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Posté par Isabelle le Lundi 20/03/2017 à 00:00
Les mouvements volontaires des yeux, nouvel indicateur du contrôle postural dans la maladie de Parkinson ?
L'instabilité de la posture est le premier facteur associé aux chutes chez les patients parkinsoniens mais il existe d'autres symptômes tels que les troubles oculaires. Des équipes de l'hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens,...) et de la moelle épinière (La moelle épinière, ou moelle spinale, désigne la partie du système nerveux central prolongeant en dessous la medulla oblongata, ou bulbe rachidien, du tronc cérébral, et contenue dans le canal rachidien...) (Inserm/CNRS/UPMC) se sont penchés sur le lien entre ces troubles oculaires observés chez certains patients et l'instabilité de la posture (En posturologie, la posture est l'élaboration et le maintien actif de la configuration des différents segments du corps dans l'espace, elle...). Leurs résultats mettent en évidence un nouveau marqueur potentiel du contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) postural dans la maladie de Parkinson (La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs...). Ces résultats sont publiés dans la revue Neurology.

Certains patients atteints de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) de Parkinson présentent des dysfonctionnements au niveau de mouvements volontaires des yeux, les "antisaccades". Le Dr Claire Ewenczyk, au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des...) de l'équipe du Pr Marie Vidailhet, et le Pr Stéphane Lehéricy, de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm, CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).), UPMC) à l'hôpital (Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet d'un médecin.) Pitié Salpêtrière AP-HP, a mené une étude chez 30 patients parkinsoniens avec ou sans troubles du contrôle postural et 25 sujets sains.

Les chercheurs ont testé la marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un déplacement en appui alternatif sur les jambes, en position debout et en ayant toujours au...) et l'équilibre chez les patients et ont par ailleurs enregistré l'initiation de la marche et le mouvement des yeux. En parallèle, ils ont étudié les interactions entre deux régions cérébrales: la région oculomotrice frontale, jouant un rôle important dans l'attention visuelle et les mouvements des yeux, et la région locomotrice mésencéphalique, largement impliquée dans le contrôle de la posture et des mouvements oculaires.

Leurs résultats montrent que les patients avec des troubles de la posture présentent également un temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) de réaction anormal (latence) des mouvements volontaires des yeux. Cette anomalie est corrélée à une variation des paramètres lors de l'initiation du pas, notamment de la durée des ajustements posturaux anticipatoires, mécanismes mis en place par le système nerveux (Le système nerveux est un système en réseau formé des organes des sens, des nerfs, de l'encéphale, de la moelle épinière, etc. Il coordonne les mouvements musculaires, contrôle le...) central pour maintenir l'équilibre en position debout lors de l'exécution de mouvements volontaires.

L'étude des interactions cérébrales entre la région oculomotrice frontale et la région locomotrice mésencéphalique révèle, chez les sujets sains, une corrélation entre les connexions fonctionnelles de ces régions et la latence des mouvements volontaires des yeux. Lorsque les patients sont atteints de la maladie de Parkinson, cette association disparait. Ceci suggère une atteinte étendue de la région mésencéphalique dans la maladie, qui est impliquée à la fois dans le contrôle de la posture et des mouvements des yeux.

L'allongement du temps de réaction des mouvements des yeux ou "antisaccades", un paramètre (Un paramètre est au sens large un élément d'information à prendre en compte pour prendre une décision ou pour effectuer un calcul.) simple et fiable, pourrait constituer un marqueur pronostic du contrôle postural dans la maladie de Parkinson et être utilisé pour l'évaluation des patients dans de futures études longitudinales.

Référence publication:
Antisaccades in Parkinson disease: A new marker of postural control?

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Source: CNRS