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Posté par Isabelle le Mercredi 26/10/2016 à 12:00
Alzheimer, détruire la plaque directement dans le cerveau
Une injection génique promet une nouvelle arme pour lutter contre la maladie d'Alzheimer.

La recherche conjointement financée par le Conseil européen de la recherche (CER) et l'Alzheimer's Research UK a démontré que cette maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) neurodégénérative handicapante pourrait être arrêtée par une injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) dans les centres de la mémoire du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité...).

Dans une publication pour la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences», l'équipe de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) basée à l'Imperial College London a montré qu'il était possible de délivrer un gène produisant une protéine capable de détruire la plaque directement dans le cerveau. La dégénérescence des cellules cérébrales dans la maladie d'Alzheimer est notamment due aux plaques amyloïdes. L'accumulation de cette protéine se produit lorsque les protéines amyloïdes se replient et se divisent de façon incorrecte. Les peptides amyloïdes-bêta représentent le composant principal de ces amas de protéines. Empêcher la formation de ces protéines pourrait permettre d'empêcher la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus...) des cellules cérébrales qui provoquent la maladie et d'éviter que ses symptômes ne s'aggravent. Presque 9 millions d'Européens sont touchés par la maladie d'Alzheimer.

Une recherche précédente ayant suggéré que le gène PGC-1a pouvait empêcher la formation de plaques amyloïdes, l'équipe de recherche s'y est intéressé. Les chercheurs ont injecté le gène dans des souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme animal de compagnie ou de laboratoire, mais aussi de nombreuses...) qui se trouvaient aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer. Celles-ci n'ont développé aucune plaque et leurs résultats aux tests faisant appel à la mémoire étaient aussi bons que ceux des souris en bonne santé après quatre mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.).

Le Dr Magdalena Sastre, auteur principal de la recherche, a affirmé que ces résultats pourraient, à terme, fournir une méthode permettant d'empêcher la maladie ou de la freiner dès les premières étapes. «Bien que ces résultats soient encore très précoces, ils suggèrent que cette thérapie génique pourrait avoir une utilisation thérapeutique potentielle sur les patients. Nous avons plusieurs obstacles à surmonter, et actuellement le seul moyen de livrer le gène par injection est directement dans le cerveau», a-t-elle poursuivi. «Or, cette étude de preuve de concept montre que cette approche nécessite un examen plus approfondi.»

Afin d'administrer le gène, l'équipe a utilisé un lentivirus inoffensif qui a été modifié pour y inclure le gène. Le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus existent sous une forme extracellulaire ou intracellulaire. Sous la...) infecte ensuite les cellules cérébrales et réécrit leur code génétique pour produire davantage de PGC-1a qui lutte contre la plaque. Les injections ont ciblé l'hippocampe et le cortex (En biologie, le cortex (mot latin signifiant écorce) désigne la couche superficielle ou périphérique d'un tissu organique.) cérébral, ceux-ci étant responsables de la formation de la mémoire et de l'orientation (Au sens littéral, l'orientation désigne ou matérialise la direction de l'Orient (lever du soleil à l'équinoxe) et des points cardinaux (nord de la...), et les premiers touchés par la maladie d'Alzheimer.

Le professeur Nicholas Mazarakis, co-auteur de l'étude et titulaire de la bourse du CER pour le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le...) IRLVGTMND, a ajouté: «Les scientifiques exploitent la façon dont le lentivirus infecte les cellules pour produire une version modifiée du virus qui livre les gènes à des cellules spécifiques. Il est utilisé dans des expériences visant à soigner différentes pathologies allant de l'arthrite (L'arthrite (du grec arthron : articulation) est une inflammation aiguë ou chronique des articulations dont l'origine est rhumatismale ou infectieuse....) au cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est...). Nous avons déjà réussi à utiliser le lentivirus dans des essais cliniques pour administrer des gènes dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Parkinson (La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs d'évolution progressive.)

Le Dr Doug Brown, directeur de recherche et développement de l'Alzheimer's Society au Royaume-Uni commente également: «Jusqu'à présent, les traitements potentiels qui ciblent directement les amas amyloïdes dans le cerveau ont pour la plupart eu des résultats décevants dans les essais cliniques, mais cette étude pourrait ouvrir la voie à un nouveau plan d'attaque.»

Les résultats de l'équipe suggèrent que les thérapies utilisant le PGC-1a pourraient empêcher l'apparition de la maladie d'Alzheimer si le patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) est pris en charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) suffisamment tôt. Les essais humains sont encore bien loin mais ces recherches offrent un nouvel espoir de développer un jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à...) un traitement pour une maladie actuellement incurable.

Pour plus d'informations voir: page du projet sur CORDIS

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Source: CORDIS-Europa
 
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