Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Adrien le Jeudi 08/10/2015 à 00:00
Des calories négatives ?

La collation de yogourt enrichi en protéines de petit-lait qui a été servie aux participants contenait 57 calories, mais elle a réduit de presque 200 calories la prise alimentaire lors du repas subséquent.
L'arsenal de trucs servant à réduire la quantité de calories que nous ingérons dans un repas vient peut-être de s'enrichir d'une nouvelle arme. En effet, des chercheurs de la Faculté de médecine et de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le...) sur la nutrition (La nutrition (du latin nutrire : nourrir) désigne les processus par lesquels un être vivant transforme des aliments pour assurer son...) et les aliments fonctionnels (INAF) viennent de montrer que l'ajout de protéines de lactosérum dans un yogourt consommé en collation réduit de 14% la prise calorique lors du repas subséquent.

Les chercheurs ont fait cette démonstration grâce au concours de 20 sujets, qui ont participé à cinq expériences allant comme suit. Le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le...) de chaque test, les participants, à jeun depuis 12 heures (L'heure est une unité de mesure  :), se présentaient au laboratoire à 8h pour prendre un petit déjeuner classique de 730 calories. À 10h30, on leur servait une collation composée exclusivement d'un yogourt. Enfin, à 12h30, ils étaient invités à passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) à un buffet et à manger à volonté.

Le seul élément qui différait d'un test à l'autre était le type de yogourt servi en collation. En effet, les chercheuses de l'INAF avaient préparé cinq types de yogourt sans gras: un yogourt régulier, un yogourt enrichi en protéines de lactosérum et trois types de yogourt enrichi en fibres (Une fibre est une formation élémentaire, végétale ou animale, d'aspect filamenteux, se présentant généralement sous forme de faisceaux.). «Tous ces yogourts avaient la même saveur et la même texture, ils renfermaient environ 57 calories et ils contenaient la même quantité de protéines, ce qui nous a permis d'isoler l'effet du type de protéines et de fibres sur la prise alimentaire subséquente», explique le responsable de l'étude, Angelo Tremblay, du Département de kinésiologie.

Les résultats, publiés le 22 septembre sur le site Web (Un site Web est un ensemble de pages Web hyperliées entre elles et mises en ligne à une adresse Web. On dit aussi site Internet par métonymie, le World Wide Web reposant sur Internet.) de la revue Applied Physiology, Nutrition and Metabolism, montrent que seul le yogourt enrichi en protéines de lactosérum a eu une influence sur la prise calorique lors du buffet. En effet, la consommation moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans...) d'aliments lors du repas suivant une collation composée d'un yogourt régulier atteignait 1 410 calories. Lorsque la collation était composée d'un yogourt enrichi en protéines de lactosérum, les sujets consommaient en moyenne 1 216 calories, soit une différence de 14%. «La consommation d'un yogourt contenant 57 calories permet de réduire d'environ 200 calories la prise alimentaire lors du repas qui suit. Ce n'est pas rien, commente le professeur Tremblay. On peut pratiquement parler de calories négatives.»

Les différentes mesures de sensation d'appétit prises sur les sujets ne révèlent aucune différence selon le type de yogourt consommé. «Il semble que les protéines de lactosérum ne réduisent pas l'appétit, mais qu'elles favorisent une atteinte plus rapide de la satiété», constate le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont...). Même si on ignore si cet effet se maintient à long terme, les personnes qui tentent de réduire leur consommation calorique pourraient se préparer elles-mêmes un yogourt semblable à celui utilisé lors de l'expérience, souligne le professeur Tremblay. «La poudre (La poudre est un état fractionné de la matière. Il s'agit d'un solide présent sous forme de petits morceaux, en général de taille inférieure au dixième de millimètre...) de protéines vendue dans les magasins d'alimentation contient beaucoup de protéines de lactosérum. Il suffit d'en ajouter un peu dans un yogourt commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.)», suggère-t-il.

L'étude a été réalisée par Caroline Y. Doyon, Angelo Tremblay, Caroline Rhéaume, Katherine Cianflone et Pegah Poursharifi, de la Faculté de médecine, et Laurie-Ève Rioux et Sylvie L. Turgeon, du Département des sciences des aliments et de l'INAF.

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: Jean Hamann - Université Laval