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Posté par Adrien le Vendredi 20/11/2015 à 00:00
Avoir beaucoup d'amis sur Facebook, ça peut être stressant

Au-delà de 300 amis Facebook, les adolescents ayant pris part à l'étude affichaient un taux plus élevé de cortisol, l'hormone du stress. Illustration: Benoît Gougeon.
Avoir un réseau d'amis dans la vie est un facteur de bien-être (Le bien-être ou bienêtre est un état qui touche à la santé, au plaisir, à la réalisation de soi, à l'harmonie avec soi et les autres. René Dubos...), mais sur Facebook (Facebook est un réseau social créé par Mark Zuckerberg et destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues. Depuis décembre...) le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'amis peut, chez les adolescents, être associé à un taux élevé de cortisol (l'hormone (Une hormone est un messager chimique véhiculé par le système circulatoire qui agit à distance de son site de production par fixation sur des récepteurs...) du stress) susceptible d'entraîner un risque plus grand de souffrir de dépression à plus long terme.

En revanche, lorsqu'ils adoptent un comportement de soutien à l'endroit de leurs amis Facebook - aimer ce qu'ils publient ou leur envoyer des mots d'encouragement -, leur niveau d'hormones du stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des contraintes...) diminue.

Ce sont les principales conclusions qui émanent d'une étude dirigée par Sonia Lupien, professeure au Département de psychiatrie (La psychiatrie est une spécialité médicale traitant de la maladie mentale ou des maladies mentales. L'étymologie du mot psychiatrie provient du grec psyche (ψυχὴ), qui signifie...) de la Faculté de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal...) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires...), visant à évaluer les facteurs de stress susceptibles de mener les adolescents ou les jeunes adultes à la dépression.

Mme Lupien et son équipe de chercheurs ont recruté 88 participants âgés de 12 à 17 ans auxquels ils ont demandé leur fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps. Ainsi lorsqu'on emploie le mot fréquence sans...) d'utilisation de Facebook, le nombre d'amis dans ce réseau social (Un réseau social est un ensemble d'entités sociales tel que des individus ou des organisations sociales reliés entre eux par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou...) virtuel, les comportements d'autopromotion qu'ils adoptent et, enfin, les comportements de soutien qu'ils manifestent à leurs amis.

Parallèlement à la prise de ces quatre mesures, l'équipe a recueilli des échantillons de cortisol auprès des adolescents participants. Ces échantillons ont été prélevés à raison de quatre par jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du...) deux jours par semaine pendant trois semaines.

Pas de lien direct avec la dépression

Aucun des adolescents ne souffrait de dépression au moment de l'expérience, mais Mme Lupien ne peut conclure qu'aucune des mesures liées à Facebook n'est associée au risque de devenir dépressif.

"Nous n'avons pas observé de dépression parmi nos participants. Toutefois, chez les adolescents, ceux qui affichent un taux élevé d'hormones du stress ne deviennent pas dépressifs rapidement : cela peut survenir plus tard", avertit-elle.

En effet, d'autres études ont démontré qu'un haut taux de cortisol matinal à l'âge de 13 ans augmente de 37 % le risque de souffrir de dépression à l'âge de 16 ans. De même, certaines recherches ont établi qu'il peut s'écouler plus de 11 années avant l'apparition des symptômes de dépression grave chez les enfants qui avaient un taux élevé constant de cortisol.

Le rôle de Facebook sur le stress

Le degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) de stress mesuré sur les adolescents à partir des échantillons de cortisol n'est évidemment pas entièrement attribuable au populaire réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on...) social. D'autres facteurs externes importants en sont aussi responsables.

"Néanmoins, nous avons estimé que l'effet isolé de Facebook sur le cortisol total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme. Exemple : "Le total des dettes"....) est d'environ huit pour cent, conclut la chercheuse : nous avons pu montrer que, au-delà de 300 amis Facebook, les adolescents affichaient un taux plus haut de cortisol; alors on peut imaginer que ceux qui ont 1000 ou 2000 amis sur Facebook peuvent être soumis à un stress encore plus grand."

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Source: Martin LaSalle - Université de Montréal
 
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