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Posté par Adrien le Lundi 05/10/2015 à 00:00
Une étude fait la lumière sur l'innocuité du cannabis médical

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Une équipe de chercheurs canadiens dirigée par le Dr Mark Ware, de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) à Montréal, vient de compléter une étude multicentrique sur l'innocuité du cannabis médical chez les patients souffrant de douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal...) chronique. Les chercheurs ont découvert que des patients atteints de douleur chronique qui avaient consommé quotidiennement du cannabis pendant un an n'avaient pas expérimenté plus d'effets indésirables graves que ceux qui n'en avaient pas pris. L'étude, dont les résultats viennent d'être publiés en ligne dans The Journal of Pain, servira de référence pour les travaux futurs (Futurs est une collection de science-fiction des Éditions de l'Aurore.) sur les effets secondaires du cannabis utilisé à des fins médicales pour gérer la douleur.

«C'est la première étude d'envergure (L'envergure est la distance entre les extrémités des ailes. Le terme est valable pour définir un oiseau, un chiroptère, un avion (ou planeur).) sur l'innocuité à long terme de la consommation de cannabis chez les patients souffrant de douleur chronique, explique l'auteur principal, le Dr Mark Ware, spécialiste de la douleur à l'Hôpital général de Montréal du CUSM et professeur agrégé en médecine de famille et en anesthésie à l'Université McGill. Nous avons découvert que le cannabis médical semble avoir un profil d'innocuité avantageux lorsqu'il est utilisé par des patients qui sont considérés comme des consommateurs expérimentés et qui participent à un programme thérapeutique de douleur chronique sur une période d'un an.»

Dans le cadre de l'étude COMPASS (Cannabis for the Management of Pain: Assessment of Safety Study - COMPASS), débutée en 2004, les chercheurs ont suivi 215 patients adultes souffrant de douleur chronique (non associée au cancer) qui prenaient du cannabis médical. Cette cohorte de patients a été comparée à un groupe témoin de 216 patients également atteints de douleur chronique qui ne consommaient pas de cannabis. L'étude a été réalisée dans sept centres qui possèdent une expertise en gestion de la douleur à travers le Canada (situés à Fredericton, Halifax, London, Montréal, Toronto et Vancouver).

Les consommateurs de cannabis avaient accès à du cannabis sous forme d'herbe (On appelle herbe, dans une acception large, toute plante annuelle ou vivace, non ligneuse, faisant partie des angiospermes (monocotylédones ou dicotylédones), de couleur verte ; dans une acception plus...) contenant 12,5 % de THC provenant d'un producteur de cannabis autorisé. Les patients se procuraient le cannabis tous les mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) à la pharmacie (La pharmacie (du grec φάρμακον/pharmakôn signifiant drogue, venin ou poison) est la science s'intéressant à la conception, au mode d'action, à la...) de l'hôpital des sites participants, après s'être soumis aux rendez-vous et aux tests nécessaires. Durant leur suivi, en plus de l'information sur les effets indésirables du cannabis, les participants ont dû passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) des tests de la fonction pulmonaire (Les pulmonaires sont des plantes de la famille des Boraginacées appartenant au genre Pulmonaria. Elles doivent leur nom au fait que, selon les Romains, leur racine était censée guérir les maladies...) et cognitive et ont été interrogés sur leur niveau de douleur, leur humeur et leur qualité de vie (La vie est le nom donné :). Plusieurs participants se sont également soumis à une série complète d'analyses sanguines, incluant la biochimie de routine, la fonction hépatique et rénale et le taux de certaines hormones. Les patients ont consommé en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous...) 2,5 grammes de cannabis par jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son...) sous la forme d'administration souhaitée (fumée, vaporisée ou ingérée) au cours de l'étude.

«Nos données révèlent que les consommateurs quotidiens de cannabis ne couraient pas plus de risque de subir d'effets indésirables graves que les non-utilisateurs (groupe témoin), explique la Dre Aline Boulanger (Le boulanger est spécialisé dans la fabrication du pain, de ses dérivés, de la viennoiserie.), professeure clinique au Département d'anesthésiologie de l'Université de Montréal et l'une des co-auteurs de l'étude et directrice du Centre d'expertise de la douleur chronique au Centre Hospitalier de l'Université de Montréal. Nous n'avons trouvé aucune preuve d'effets indésirables sur les fonctions cognitives et pulmonaires ou dans les analyses sanguines des consommateurs de cannabis. À l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x =...), nous avons remarqué que les consommateurs de cannabis toléraient nettement mieux la douleur, présentaient moins de détresse à l'égard des symptômes et disaient avoir une meilleure humeur et une meilleure qualité de vie par rapport au groupe témoin.»

Cependant, les chercheurs ont remarqué une augmentation du risque d'effets indésirables sans gravité chez les consommateurs de cannabis médical, tels que des maux de tête, des nausées, des étourdissements, la somnolence et des problèmes respiratoires associés au tabagisme (Le tabagisme est le fait de consommer du tabac, produit manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes appartenant à la famille des Solanacées et caractérisées par la présence...).

«Il est important de tenir compte des limites de l'étude, ajoute le Dr Ware. Les patients ont été recrutés sur une base volontaire, ils n'étaient pas sélectionnés au hasard (Dans le langage ordinaire, le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon de causes, au moins d'une reconnaissance de cause à effet d'un événement.) et pour la plupart, ils consommaient déjà du cannabis à des fins médicales. Il semble donc que cette option thérapeutique soit relativement sécuritaire lorsqu'elle est utilisée par des personnes qui considèrent que ça les aide. Toutefois, nous ne pouvons pas tirer de conclusions hâtives quant à l'innocuité du cannabis chez les nouveaux utilisateurs.»

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Source: Centre universitaire de santé McGill