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Posté par Adrien le Vendredi 13/10/2017 à 00:00
Un réseau cérébral capable d'anticiper les conséquences d'un impact
En utilisant l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), des chercheurs de l'Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1) ont identifié, chez des primates non humains, un ensemble de régions du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont...) qui s'active lorsqu'un objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction...) s'approche et qui anticipe les conséquences potentielles d'un tel impact.


Figure: Modélisation de la surface du cortex (En biologie, le cortex (mot latin signifiant écorce) désigne la couche superficielle ou périphérique d'un tissu organique.) à partir d'une image IRM. Les chercheurs modélisent le cortex cérébral afin d'en comprendre la variabilité normale. Sa géométrie (ses plis) permet d'extraire des marqueurs fonctionnels ou développementaux, dont ils étudient la variabilité. Ainsi, il est possible de déterminer des intervalles de variations normaux et ensuite de détecter des anormalités liées à des pathologies, qui serviront de biomarqueurs de ces dernières.
© Olivier COULON/CNRS Photothèque

C'est ce réseau qui alerte le système cérébral dès que l'objet s'avance: il comprend des aires (Aires (en espagnol, les airs) est une compagnie aérienne intérieure de Colombie.) temporales, pariétales et préfrontales spécialisées dans la combinaison (Une combinaison peut être :) des informations sensorielles. Des régions du cortex visuel primaire sont également impliquées, confirmant que cette région corticale est grandement influencée par les autres modalités sensorielles, tel que le toucher (Le toucher, aussi appelé tact ou taction, est l'un des cinq sens de l'homme ou de l'animal, essentiel pour la survie et le développement des êtres vivants,...). Cette découverte suggère que, grâce à ce réseau cérébral, la sensibilité tactile est augmentée quand un impact est attendu, ce qui accélèrerait le déclenchement des réponses de protection et de fuite, appropriées à la survie. Ces travaux sont publiés le 9 octobre 2017 dans The Journal of Neuroscience.

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Source: CNRS-INSB