Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Redbran le Mardi 14/06/2016 à 00:00
L'expansion de l'Univers est bien plus rapide qu'on ne le pensait
La NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA) ont utilisé le télescope spatial Hubble pour mesurer la distance d'étoiles situées dans 19 galaxies autres que la Voie Lactée, et constaté que l'expansion de l'Univers est 5 à 9 % plus rapide qu'on ne le pensait.


Cette image du télescope spatial Hubble montre une des galaxies (Galaxies est une revue française trimestrielle consacrée à la science-fiction. Avec ce titre elle a connu deux existences, prenant par ailleurs la suite de deux autres Galaxie, cette fois au...) utilisée pour affiner la mesure de la vitesse (On distingue :) de l'univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) qui se augmente avec le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.).
Crédits: NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l'agence gouvernementale...), ESA et A. Riess (STScI / JHU)

La vitesse de l'expansion ne correspond pas aux prévisions basées sur les mesures du rayonnement (Le rayonnement, synonyme de radiation en physique, désigne le processus d'émission ou de transmission d'énergie impliquant une particule porteuse.) laissé par le Big Bang (Le Big Bang est l’époque dense et chaude qu’a connu l’univers il y a environ 13,7 milliards d’années, ainsi que l’ensemble des modèles cosmologiques qui la...), qui a engendré l'Univers connu il y a environ 13,8 milliards d'années. La nouvelle étude a observé les signatures lumineuses d'environ 2 400 étoiles variables de type céphéide dans 19 galaxies, ainsi que celles de 300 supernovæ de type 1a. Ces étoiles et ces supernovæ ont une luminosité parfaitement déterminée, et font donc partie de l'échelle des distances cosmiques, qui sert aux astronomes à mesurer les distances qui séparent les galaxies.

Les objets célestes qui constituent cette échelle ont un facteur connu qui peut être mesuré avec une grande exactitude. Les astronomes savent ainsi quelle sera la luminosité d'une supernova (Une supernova est l'ensemble des phénomènes conséquents à l'explosion d'une étoile, qui s'accompagne d'une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité. Vue depuis la Terre, une supernova...) de type 1a, et qu'il existe une corrélation très étroite entre la magnitude absolue (En astronomie, la magnitude absolue d'un objet céleste est la magnitude de cet objet s'il était placé à une distance de référence fixée à 10 parsecs...) moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous...) d'une céphéide et sa période de pulsation. Les chercheurs ont ensuite comparé les observations avec le décalage vers le rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.) de la lumière des galaxies qui s'éloignent de nous, ce qui permet d'estimer l'allongement des distances et donc de calculer la vitesse de l'expansion universelle. Cette valeur est celle de la constante de Hubble.

Le dernier résultat, qui est de 73,2 km/s, s'accompagne d'une réduction de 76 % de l'incertitude sur la constante de Hubble par rapport à 2005, lorsque le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...) Supernova H0 for the Equation of State (SHOES) a commencé à cartographier l'expansion de l'Univers. Vu qu'un mégaparsec équivaut à 3,26 millions d'années-lumière, cet ajustement de la constante conduira à doubler d'ici 9,8 milliards d'années-lumière la distance entre les objets cosmiques.

Cependant, cette valeur de l'expansion ne correspond pas aux précédentes prévisions basées sur d'autres observations faites par la sonde (Une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'Homme pour explorer de plus près des objets du système solaire et, pour certaines, l'espace qui est au-delà. Cela couvre à la fois les mesures in...) Wilkinson (Microwave Anisotropy Probe) de la NASA et par le satellite Planck (Planck est un satellite artificiel de l'Agence spatiale européenne qui doit être lancé en septembre 2008.) de l'ESA. Tous deux ont été mis en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) pour étudier le fond lumineux résultant du Big Bang, et ont obtenu des valeurs inférieures et légèrement différentes pour l'expansion cosmique, respectivement 5 et 9 % plus faibles.

«Nous partons de chaque extrémité, et nous escomptons nous rencontrer au milieu, si les calculs et les mesures sont justes», commentait Adam Riess, auteur principal de l'étude et Prix Nobel. «Malheureusement nous avons un écart, et nous voulons savoir pourquoi.»


Crédit: NASA, ESA, A. Feild (STScI), et A. Riess (STScI / JHU)

Les chercheurs de cette étude conjointe entre la NASA et l'ESA estiment que le coupable de cette accélération inattendue pourrait être l'une des composantes invisibles de l'Univers (qui n'émettent ni lumière ni rayonnement) comme la matière noire, l'énergie sombre ou la radiation (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement...) sombre. Ces composantes ne peuvent être étudiées directement, et les astronomes doivent s'en remettre à leur influence sur la matière visible, par exemple les galaxies et les superamas (En astronomie, un superamas est une association d'amas et de groupes de galaxies.).

Il se peut que la matière noire soit responsable de l'accélération de l'expansion à cause d'une caractéristique qui n'a pas encore été découverte par suite des lacunes dans les capacités d'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré...). L'écart pourrait aussi signifier que la théorie de la relativité d'Albert Einstein (Albert Einstein (né le 14 mars 1879 à Ulm, Wurtemberg, et mort le 18 avril 1955 à Princeton, New Jersey) est un physicien qui fut successivement allemand, puis apatride (1896), suisse (1901), et enfin...) est incomplète lorsqu'on l'applique à l'échelle de l'Univers. Une autre possibilité est que l'énergie sombre éloigne les galaxies avec bien plus de force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale « cardinale »...) que prévue. Enfin, la radiation sombre, constituée d'une famille de particules subatomiques se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, pourrait avoir apporté l'énergie nécessaire pour accélérer l'expansion de l'Univers jeune.

Une conséquence à très long terme de cette expansion accélérée de l'Univers est que dans un futur très éloigné (de nombreux milliards d'années) toutes les autres galaxies pourraient avoir franchi un «horizon cosmique (L'horizon cosmologique ou horizon cosmique est un terme d'astronomie qui désigne la limite de l'univers observable depuis un point donné (en...)», laissant la Voie Lactée toute seule dans l'Univers visible.

Mais aujourd'hui et sur Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par...), l'équipe de chercheurs de la NASA et de l'ESA veut réduire à 1 % l'incertitude sur la constante de Hubble. Elle utilisera pour cela les tous derniers télescopes, dans l'espace comme le James Webb Space Telescope (Le James Webb Space Telescope (JWST), anciennement appelé le Next Generation Space Telescope (NGST), est un projet de télescope de la NASA avec le concours de l'Agence spatiale...) (JWST), et au sol comme le télescope géant européen (E-ELT, pour European Extremely Large Telescope) de l'ESO.

Pour plus d'informaton voir: NASA’s Hubble Finds Universe Is Expanding Faster Than Expected

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: CORIDS-Europa