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Posté par Adrien le Mercredi 26/04/2017 à 00:00
Comment les anomalies météos influencent les émissions de CO2
Les anomalies saisonnières, telles que la douceur de l'hiver et l'automne 2014 en France ou les faibles chaleurs de l'été 2014 au Japon, ont une influence non négligeable sur le bilan des émissions de CO2 des pays. Si, sur le long terme, l'activité économique d'un pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas...) est le premier facteur impactant les évolutions des émissions de CO2, les chercheurs montrent que les anomalies météorologiques inter-annuelles ont aussi un effet mesurable sur les émissions d'un grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de pays, en lien avec les besoins en chauffage (Le chauffage est l'action de transmettre de l'énergie thermique à un objet, un matériau.) et en climatisation (La climatisation est la technique qui consiste à modifier, contrôler et réguler les conditions climatiques (température, humidité, niveau de poussières, etc.) d’un local pour des...). Cet impact est particulièrement important pour les pays de l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent...) de l'Ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou...) (France, Allemagne, Angleterre (L’Angleterre (England en anglais) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec...), Pologne...), et atteint typiquement 1 kg de CO2 émis par degré de chauffage supplémentaire, par jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) et par personne. L'étude, menée par un trio de chercheurs du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ, Université Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine,...) Saclay), de l'IPSL (CNRS/UPMC) et du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie et de la Mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) (MEEM), est parue sur le site d'Environment Research Letters.


En haut: Variations des émissions de CO2 entre 1990 et 2015, selon l'activité économique et les anomalies climatiques. On voit par exemple que sur les années récentes, les émissions de la France (noir) ont une tendance à la baisse grâce à la diminution de l'intensité énergétique (vert), mais avec des variations inter-annuelles qui suivent les besoins en chauffage (rouge).noir: quantité de CO2 émis ; rose: PIB ; vert: quantité de CO2 émis par unité de PIB; rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.): besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les besoins...) en chauffage ; bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520...): besoin en climatisation. © FMBreon - LSCE (CEA/CNRS/UVSQ)
En bas: variations des émissions d'une année à l'autre (en %), et composantes explicatives. Pour la plupart des pays et sur le long terme, la croissance de l'économie (PIB - barre grise) est positive et conduit à une augmentation des émissions, compensée par une diminution de l'intensité CO2 de l'économie, c'est-à-dire la quantité de CO2 émis pour un point (Graphie) de PIB (barre verte). D'une année sur l'autre, les besoins en chauffage (rouge) et climatisation (bleu) peuvent augmenter ou diminuer fortement, avec un impact sur le taux de croissance des émissions. Reprenant l'exemple de l'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) 2014 en France: on voit une forte diminution des besoins de chauffage par rapport à 2013, couplée à une faible croissance économique. La baisse du besoin de chauffage avait été encore plus prononcée entre 2010 et 2011, avec cependant une croissance économique plus importante.

Pour évaluer l'impact du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la météorologie qui...) sur les émissions de CO2, les chercheurs ont étudié les variations de ces émissions sur un grand nombre de pays entre 1990 et 2015. Ils ont séparé avec des méthodes statistiques (La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle comprend la collecte, l'analyse, l'interprétation de données ainsi que la...) les effets de l'activité économique (PIB et efficacité énergétique) de ceux du climat. La douceur de l'hiver et l'automne (L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et l'hiver.) 2014 a ainsi contribué à la baisse exceptionnelle des émissions de CO2 en France cette année-là (de l'ordre de - 6 %), du fait d'un besoin de chauffage moindre. Le même impact est observé sur l'été 2014 au Japon, moins chaud, et limitant les recours à la climatisation. L'impact de tels événements a été chiffré à environ 1 kg CO2 / °C supplémentaire de chauffage, par jour et par personne.

À l'échelle mondiale, ces variations d'émissions de CO2 liées à des anomalies climatiques saisonnières se compensent partiellement entre pays, mais restent néanmoins perceptibles. Ainsi, la faible hausse des émissions en 2014 au niveau mondial (qui fut une relative surprise compte tenu de la croissance soutenue de l'activité économique) peut être en partie expliquée par la météorologie particulière de cette année-là, en comparaison aux années précédentes.

A contrario, les effets météorologiques ne suffisent pas à expliquer la stabilisation des émissions mondiales en 2015, en rupture avec leur augmentation constante observée depuis le début des années 1990. Une telle stagnation n'avait été mesurée qu'à l'occasion de la crise économique de 2008-2009.


Variations des émissions mondiales d'une année à l'autre (en %), et composantes explicatives. Ce résultat est obtenu par agrégation des composantes nationales. © FMBreon - LSCE (CEA/CNRS/UVSQ)

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Source: CNRS-INSU