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Posté par Adrien le Lundi 02/10/2017 à 00:00
Détection et contamination par la légionellose

Legionella pneumophilia est une bactérie qui se transmet par voie aérienne et qui cause des problèmes respiratoires graves. Lors de l'éclosion de légionellose survenue à Québec en 2012, 181 personnes ont été infectées par cette bactérie et 13 d'entre elles en sont mortes.
Photo: Centers for Disease Control and Prevention.
L'imagerie médicale ne permet pas de déterminer les personnes atteintes de légionellose

Il y a 5 ans, l'une des plus importantes éclosions de légionellose jamais enregistrées dans le monde (Le mot monde peut désigner :) frappait la ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par...) de Québec. En moins de 8 semaines, 181 personnes contractaient cette maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) et 13 d'entre elles en mouraient. Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine a tiré parti de cet événement rare pour déboulonner une idée reçue en médecine: les premières manifestations de la maladie du légionnaire ne sont pas détectables par imagerie médicale.

Rappelons que la légionellose est causée par Legionella pneumophilia, une bactérie qui se transmet par voie aérienne et qui cause des problèmes respiratoires graves. «Le plus souvent, la maladie survient de façon sporadique et ce sont alors des personnes malades ou affaiblies qui en sont victimes, rappelle l'un des auteurs de l'étude, Yves Lacasse. Lors d'éclosions importantes, n'importe qui peut être touché parce qu'il y a une source qui émet de fortes concentrations de bactéries.» Lors de l'éclosion de 2012, ce sont les tours de refroidissement d'un édifice du centre-ville (Le centre-ville est le cœur de la ville. Il est également appelé hypercentre dans le cas des grandes agglomérations. C'est le lieu des manifestations culturelles et sportives, des échanges et de la politique...) de Québec qui ont finalement été mises en cause.

Comme les éclosions de cette ampleur sont rares, les chercheurs y ont vu une occasion d'améliorer les connaissances sur cette maladie élusive en étudiant sa signature sur des radiographies et des images obtenues par tomodensitométrie axiale (scan). «L'idée que la légionellose a des particularités qui peuvent être détectées par imagerie médicale est encore fréquemment véhiculée aujourd'hui», signale Yves Lacasse, qui pratique la pneumologie (En médecine, la pneumologie est la branche qui s'occupe de maladies des poumons et du tractus respiratoire. Elle est, en général, considérée comme une...) à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute...) universitaire de cardiologie (La cardiologie est la spécialité médicale qui étudie le cœur et ses maladies. Le médecin qui s’en occupe s’appelle le...) et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Pour tester la validité de cette idée, les chercheurs sont retournés dans les dossiers médicaux des personnes frappées par la légionelle lors de l'été 2012 afin d'examiner les radiographies et les scans de leurs poumons. Leurs analyses, publiées dans un récent numéro du Canadian Association of Radiologists Journal, n'ont révélé aucune particularité permettant de distinguer la légionellose des pneumonies causées par d'autres bactéries. «De plus, nous n'avons décelé aucune caractéristique qui permette d'établir un lien avec un risque accru de complications ou de mortalité», précise Yves Lacasse. L'imagerie médicale ne peut donc servir à déterminer les personnes qui sont atteintes de légionellose ou pour prédire la gravité de la maladie. Comme cette étude repose sur un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) assez élevé de patients et sur des données probantes, le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le...) croit qu'elle pourrait remettre les pendules à l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure solaire » employé...) pour de bon.

L'étude a été réalisée par une équipe de la Faculté de médecine formée de Rémi Poirier et Jean Rodrigue, du CHU de Québec - Université Laval, d'Yves Lacasse, du Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) de l'IUCPQ - Université Laval, et de Jasmin (Le mot jasmin désigne les plantes dicotylédones appartenant au genre Jasminum.) Villeneuve, de l'Institut national de santé publique du Québec.

Legionella pneumophilia est une bactérie qui se transmet par voie aérienne et qui cause des problèmes respiratoires graves. Lors de l'éclosion de légionellose survenue à Québec en 2012, 181 personnes ont été infectées par cette bactérie et 13 d'entre elles en sont mortes.

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Source: Jean Hamann - Université Laval