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Posté par Adrien le Mercredi 08/11/2017 à 00:00
Les effets du changement climatique sur les plantes confirmés par un outil statistique
Floraison précoce, fructification hâtive : les preuves anecdotiques témoignant du changement climatique se multiplient aussi rapidement que poussent les crocus au printemps, mais s'agit-il de simples coïncidences ou de phénomènes confirmant que le calendrier (Un calendrier est un système de repérage des dates en fonction du temps. Ces systèmes ont été inventés par les hommes pour mesurer, diviser et organiser le temps sur de longues durées....) des événements du cycle de vie (La vie est le nom donné :) des plantes est perturbé en raison du réchauffement climatique ?

Les scientifiques disposaient jusqu'ici de peu d'outils leur permettant de colliger des données disparates et anecdotiques pour les replacer dans un contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu traditionnellement de l'analyse...) plus large. Cependant, Jonathan Davies, biologiste (Sur les autres projets Wikimédia :) à l'Université McGill, et ses collègues, ont conçu un estimateur statistique (La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle comprend la collecte, l'analyse, l'interprétation de données ainsi que la présentation de ces...) qui extrait certains paramètres significatifs des changements phénologiques - plus précisément le moment de la première feuillaison, floraison (La floraison est le processus biologique de développement des fleurs. Elle est contrôlée par l'environnement (lumière, humidité, température) et les phytohormones.) ou fructification d'une plante - à partir de données recueillies par des scientifiques citoyens d'aujourd'hui ou du passé (dont Henry David Thoreau dans la dernière cohorte) ainsi que de données provenant de collections d'herbiers vieilles de plus de deux cents ans. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 6 novembre 2017 dans l'édition en ligne de la revue Nature Ecology & Evolution.

«?La phénologie végétale témoigne éloquemment des effets du changement climatique sur l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques...), effets observables à la fois dans la nature et dans les plantes que nous cultivons pour nous nourrir?», affirme Jonathan Davies. «?Comme la mémoire nous joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer la bouche et à mastiquer.) souvent des tours, il est difficile de savoir si les changements observés aujourd'hui sont inhabituels ou s'ils représentent simplement des variations naturelles qui se produisent d'année en année.?»

À l'aide de nouvelles techniques statistiques, les chercheurs ont montré qu'il était possible d'estimer, à partir de plantes séchées conservées dans des herbiers, le moment de la première floraison d'une plante (Les plantes (Plantae Haeckel, 1866) sont des êtres pluricellulaires à la base de la chaîne alimentaire. Elles forment l'une des subdivisions (ou règne) des Eucaryotes....). «?Des millions de plantes sont conservées dans des herbiers, mais on oublie souvent qu'elles existent?», affirme Jonathan Davies. «?Nos travaux montrent que ces spécimens poussiéreux peuvent nous aider à mieux comprendre les conséquences de l'activité humaine sur le climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée....), en comparant les données dont nous disposons sur les dates de floraison de certaines plantes il y a longtemps et nos observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir...) plus récentes.?»

Selon Will Pearse, scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) à l'Université d'État de l'Utah et auteur principal de l'article, «?à l'aide de notre estimateur, nous pouvons replacer nos observations plus récentes dans le contexte d'un vaste corpus de données historiques?». Le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de...), ancien boursier postdoctoral à l'Université McGill, estime également que cette nouvelle technique permettra de donner toute sa mesure à la science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens...) citoyenne et d'en démontrer l'utilité.

L'article est cosigné par Charles Davis, de l'Université Harvard; David Inouye, de l'Université du Maryland et du Laboratoire de biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire naturelle des êtres vivants (ou ayant...) Rocky Mountain du Colorado; et Richard Primack, de l'Université de Boston.

Ces travaux ont été financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Fonds de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les...) du Québec - Nature et technologies, la National Science Foundation et le National Phenology Network des États-Unis.

L'article «?A statistical estimator for determining the limits of contemporary and historic phenology?», par William D. Pearse, Charles C. Davis, David W. Inouye, Richard B. Primack et T. Jonathan Davies a été publié dans la revue Nature Ecology & Evolution le 6 novembre 2017. DOI : 10.1038/s41559-017-0350-0

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Source: Université McGill