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Posté par Redbran le Mercredi 09/12/2015 à 12:00
Vers l'usine du 21e siècle

Chaque année, les industriels canadiens achètent plus de 2 200 robots.
En 2011, on comptait pas moins de 1,1 million de robots industriels dans le monde. Ces technologies avancées, dont le nombre n'était que de 66000 en 1983, contribuent à accroître la productivité d'une usine et à améliorer la qualité des produits fabriqués. On en trouve dans plusieurs secteurs manufacturiers, de l'automobile (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le...) aux équipements médicaux. Mais leur croissance fulgurante a-t-elle atteint un sommet ?

«Selon la Fédération internationale de la robotique, ces technologies ont encore des records à établir, affirme Vincent Moumegni, inscrit au MBA en gestion internationale. En 2018, 2,5 millions de robots industriels devraient être en usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) dans le monde (Le mot monde peut désigner :).» Selon lui, un certain nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de facteurs justifient cette augmentation spectaculaire. «Les pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de...) chefs de file en ce domaine, que sont la Corée du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.), le Japon et l'Allemagne, vont renforcer leur parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et...) de robots, explique-t-il. La politique de réindustrialisation des États-Unis va se poursuivre et favoriser l'acquisition (En général l'acquisition est l'action qui consiste à obtenir une information ou à acquérir un bien.) de ces technologies. La Chine continuera sa robotisation progressive. Enfin, les secteurs manufacturiers non traditionnels comme la construction, le sauvetage et la sécurité vont se robotiser.»

Le lundi 23 novembre au pavillon La Laurentienne, Vincent Moumegni, Rim Lkasmi, Mounia Admeur, Mah Traore et Zakaria Yarjallah El Belghiti ont fait un exposé sur les enjeux et défis de la robotisation dans les industries manufacturières. En d'autres mots, la robotisation peut-elle permettre à l'industrie des pays du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de se repositionner, de bâtir sa compétitivité à long terme ? Rappelons qu'entre 2000 et 2010, la part du secteur manufacturier dans le produit intérieur brut du Canada est passée de 19% à 12%. La présentation s'est déroulée dans le cadre de la Conférence annuelle des étudiants au MBA en gestion internationale, une activité organisée par la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales.

Sur une base de 10000 employés, le plus de robots industriels se trouvent en Corée du Sud, avec 478. Suivent, dans l'ordre, 314 robots au Japon et 292 en Allemagne. Dans ce dernier pays, la part du secteur manufacturier dans le produit intérieur brut s'élève à environ 23%. C'est dire le rôle central joué par la robotisation dans certaines économies nationales.

Les industriels américains devraient faire l'acquisition de 35000 robots industriels en 2015. Une augmentation annuelle de 8% est prévue pour ce pays jusqu'en 2018. Et le Canada ? «Notre secteur manufacturier éprouve un grand besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les...) de renouvellement de son parc de robots industriels, répond Vincent Moumegni. Les prix élevés des matières premières jusqu'en 2014 nous ont fait dormir sur nos lauriers. Les besoins sont réels. Un soutien du nouveau gouvernement pour la robotisation de nos industries serait décisif.» Cela dit, le secteur manufacturier canadien utilise plus de 18300 robots. Chaque année, les industriels en achètent plus de 2200. Malgré cela, le Canada occupe l'avant-dernier rang ( Mathématiques En algèbre linéaire, le rang d'une famille de vecteurs est la dimension du sous-espace vectoriel engendré par...) des pays du G8 en la matière.

Trente milliards de dollars US: c'était la valeur du marché mondial de la robotique industrielle en 2014. Certaines analyses estiment que ce marché pourrait atteindre les 80 milliards de dollars en 2020. En ce domaine, la Chine fait figure d'exception. En 2014, on trouvait dans ce pays 25% de tous les robots industriels existants. «Avec un quart de part de marché et des acteurs locaux de plus en plus compétitifs et inventifs, soutient Vincent Moumegni, l'avenir de la robotique industrielle s'inscrira en Chine, et ce, pour bien longtemps.»

Dans les pays industrialisés, on assiste, depuis quelques années, à un phénomène de relocalisation. Des industriels, de plus en plus nombreux, rapatrient sur le sol national des installations de production qu'ils avaient transférées dans des pays à bas salaires. L'une des raisons derrière cette décision serait les avantages concurrentiels apportés par les robots.

«Le repositionnement stratégique est dicté par différents facteurs, comme la hausse des coûts de transport maritime (Le transport maritime est le mode de transport le plus important pour le transport de marchandises (marine marchande). Le transport de personnes par voie maritime a perdu beaucoup d'importance du fait de l'essor de l'aviation...) et des questions liées au contrôle de la qualité, explique-t-il. En fin de compte, l'entrepreneur est fortement influencé par la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) des coûts concurrentiels. Dans ce contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu...), plusieurs recourent à des robots industriels.»

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Source: Yvon Larose - Université Laval