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Posté par Adrien le Samedi 28/01/2017 à 00:00
Bombes antivirales ?

Photo: PiccoloNamek
Deux désinfectants testés par les chercheurs sont parvenus à éliminer jusqu'à 90% des virus présents dans l'air d'une chambre expérimentale.
Les virus pathogènes en suspension dans l'air pourraient être attaqués à coups de bombes aérosol (Un aérosol est un ensemble de particules, solides ou liquides, d'une substance chimique donnée en suspension dans un milieu gazeux. Émis par les activités humaines ou naturelles, les aérosols interviennent...)

La saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir le tableau Solstice et Équinoxe ci-dessous), la saison joue un rôle...) des infections bat son plein et si nous sommes prompts à nous laver les mains et à désinfecter les surfaces pour limiter les risques de propagation des maladies, nous laissons le champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) libre à une autre voie de transmission empruntée par certains pathogènes: l'air. Une étude publiée dans PLOS ONE par l'équipe de Caroline Duchaine vient toutefois de démontrer qu'il y aurait moyen d'attaquer les virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus existent sous une forme extracellulaire ou intracellulaire. Sous la forme...) sur ce front à coups de bombes aérosol.

"De nombreux virus se retrouvent en suspension ( Le fait de suspendre des particules En chimie, la suspension désigne une dispersion de particule. En géomorphologie, la suspension est un mode de transport des sédiments. Le fait de suspendre...) dans l'air, précise la professeure du Département de biochimie, de microbiologie (La microbiologie est la science qui étudie les micro-organismes (ou microorganismes).) et de bio-informatique (On regroupe sous le terme de bioinformatique un champ de recherche multi-disciplinaire où travaillent de concert biologistes, informaticiens, mathématiciens et physiciens, dans le but de résoudre un problème scientifique posé par la...) qui mène ses recherches à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical...) universitaire en cardiologie (La cardiologie est la spécialité médicale qui étudie le cœur et ses maladies. Le médecin qui s’en occupe s’appelle le cardiologue. Par extension, il s’intéresse également aux...) et en pneumologie (En médecine, la pneumologie est la branche qui s'occupe de maladies des poumons et du tractus respiratoire. Elle est, en général, considérée...) de Québec - Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au...) Laval (IUCPQ-UL). Certains de ces virus nécessitent un contact direct pour se transmettre, mais d'autres, notamment les virus de la rougeole (La rougeole (également appelée 1re maladie) est une infection virale éruptive aiguë. Elle atteint essentiellement les enfants à partir de...) et de la varicelle (La varicelle est une maladie infantile éruptive fréquente, caractérisée par sa très grande contagiosité. Elle traduit la primo-infection par le virus varicelle-zona ou VZV, virus de la famille...) et probablement celui de la grippe (La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse fréquente et contagieuse causée par trois virus à ARN de la famille des Orthomyxoviridae (Myxovirus influenzae A, B et...), peuvent entrer dans l'organisme par les voies respiratoires et causer des infections. Nous avons voulu déterminer si des désinfectants utilisés pour détruire les microorganismes sur les surfaces pouvaient également éliminer les virus en suspension dans l'air."

Pour éviter les risques d'infection, les chercheurs ont réalisé leurs tests sur des bactériophages. "Ces virus se développent dans des bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau et d'organites. La plupart des...), ils sont plus faciles à cultiver que les virus pathogènes et ils sont inoffensifs pour les humains, précise la professeure Duchaine. Leurs acides nucléiques et leurs caractéristiques physiques sont toutefois très similaires." Aux fins de l'expérience, quatre espèces de bactériophages ont été mises en suspension dans une chambre expérimentale ( En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan formel, esthétique, que sur le plan culturel et politique. En science, il...) conçue et construite par l'équipe de Caroline Duchaine. À tour de rôle, quatre désinfectants en aérosol ont été vaporisés dans cette enceinte. Il s'agit du Mist, un produit commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) qui prétend éliminer les microorganismes dans l'habitacle des autos, du Pledge, un désinfectant commercial pour surfaces, du peroxyde (Un peroxyde est un composé chimique de formule générale R-O-O-R', le groupe -O-O- étant appelé peroxyle (abrégé "peroxo" quand il est mis en préfixe). Ces...) d'hydrogène (L'hydrogène est un élément chimique de symbole H et de numéro atomique 1.), un désinfectant couramment utilisé dans le domaine médical, et de l'eugénol, un composé naturel présent dans certaines huiles essentielles et dans des produits antiseptiques employés en dentisterie.

Les analyses des chercheurs indiquent que l'efficacité de ces désinfectants varie grandement en fonction de l'espèce (Dans les sciences du vivant, l’espèce (du latin species, « type » ou « apparence ») est le taxon de base de la systématique. L'espèce est un concept...) de bactériophage (Un bactériophage (ou phage) est un virus n'infectant que des bactéries. En grec, phageton signifie nourriture/consommation. On les appelle également virus bactériens. Ce sont des outils fondamentaux de recherche et d'étude en...), de l'humidité (L'humidité est la présence d'eau ou de vapeur d'eau dans l'air ou dans une substance (linge, pain, produit chimique, etc.).) relative de l'enceinte et de la durée d'exposition. Elles révèlent aussi que deux produits se démarquent du lot: après 1 heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences...) d'exposition, le Pledge et l'eugénol sont parvenus à éliminer jusqu'à 90% des virus des quatre espèces testées. "Nous ignorons quel est le mode d'action de ces produits, mais notre étude montre qu'il est possible de réduire la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) virale de l'air d'une pièce en faisant appel à des désinfectants en aérosol", résume la professeure Duchaine.

Combinée au nettoyage des surfaces, cette désinfection aérienne pourrait donc être envisagée pour juguler les infections dans des milieux fermés, croit la chercheuse. "Il reste encore à prouver l'efficacité de cette avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) pour les virus humains et à établir à quelles concentrations on peut détruire ces virus sans produire d'effets négatifs sur la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.) humaine. Si on y parvient, cette mesure pourrait être appliquée en milieu hospitalier, mais aussi dans les centres de la petite enfance ou dans les écoles aux prises avec des infections transmises par voie aérienne."

L'étude parue dans PLOS ONE est signée par Nathalie Turgeon, Kevin Michel et Caroline Duchaine, de l'IUCPQ-UL et du Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique, par Sylvain Moineau, du même département, et par Thi-Lan Ha et Enric Robine, du Centre scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) et technique du bâtiment de France.

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Source: Jean Hamann - Université Laval