Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Posté par Redbran le Vendredi 26/05/2017 à 00:00
Éliminer les obstacles sur la route du transport automatisé
En s'attachant aux aspects légaux et techniques relatifs à l'intégralité de l'infrastructure du transport routier, des chercheurs de l'UE ont pu démontrer la viabilité du transport automatisé comme solution sûre et pratique à la mobilité urbaine.

CITYMOBIL2, un ambitieux projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande...) de quatre ans, a déployé deux flottes de six véhicules sans conducteur sur dix sites en Italie, France, Suisse, Finlande, Grèce et Espagne. Ces véhicules, équipés de systèmes de localisation et de perception, ont été équipés d'ordinateurs embarqués pour traiter les données et prendre les décisions de commande (Commande : terme utilisé dans de nombreux domaines, généralement il désigne un ordre ou un souhait impératif.) du véhicule. Les véhicules ont pu communiquer avec un système de gestion centralisé prenant des décisions au niveau de la flotte, et attribuant à chaque véhicule des missions en fonction de la demande de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..). Par assimilation, des...).


© CITYMOBIL2

Une nouvelle philosophie

Le succès de ce projet de quatre ans pourrait modifier la façon dont nous voyons le transport automatisé. «Jusqu'à présent, l'accent a été mis sur les technologies embarquées dans les véhicules afin de leur permettre d'aller n'importe où, sans aucunement prendre en compte l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie...) ou l'infrastructure», déclare le professeur Adriano Alessandrini de l'Université de Florence (Florence (en italien Firenze) est une ville d'Italie, capitale de la région de Toscane et chef-lieu de province (370 051 habitants, les Florentins). Située au pied de l'Apennin septentrional, elle est...) en Italie, coordinateur du projet. «Je dirais que ce n'est pas une bonne idée, car vous vous reposez intégralement sur la technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) embarquée pour garantir la sécurité. Si vous apprenez à une voiture à conduire comme un humain, vous pouvez attendre le même nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de victimes.»

Le projet CITYMOBIL2 ne s'est donc pas attaché à rendre les véhicules plus intelligents, mais plutôt à adopter une vision globale de l'intégralité du système de transport afin de démontrer que le système dans son entier ne présente pas de défaillance. Le Dr Alessandrini souligne que ce concept est utilisé depuis 20 ans pour automatiser le métro et le transport ferroviaire.

«Cela fait des décennies que l'on parle des technologies d'automatisation», ajoute-t-il. «Ce n'est pas nouveau. Le défi consiste à trouver des fournisseurs de technologies adaptées, et ce que nous avons essayé de faire avec ce projet était d'utiliser autant que possible les technologies disponibles dans le commerce. Il faudrait réellement s'attacher à repenser l'intégralité de l'infrastructure de transport (Les infrastructures de transport sont l'ensemble des installations fixes qu'il est nécessaire d'aménager pour permettre la circulation des véhicules et plus...), et réfléchir à la façon dont nous la gérons afin qu'elle puisse être utilisée en toute sécurité par différents usagers se déplaçant à des vitesses différentes. L'avènement du transport automatisé nous donne cette possibilité.»

Comment exploiter le marché potentiel

Un défi important du projet a consisté à mettre les véhicules sur les routes de sept pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme...) différents, régis par sept cadres juridiques différents. «Nous avons eu une expérience formidable en Grèce, où une loi a été promulguée juste à temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) pour nous permettre d'exploiter un bus complètement automatisé», déclare M. Alessandrini. «Dans les autres pays, nous avons travaillé en collaboration étroite avec les ministères; en France par exemple, nous avons pu faire fonctionner des bus automatisés à condition qu'il y ait à leur bord une personne prête à prendre le relais. Mais pour transformer ces tests en produits commerciaux réels, nous devons aller beaucoup plus loin.»

Selon M. Alessandrini, le potentiel pour une mise sur le marché est bien réel. «Je pense en particulier à trois ou quatre fabricants de navettes totalement automatisées; la création de l'une de ces sociétés a été une conséquence directe de ce projet», déclare-t-il. «Tous ces fabricants sont en position de fournir des navettes automatisées pour le dernier kilomètre et sont capables de reproduire ce que nous avons accompli avec ce projet. Mais nous avons besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins...) du soutien des décideurs politiques.»

M. Alessandrini voudrait maintenant que les résultats du projet soient déployés à plus grande échelle. Il souhaiterait par exemple que le transport automatisé sorte du schéma «dernier kilomètre, faible vitesse (On distingue :)» et commence à assurer des trajets de traversée de ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune,...). «Nous avons présenté à ce sujet des propositions de projet à la Commission, car nous pensons que c'est quelque chose qui va changer l'argumentaire commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.)», déclare-t-il. «Cette évolution pourrait réellement déboucher sur un transport public automatisé profitable. Mais encore une fois, il faut pour cela mettre en place l'infrastructure légale nécessaire.»


Pour plus d'information voir: http://www.citymobil2.eu/en/About-CityMobil2/Overview/

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: CORDIS-Europa