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Posté par Adrien le Samedi 15/04/2017 à 00:00
ALMA capture de dramatiques feux d'artifice stellaires
Les explosions d'étoiles sont le plus souvent assimilées à des supernovae, ou phases finales et particulièrement spectaculaires d'évolution stellaire. De nouvelles observations d'ALMA offrent cette fois un aperçu des processus explosifs se produisant à l'autre extrémité du cycle de vie (La vie est le nom donné :) des étoiles - au moment de leur naissance en l'occurrence. Les astronomes ont acquis ces dramatiques clichés en sondant les vestiges de la formation d'un groupe d'étoiles massives, démontrant par là-même la violence ainsi que l'extrême instabilité de ce processus.


A  quelque 1350 années lumière de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus...), au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse...) même de la constellation (Une constellation est un ensemble d'étoiles dont les projections sur la voûte céleste sont suffisamment proches pour qu'une civilisation les relie par des lignes imaginaires, traçant ainsi une figure sur la...) d'Orion (Le Chasseur), siège un centre de formation stellaire (Stellaria est un genre de plantes herbacées annuelles ou vivaces, les stellaires, de la famille des Caryophyllaceae. Il comprend près de 90 espèces réparties à travers le...) particulièrement dense et actif: le Nuage (Un nuage est une grande quantité de gouttelettes d’eau (ou de cristaux de glace) en suspension dans l’atmosphère. L’aspect d'un nuage dépend de...) Moléculaire d'Orion 1 (OMC-1), qui fait partie intégrante du même complexe que la célèbre Nébuleuse d'Orion. Les étoiles naissent de l'effondrement gravitationnel d'un nuage de gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de...) des centaines de fois plus massif (Le mot massif peut être employé comme :) que notre Soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile centrale du système solaire. Dans la classification astronomique, c'est une étoile de type naine jaune, et composée...). Dans les régions les plus denses, les protoétoiles s'enflamment puis dérivent aveuglément. Au fil du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), certaines étoiles migrent en direction d'un même centre de gravité - bien souvent une protoétoile particulièrement massive (Le mot massif peut être employé comme :). Si leurs trajectoires se croisent avant qu'elles ne s'échappent de leur cocon (Le cocon est l'enveloppe de la nymphe de certains insectes. On appelle aussi cocon le sac que les araignées construisent en y introduisant leurs œufs.) stellaire, de violentes interactions peuvent survenir.

Quelque 100 000 ans avant notre ère, plusieurs protoétoiles sont nées dans les profondeurs d'OMC-1. Sous l'effet de la gravité, elles se sont progressivement rapprochées les unes des autres, à des vitesses toujours plus élevées. Voici 500 ans, deux d'entre elles se sont finalement heurtées. Les astronomes ne peuvent se prononcer en faveur d'un processus d'accrétion ou d'une collision (Une collision est un choc direct entre deux objets. Un tel impact transmet une partie de l'énergie et de l'impulsion de l'un des corps au second.) frontale. Quoiqu'il en soit, cet événement a généré une puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) éruption qui a propulsé d'autres protoétoiles situées à proximité et expulsé de colossaux jets de gaz et de poussière dans l'espace interstellaire à plus de 150 kilomètres par seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature...). Cette interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein d'un système. C'est une action réciproque qui suppose l'entrée en contact de...) cataclysmique a libéré autant d'énergie que notre Soleil en émet durant 10 millions d'années.

500 ans plus tard, une équipe d'astronomes emmenée par John Bally (Université du Colorado, Etats-Unis), a utilisé le Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l'Atacama (ALMA) pour sonder le coeur de ce nuage. Ils y ont découvert les débris éjectés lors de la naissance explosive de cet amas d'étoiles massives, semblables aux vestiges de feux d'artifice cosmiques constitués d'énormes jets de matière omnidirectionnels.

Ce type d'explosions est censé être de courte durée - à titre d'exemples, les vestiges observés par ALMA demeureront quelques siècles seulement. Bien qu'éphémères, ces explosions protostellaires sont peut-être relativement fréquentes. En détruisant leur nuage parent, ces événements peuvent contribuer à réguler le taux de formation stellaire au sein de ces immenses nuages moléculaires.

La nature explosive des débris qui parsèment OMC-1 fut pour la première fois suspectée en 2009, après que des observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et...) aient été effectuées au moyen du Réseau Submillimétrique d'Hawaï. Bally et son équipe ont également observé cet objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut...) dans le proche infrarouge (Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde supérieure à celle de la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes.) grâce au télescope Gemini South implanté au Chili. Sur ces clichés figure la remarquable structure des jets de matière, qui s'étendent sur près d'une année lumière.

Toutefois, les nouvelles images acquises par ALMA témoignent de cette nature explosive en haute résolution, révélant de précieuses informations relatives à la distribution ainsi qu'au déplacement, à vitesse (On distingue :) soutenue, du gaz de monoxyde de carbone (Le monoxyde de carbone est un des oxydes du carbone. Sa formule brute s'écrit CO et sa formule semi-développée C=O ou –C≡O+, la molécule est composée d'un atome de carbone et d'un atome d'oxygène. Ce...) (CO) à l'intérieur des jets. Ces données permettront aux astronomes de mieux comprendre l'origine de la puissance de l'explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette transformation s'effectue...), ainsi que l'impact de tels événements sur la formation stellaire au sein de la galaxie (Une galaxie est, en cosmologie, un assemblage d'étoiles, de gaz, de poussières et de matière noire et contenant parfois un trou noir supermassif en son centre.).

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Source: ESO
 
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