sur environ 100 ans!

Une disparition aux causes toujours inconnues

Autrefois, on a cru que l'homme de Néandertal avait disparu de façon subite. On avançait alors qu'il avait pu avoir été victime d'un génocide de la part d'Homo sapiens ou encore qu'il avait été décimé par une épidémie.

Or, on sait maintenant que son extinction (D'une manière générale, le mot extinction désigne une action consistant à éteindre quelque chose. Plus particulièrement on retrouve...) s'est produite graduellement sur une période de 15 000 à 20 000 ans, et selon un processus mosaïque, c'est-à-dire qu'elle n'est pas survenue de façon égale partout en Europe.

Selon les plus récentes hypothèses, différents facteurs en seraient à l'origine, telles les modifications du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la météorologie qui...) et de la faune, l'arrivée d'Homo sapiens, les avancées technologiques ou la démographie déclinante de l'homme de Néandertal.

« Et les facteurs ayant causé cette extinction pourraient trouver leurs racines bien avant l'arrivée d'Homo sapiens », conclut Julien Riel-Salvatore.

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Source: Martin LaSalle - Université de Montréal
 
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