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Posté par Isabelle le Lundi 16/10/2017 à 12:00
Une molécule très polyvalente
Candida albicans est un champignon microscopique qui fait partie du microbiote de 80% de la population. À l'occasion, cette levure prolifère causant des infections dans différentes parties du corps, notamment des mycoses gynécologiques. Chez les personnes dont le système immunitaire est fortement affaibli, les infections causées par ce microorganisme peuvent être fatales.

Un médicament prescrit pour des troubles de santé mentale appelé en renfort pour traiter les infections à levures

Candida albicans est un champignon microscopique qui fait partie du microbiote de 80% de la population. Règle générale, ce microorganisme se tient coi, mais dans certaines circonstances, il se déchaîne et prolifère causant des problèmes qui se déclinent sous plusieurs formes et noms: candidose, infection à levures, muguet, mycose, vaginite, balanite, érythème fessier. Chez la plupart des gens, ces infections causent de l'inconfort et des douleurs d'intensité variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un prédicat ou un...), mais les dommages sont limités. Par contre, chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, notamment les personnes atteintes du sida ou celles qui reçoivent des traitements de chimiothérapie, ces infections peuvent être fatales.
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Les antibiotiques utilisés pour traiter les candidoses se butent à l'apparition de souches résistantes de C. albicans et le pipeline de nouvelles molécules arrive à sec du côté de l'industrie pharmaceutique (L'industrie pharmaceutique est le secteur économique qui regroupe les activités de recherche, de fabrication et de commercialisation des médicaments pour la médecine...). L'équipe du professeur Adnane Sellam, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) du CHU de Québec - Université Laval, pourrait bien avoir trouvé une solution rapidement applicable à ce problème. En effet, dans un article publié dans la revue Frontiers in Microbiology, ces chercheurs proposent d'utiliser un médicament - l'acide (Un acide est un composé chimique généralement défini par ses réactions avec un autre type de composé chimique complémentaire, les bases.) valproïque - déjà prescrit pour traiter certains problèmes de santé mentale, notamment la dépression, le trouble bipolaire (Le trouble bipolaire est une catégorie des troubles de l'humeur, anciennement nommé PMD (Psychose maniaco-dépressive) ou MMD (maladie maniaco-dépressive). Ce trouble est...) et l'anxiété, pour ramener C. albicans à l'ordre. «Lors d'expériences visant à élucider le mécanisme de fonctionnement de l'acide valproïque dans le système nerveux, d'autres équipes ont testé cette molécule sur une levure (Une levure est un champignon unicellulaire apte à provoquer la fermentation des matières organiques animales ou végétales. Les levures sont employées pour la fabrication du vin, de la bière, des spiritueux, des...) modèle, S. cerevisiae, et elles ont constaté que sa croissance était inhibée. C'est ce qui nous a donné l'idée de tester cette molécule sur la levure C. albicans», explique l'étudiant-chercheur Julien Chaillot.

Les tests effectués in vitro (In vitro (en latin : « dans le verre ») signifie un test en tube, ou, plus généralement, en dehors de l'organisme vivant ou de la cellule. Un exemple est la...) par l'équipe du professeur Sellam montrent que l'acide valproïque freine la multiplication (La multiplication est l'une des quatre opérations de l'arithmétique élémentaire avec l'addition, la soustraction et la division .) de C. albicans en quelques heures (L'heure est une unité de mesure  :) à peine. «La molécule ne tue pas la levure, mais elle bloque sa prolifération, ce qui est souhaitable pour ne pas affecter les levures bénéfiques de notre corps», précise Julien Chaillot. De plus, l'acide valproïque s'est révélé efficace contre des souches résistantes à certains médicaments couramment utilisés pour traiter les candidoses. «Nos résultats indiquent également que, contrairement à d'autres antifongiques, l'acide valproïque gagne en efficacité en milieu acide, une caractéristique intéressante étant donné que le pH du milieu vaginal se situe entre 4 et 4,5», ajoute l'étudiant-chercheur.

Enfin, les tests ont montré que la combinaison (Une combinaison peut être :) de cette molécule avec certains antifongiques prescrits contre les candidoses produit un effet synergique, ce qui permettrait de réduire la dose requise pour les traitements. «L'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une...) de nos résultats indique que l'acide valproïque est une molécule thérapeutique prometteuse contre les candidoses vulvovaginales», résume Julien Chaillot.

L'étude publiée dans Frontiers in Microbiology est signée par Julien Chaillot, Faiza Tebbji, Carlos Garcia, René Pelletier et Adnane Sellam, de l'Université Laval, et Hugo Wurtele, de l'Université de Montréal.

Candida albicans est un champignon microscopique qui fait partie du microbiote de 80% de la population. À l'occasion, cette levure prolifère causant des infections dans différentes parties du corps, notamment des mycoses gynécologiques. Chez les personnes dont le système immunitaire est fortement affaibli, les infections causées par ce microorganisme peuvent être fatales.

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Source: Jean Hamann - Université Laval